11.05.2009
40000 précaires de l'EN en plus au chomâge
Après les centaines de milliers déjà virés sans le moindre respect du Code du Travail - et comme cet emploi relève du Droit Public, et que le droit public a été modifié et manipulé pour permettre d'être à l'Etat un employeur-voyou...
http://www.sinehebdo.eu/lecteurs/
http://collectifevs49.unblog.fr/
15:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, précarité, etat, licenciement, chômage
30.01.2009
29 Janvier 2009, les citoyens contre le gouvernement, mais...
nous sommes confrontés à des idéologues d'extrême-droite qui se moquent totalement des citoyens. Alors...
15.09.2008
Un appel à Jack Lang
Jack Lang publie un livre à charge contre l'inique "politique" de la droite depuis 2002.
Nous lui avons lancé un appel sur son blog afin qu'il parle PUBLIQUEMENT du dossier des non-titulaires.
A suivre...
11:39 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, non-titulaires, parti socialiste, jack lang
13.09.2008
Une association pour représenter et défendre les non-titulaires
Pour les milliers de non-titulaires qui ont été victimes du plus grand plan social économique et d'Etat entre 2003 et 2008 (de 30.000 à ? 50.000 ? 60.000 ?), et ce notamment sous la responsabilité personnelle de M. Fillon, le fait que notre employeur ait été l'Etat rend impossible tout projet d'action juridique devant les Tribunaux Administratifs tant le droit public est ficelé pour protéger les fautes commises par des hauts fonctionnaires et les politiques qui ont décidé de ces fautes (la vacation, le non réemploi après des années d'activité). Alors si vous avez été non-titulaire de l'Education pendant cette période, nous sommes quelques uns à penser qu'il faudrait créer une association qui se donnerait pour objectif d'obtenir des dédommagements de l'Etat pour les divers préjudices subis (sur les salaires, la retraite à venir, et d'autres encore). Si vous êtes intéressé(e), nous vous demandons de nous écrire. Nous avons besoin d'être nombreux pour créer cette association.
18:06 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, licenciement, droit, fillon, association
15.07.2008
Le médiateur réunit une table ronde sur la précarité et écrit à Xavier Darcos (mardi 8 juillet 2008) une information SNES
"8 juillet 2008. Le SNES a participé le 4 juin dernier à une table ronde sur la précarité des enseignants non-titulaires organisée par le médiateur de la République. Elle est l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Le médiateur s’est saisi de cette question à la suite de nombreux courriers de vacataires se plaignant de leur condition ou de recevoir leur rémunération avec six mois de retard. Il a ensuite contacté le SNES pour mieux comprendre la situation des non-titulaires. Grâce aux remontées des responsables non-titulaires des sections académiques du SNES, ce dernier a largement contribué à l’éclairer sur les réalités et à préparer cette table ronde. La disparité des pratiques rectorales en matière de rémunération, d’affectation, de droits aux congés payés a notamment été mise en exergue (...)" : http://www.snes.edu/spip.php?article15209
18:31 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contractuels, Contre qui luttons-nous ?, Document, Maîtres Auxiliaires, Mobilisation des non-titulaires, Vacataires et vacations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, non-titulaires, médiateur de la république, darcos
27.03.2008
"Dossier urgent, le piège de la précarité" sur la télé de l'Assemblée Nationale !
Incroyable ! Les journalistes "ignorent" le dossier, et ce sont des parlementaires qui en parlent !
10:43 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : education, précarité, assemblée nationale
Depuis trois ans, pas un grand média...
Depuis que ce blog existe, nous avons pris contact avec les principaux médias et particulièrement ceux qui ont la réputation d'être de gauche : Libé, L'huma, Politis, ... M. Fillon est, entre temps, devenu le premier ministre de la France, alors que sa responsabilité personnelle est, dans l'affaire des non-titulaires, totale et grave. On aurait pu s'attendre à ce que ces médias de gauche fassent connaître cette affaire et ce dossier, afin de montrer aux Français le vrai visage de celui qui est l'actuel premier ministre et l'idéologue en chef de cette droite. Rien. Même démarche à l'égard des nouveaux médias comme Rue.89, ou Médiapart : la situation de plus de 30000 professeurs non-titulaires n'intéresse pas les bobos parisiens. Nous allons informer un autre média : Bakchich.info, et nous verrons bien. Si vous vous étonnez de ne jamais avoir entendu parler de l'affaire et du dossier des non-titulaires, il faut savoir que beaucoup trop de journalistes ne font ni bien ni même vraiment leur métier, et qu'il n'est donc pas étonnant que tant de citoyens éprouvent de la défiance à leur égard.
C'est pourquoi, puisqu'il faut passer par-dessus ces médias partiels et partiaux, nous en appelons aux internautes, usagers de l'email, et aux bloggeurs de bonne volonté.
Message en ligne ce week-end.
10:35 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, libération, le monde, politis, rue.89, médiapart
Manifeste contre la précarité, pour des emplois stables et pérennes
C'est un document de la FSU dont vous trouvez un extrait ci-dessous, suivi d'un lien vers une vidéo-entretien avec G. Aschéri.
"Vacataires, contractuel-les, contrats aidés, assistant-es d’éducation ou assistantes maternelles et familiales… Nous sommes des dizaines de milliers dans la fonction publique (d’Etat, Territoriale et Hospitalière). Si l’on en croit les statistiques officielles nous représentons plus de 15% des effectifs des trois fonctions publiques dont une grande majorité de femmes. Et pourtant, nous sommes invisibles, notre situation est tellement en décalage avec l’image commune de l’emploi public. Mais, si nous sommes là c’est pour assurer des missions de service public parce que les emplois n’ont pas été créés en nombre suffisant ou n’ont pas tous été pourvus, pour effectuer de vraies fausses vacations, parce qu’il a été voulu que nos fonctions ne soient pas assurées par des fonctionnaires. Or, la situation perdure. C’est ainsi que nous nous retrouvons des milliers d’année en année à renouveler nos contrats précaires afin que les missions de service public soient assurées. Certains parmi nous sont remerciés du jour au lendemain, un autre vacataire est recruté. Beaucoup connaissent le chômage."
10:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, professeurs, fillon, précarité, aschiéri
18.03.2008
Non-titulaires et actions juridiques : attention à la prescription quadriennalle !
Pour celles et ceux qui ont été non-titulaires dans l'Education Nationale et qui, après leur licenciement, voudraient engager une action devant un Tribunal Administratif, il faut rappeler qu'il existe une limite de quatre ans après le licenciement pour agir. Au-delà de cette durée, il n'est plus possible d'agir. Et enfin, concernant le financement, il faut rappeler aussi que bien des non-titulaires peuvent bénéficier de l'aide juridictionnelle. Concernant ces actions en droit, rappelons qu'aucun syndicat n'a mis en place les moyens nécessaires pour aider les milliers de non-titulaires qui ont été licenciés. Malgré tout, les non-titulaires, nous en sommes certains, soutiennent leurs collègues qui sont aujourd'hui en grève.
13:16 Publié dans Actions juridiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.02.2008
L'agresseur de Karen-Montet-Toutain devant la Cour d'Assise d'Evry
"Karen Montet-Toutain en a réchappé. Mais plus de deux ans après l'agression qui aurait pu lui être fatale le 16 décembre 2005 dans sa classe du lycée Louis-Blériot d'Etampes (Essonne), elle en garde les stigmates. Depuis ce mercredi 27 février et jusqu'à vendredi, son agresseur Kevani Wansale, 18 ans au moment des faits, comparait devant la cour d'assises de l'Essonne à Evry. Accusé de "tentatives d'homicide avec préméditation", le jeune homme qui avait donné une dizaine de coups de couteau à sa professeure d'art plastique, encourt la prison à perpétuité."
Nous tenons à exprimer ici notre soutien entier à notre collègue qui a failli perdre la vie, ainsi que sa dénonciation et son combat contre une hiérarchie
de l'Education Nationale, hypocrite, mensongère et totalement inféodée au pouvoir politique actuel - nous pensons notamment aux Inspecteurs d'Académie.
14:46 Publié dans Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : education, faits divers, armes, violence, essonne
26.02.2008
Sarkozy impopulaire, Fillon populaire - parce que les Français ne connaissent toujours pas sa responsabilité dans le plus grand plan social d'Etat...
"Populaire par discrétion, François Fillon pose un problème politique à l'Elysée". C'est que M. Fillon est comme absent, éclipsé par l'omniprésent. Mais M. Fillon adore l'ombre.
C'est dans cette ombre qu'il a pris la décision de faire licencier 30.000 (vous avez bien lu !), professeurs
non-titulaires, en ne respectant ni le droit public, ni le droit du travail, ni le droit européen. Seulement voilà.
Depuis quatre ans, M. Fillon dort sur ses deux oreilles. Il n'y a pas eu UN journaliste français ni UN média
pour consacrer un dossier à cette faute majeure. Les derniers médias contactés, Libération, Rue 89, n'ont pas répondu.
M. Fillon est protégé - jusqu'à quand ?
Pour celles et ceux qui veulent découvrir cette affaire, je les invite à lire les notes qui se trouvent sur ce blog.
16:08 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales, sarkozy, fillon, ump
07.02.2008
Un collègue en garde à vue, renvoyé au tribunal correctionnel - M. Fillon "le soutient" !
L'affaire est maintenant très connue. Un collègue, insulté par élève de 11 ans ("connard"), a reçu pour réponse une gifle. Le père de cet élève, gendarme, s'est mélé de l'affaire, et a porté plainte. Cas d'école : un professeur dont l'autorité a été ainsi bafouée et qui a immédiatement sanctionné un jeune garçon d'une gifle, exceptionnelle, est poursuivi en justice par un représentant de l'autorité. Quand il s'agit de leurs enfants, certains gendarmes auraient-ils une autre opinion sur la "juste autorité" ? Le collègue a été placé en garde à vue, est renvoyé devant un Tribunal Correctionnel fin mars.
Ni une, ni deux, M. Fillon ...Rappelons que M. Fillon est l'un des principaux responsables
de la destruction, énorme, des postes et des moyens dans l'Education Nationale, collèges, lycées, et que les élèves et enfants
ont toujours moins de professeurs et d'adultes face à eux.
12:14 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.01.2008
Une plainte contre M. Fillon ?
M. Fillon est le principal responsable dans notre affaire, des non-titulaires. Chacun sait la promotion qu'il a connu, lui, le premier-ministre-sénateur (cumul des mandats ET des revenus). Sa responsabilité personnelle dans le chômage de 30000 personnes est directement engagée. Alors, si vous êtes non-titulaire de l'Education Nationale et que vous ne vous résignez pas à ce que cette affaire soit enterrée, comme elle l'est depuis trois ans, il est peut-être temps d'agir, et, notamment, par exemple, par une action en justice, et ce même si nos chances que cette action aboutisse et aboutisse bien, sont minces ou inexistantes. En attendant, nous aurons fait valoir nos voix et notre droit. Alors : une action devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme ? ...
02.01.2008
La précarité dans l'Education Nationale sur Equilibre Précaire
Eric a publié une note que nous lui avons proposé ici. Nous vous invitons à lire régulièrement et à commenter ce blog consacré à un phénomène de masse, que nos chers-dirigeants veulent démultiplier, la précarité.
18:26 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Blog, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
26.11.2007
Fillon, un homme secret et pour cause !
Christine Kelly vient de publier "François Fillon, le secret et l'ambition". Le titre est assez remarquable, car deux mots essentiels déterminent ainsi la personnalité de M. Fillon. Le "secret" ? Les non-titulaires en savent quelque chose. Il est LE responsable du plus grand plan social d'Etat : 30000 professeurs, virés, licenciés, sans informations, indemnités, etc, parce que non-titulaires, et A CE JOUR, ce serviteur zéle de la grande bourgeoisie française (il leur a fait voter 15 milliards d'éxonérations fiscales) n'a pas eu à répondre publiquement de ce choix, dramatique pour tant des nôtres, et scandaleux, au regard du Droit et au regard des moyens de l'Education Nationale. Education Nationale qui, depuis que cette droite est au pouvoir, depuis 2002, a perdu 80.000 postes. Mais la censure veille, les Français ne doivent pas savoir.
Pour celles et ceux qui ne connaissent toujours pas cette affaire des non-titulaires, ce blog lui est entièrement consacré.
Puisque M. Fillon bénéficie d'une publicité permanente, nous faisons appel aux rares journalistes indépendants, qui peuvent et veulent faire connaître faits et vérité, à étudier cette affaire, et à la faire connaître aux Français. Car les années passent et...
12:04 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
31.08.2007
Le communiqué commun - les non-titulaires, jamais nommés, apprécient tout de même...
"Nous le disons avec conviction : améliorer la réussite scolaire des jeunes, il n’y a rien de plus urgent !
Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, bloquer le développement des inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays.
C’est autour de cet objectif que, dans la diversité de nos organisations représentant toutes les composantes de la communauté éducative, de façon inédite sans doute, nous avons décidé de nous rassembler aujourd’hui.
Comment avancer avec, comme postulat, des réductions budgétaires drastiques ?
Aux questions que nous nous posons, la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subies, est la seule réponse dont il faudrait nous contenter. Elle est inacceptable.
En lançant cet appel, nous voulons aujourd’hui, devant l’opinion, interpeller le gouvernement, le président de la République. Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.
Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale."
Le site de la FSU
11:15 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis, Document | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.08.2007
La droite continue de vouloir affaiblir l'Education Nationale
"Le chiffre était très attendu : plus de 11.000 postes de personnels de l'Education nationale, en majorité des enseignants, seront supprimés au budget 2008, sur un total de 1.115.000 fonctionnaires de ce secteur, a-t-on appris de sources concordantes." (...)
Les professeurs vont-ils laisser faire, se laisser faire ? Les parents vont-ils accepter ? Les syndicats vont-ils être unis ? etc...
18.07.2007
Le gouvernement le plus réactionnaire promis est bien au rendez-vous
Avec la droite et pour la droite, l'Education Nationale, c'est toujours trop de professeurs, et trop de professeurs-de-gauche, des "gauchistes" dangereux pour ces hommes de droite. 17000 postes en moins, des moyens réduits, un service minimum obligatoire, il ne manque plus que des programmes scolaires fondés sur l'idéologie de droite : la valorisation d'un monde de la compétition, la dénonciation du Front Populaire, la valorisation de la colonisation, etc. Ils veulent la guerre, alors...
06.07.2007
Promesses de campagne électorale, suppression de postes à l'Education Nationale.
Ce sera 10.000. Non. Le Ministère de l'Economie & des Finances précise : 17000. C'est vrai, quoi : 7000 de plus ou de moins, il faut pas chipoter, ne pas être "mesquin", comme l'a reproché Fillon à ce député socialiste qui s'inquiétait du statut juridique de l'épouse du chef de l'Etat puisqu'elle bénéficiait d'une Carte Bleue, "Elysée-Trésor Public"... Après les 60.000 postes supprimés en 5 ans de 2002 à 2007, le nouveau gouvernement sarkozyste annonce la couleur, cela va continuer - jusqu'où ? Le nombre d'élèves par classes va exploser, des filières, des options vont être supprimées. Jusqu'à quand et jusqu'où les professeurs, les élèves et parents vont se laisser faire, les laisser faire ? Sur le site du SNES, ses responsables indiquent qu'ils ont engagé des discussions avec le nouveau Ministre sur l'ensemble des sujets, et notamment sur le dossier des non-titulaires. Depuis 2004, les non-titulaires sont confrontés à des autistes. Cela va t-il continuer ? Le SNES, comme la Coordination Nationale des Non-titulaires, demande que les professeurs non-titulaires soient respectés, qu'une série de mesures soit adoptée. A suivre...
09:27 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis, Document | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2007
Guy Birenbaum révèle l'affaire des non-titulaires sur son blog !
L'éditeur et journaliste Guy Birenbaum a invité Isabelle, du Collectif National des Non-Titulaires, sur son blog, afin d'éclairer la conscience et la réflexion des citoyens sur la personne, la personnalité
et les actions de M. Fillon à la tête de l'Education Nationale. C'est ici.
12:17 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Blog, Dans les médias, Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.05.2007
François Fillon, ce qui manque dans ses biographies officielles
C'est lui que Nicolas Sarkozy vient de choisir pour devenir son premier, premier Ministre. Les "grands" médias, les médias de masse qui prétendent vous "informer" colportent une biographie dont les nuances prétendent faire oublier qu'elles sont écrites à partir d'une même biographie officielle (rédigée par l'AFP ? Ou ... ?). Quoiqu'il en soit, l'épisode de sa nomination à la tête de l'Education Nationale est toujours traité succintement, et JAMAIS, il n'est question de sa décision et de sa responsabilité dans l'affaire et le drame des non-titulaires de l'Education Nationale. Ce n'est pas de l'information, mais de la désinformation, même si on peut tout à fait comprendre qu'il est nécessaire de tenter de montrer M. Fillon sous ses meilleurs angles, le jour de sa nomination, sans évoquer les "choses qui fachent". Car il faudra y venir. Il faut bien accepter de regarder la vérité en face, n'est-ce pas ? !
14:58 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis, Document | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2007
François Fillon, premier ministre ? Les faits, la responsabilité politique
Suite à l'élection de Nicolas Sarkozy, le dimanche 6 Mai 2007, les experts en politique parisienne affirment que François Fillon, conseiller spécial de l'ex-patron de l'UMP, sera nommé premier ministre dans quelques jours. Le bilan de M. Fillon au pouvoir est connu quand il s'agit des lois
qu'il a fait voter lorsqu'il a été ministre, son bilan à la tête de l'Education Nationale ne l'est pas du tout. M. Fillon, ministre
de l'Education Nationale, est LE responsable du "licenciement" de 30000 professeurs non-titulaires. Pas 300, pas 3000, 30000. De vrais professeurs, titulaires de diplômes Bac +3, 4, 5, 8, avec une expérience professionnelle dans l'Education Nationale de 3, 5, 10, 15 ans. Dans le privé, aucun employeur ne pouvait et ne peut encore procéder ainsi. Depuis 2004, les rectorats se sont engagés dans un "licenciement", illégal, sans le respect du moindre principe fondamental du Droit du Travail, en cas de licenciement. De nombreuses notes ci-dessous développent ce point. Si M. Fillon devient premier ministre, entend-il prolonger à l'ensemble du pays, de la fonction publique, cette "méthode" qui n'en est pas une, ce non-respect du Droit dans un Etat de droit ? Entend-il, au contraire, engager l'Education Nationale dans une série de mesures destinées à réparer les torts et les préjudices causés à ces 30000 professeurs et citoyens ? Car si ce gouvernement entend diriger le pays sans respecter le droit, les non-titulaires sont encore présent et vont continuer à se faire connaître, à faire connaître leur combat, à faire connaître le déroulement de cette affaire d'Etat, à être solidaire de celles et de ceux qui ont eux aussi subi et subissent une violence d'Etat inouïe dans l'Histoire française.
17:08 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.05.2007
Les non-titulaires, avec et pour quelle présidence ?
Dimanche, nous sommes une quarantaine de millions à être appelés aux urnes pour faire un choix, et quel choix ! D'un côté, Nicolas Sarkozy, soutenu par François Fillon, principal responsable de l'affaire et du drame des non-titulaires, et de l'autre, Ségolène Royal qui s'engage, dans son document, à rétablir les postes supprimés par la droite.
Mais maintenant, à quelques jours du scrutin, nous pouvons mieux comprendre pourquoi ce dossier, cette affaire et ce drame subissent l'omerta médiatique, des principaux médias, depuis presque trois ans. Car il suffit de constater les moyens employés, mis en oeuvre pour soutenir la candidature de Sarkozy et ceux utilisés pour dénigrer Mme Royal, depuis trois mois, dans ces mêmes médias d'Etat !
15:42 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2007
François Fillon, le comique "gaulliste social" !
Dans le numéro de "Libération" du jour, consacré à "l'inquiétant monsieur Sarkozy", le dossier en une évoque le cas de M. François Fillon, qui est aux yeux de Sarkozy le premier ministre "idéal", et qui se présente en "gaulliste social". A celles et ceux qui ne le savent pas encore, M. Fillon est responsable du "licenciement" de 30000 professeurs non-titulaires envers lesquels il a contraint les divers rectorats à ne pas respecter les règles fondamentales du droit du travail (respect des principes CDD/CDI, courriers d'information et de justification, indemnités de licenciement, etc).
"A chacun de ses meetings, François Fillon sort, pour rassurer, sa réputation de «gaulliste social». Il explique qu'on peut «décomplexer la droite» sans mener «une campagne droitière»".
Or M. Fillon est sans doute encore plus à droite que M. Sarkozy - mais c'est un Machiavel qui sait parfaitement mentir, puisqu'il ne respecte pas celui à qui il parle ou à qui il répond...
18:00 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2007
Un engagement de Ségolène Royal
Patrick Poivre d'Arvor
Ce ne sera pas l’objet de cette interview parce que ça fait à peu près 10 ans qu’on a décidé de ne pas évoquer ces sondages qui reviennent très régulièrement, jour après jour, qui sont parfois d’ailleurs contradictoires. Il y a un certain nombre de faits du jour quand même. D’abord, est-ce que vous êtes déçue de la décision de Claude Allègre de pas vous soutenir ?
Ségolène Royal
Ah, c’est sa liberté et je n’ai pas de commentaire particulier à faire. Je dirais même que ça va peut-être m’aider vis-à-vis des enseignants parce que je crois qu’il n’a pas laissé un très bon souvenir. Mais ce qui est important pour moi c'est de me tourner vers l’avenir. Quand j’ai le souvenir de ce travail que j’ai fait à l’Education nationale, je voudrais vous dire que j’ai mis l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation au cœur de mon pacte présidentiel parce que je crois que c’est par-là que l’on peut redresser la France, en investissement très fortement dans le système scolaire, dans la formation professionnelle, dans la réconciliation entre l’école et les entreprises. Ma première décision sera de remettre à l’école les moyens qui lui ont été retirés pendant les 5 ans de ce gouvernement pour que nous puissions baisser le nombre d’élèves par classe, c'est-à-dire assurer davantage la réussite scolaire des élèves, puis aussi mettre le soutien scolaire individualisé aux élèves pour les raccrocher au bon moment à la réussite scolaire et leur donner le sens de l’effort.
06.03.2007
Le cri du coeur d'un collègue, à l'attention d'une direction autistique
Madame,
Je viens de recevoir de votre part un mail me proposant de faire acte de candidature auprès du Rectorat pour un poste de quelques semaines en collège, tout en me priant de vous faire parvenir mon CV. Je suis toujours dans les ordinateurs du Rectorat me semble-t-il et il fut un temps où vous m’auriez appelé pour me proposer le poste. Je suis donc très surpris de la nouvelle méthode de recrutement par mail du Rectorat qui s'apparente quasiment à ce qui se pratique dans le privé : saperlipopette, les temps ont bien changé !
Mis à part diverses expériences professionnelles hors enseignement, sachez que j'ai été de 1998 à 2005 enseignant non titulaire vacataire puis contractuel à cheval sur l'académie de Montpellier et de Toulouse. Vous me connaissez donc parfaitement.
La dernière fois que vous avez fait appel à moi remonte à mai 2005. Depuis plus rien, le vide intersidéral.
Aujourd'hui à 39 ans inscrit au CNED pour reconversion, je n'ai plus aucuns droits Assedic, je suis au Rmi et mon petit garçon de 3 ans 1/2 se demande parfois pourquoi papa est si souvent à la maison.
J'ai fait à Montpellier des études universitaires longues et honorables en lettres, philo, histoire et cinéma et j'avais confiance en l'avenir. J'ai été admissible deux fois au Capes et une fois au PLP, malheureusement je n'ai pas eu aux oraux la réussite que j'espérais.
Notre tort à nous enseignants non titulaires, p'tits soldats précaires de l'Éducation Nationale, c'est d'avoir fait le choix de travailler sur le terrain, de préparer des cours et d'aller devant des élèves pour les dispenser. Si vous saviez dans quels endroits reculés parfois je suis allé répandre avec conviction ma bonne parole de prof non titulaire... Il m'est arrivé pendant des mois de faire 100 kms en voiture matin et soir pour aller travailler. Un jour, j'ai même failli mourir au volant en rentrant de mon collège, parce qu'un fou coupant une bande continue m'a percuté de face à plus de 100 km/h! Conséquence un mois et demi d'arrêt, minerve, voiture à la casse. J'ai eu beaucoup de chance ce jour là, mais j'en rêve encore parfois la nuit.
Nous non titulaires, nous avons fait le choix de prendre le métier de prof à bras-le-corps, d'aller au charbon avec les jeunes, de nous colleter à la réalité. Cela nous a parfois coûté notre Capes parce qu’activité salariée et préparation au Capes n'ont jamais fait bon ménage. Et puis au Capes, pas de rattrapage, pas d'arrangement, non, non, non, vous ratez, vous repassez tout, retour à la case départ même avec des 15 sur 20 en dissertation ou en grammaire. Et bien sûr vous ne touchez pas 20 000, mais plutôt vous les dépensez pour payer l’hôtel à Paris, où vous êtes venus de très loin passer les oraux pendant trois jours ! Sachez que d'une année sur l'autre, on ne conserve absolument rien de l'excellence des notes acquises aux écrits du Capes et rien de la somme de travail que cela représente. Non, si vous échouez, à chaque fois il faut remettre votre vie en jeu et tout recommencer. A partir d'un certain âge et lorsque vous êtes économiquement précaire, je considère que le prix à payer devient trop cher.
Le pire dans l'Éducation nationale, c'est que l'expérience professionnelle acquise comme non titulaire ne compte absolument pas dans la réussite aux concours. Les services rendus à l'État comme enseignant précaire, ballotté, pressé, fragilisé, c'est du vent ! Pourtant, qui s'est trouvé une seule fois dans sa vie à mener une classe sait qu'il faut du courage, de la souplesse et du talent pour le faire et je pèse mes mots, parce que c'est un art difficile qui ne tolère que très peu l'erreur. Quand je pense que nous avons parfois remplacé des profs de collège et de lycée au pied levé, en plein milieu d'une année, du jour au lendemain, loin de chez nous et bien ceux qui ont connu cette exercice périlleux pourront vous le dire, c'est un tour de force.
D’une manière générale, à l'époque où nous vivons, le manque de souplesse et d'adaptation conduit tôt ou tard à l'a ruine. Pendant que j’écris, l'école privée jubile des multiples ratés du service public et du succès grandissant qu’elle rencontre auprès des Français, rien d’étonnant. Je considère l'impossibilité de conserver le bénéfice de l'excellence des notes obtenues à l'écrit et la non prise en compte de l'expérience professionnelle des non titulaires et de leur motivation aux concours comme une insulte au sens humain et à l'intelligence!
Nous devons notre galère au ministre Fillon qui en 2002-2003 a décidé de supprimer les non titulaires pour faire des économies. Par ailleurs, la baisse constante des postes aux concours les rend quasi inaccessibles dans certaines matières et nous met en concurrence avec des jeunes sortant à peine de la fac. Rien de méprisant dans mes paroles, mais excusez-moi, à 39 ans je n'ai rien à voir avec un prétendant au Capes de 21 ou 22 ans. Sous prétexte d'égalité républicaine devant les concours, être placé en concurrence de cette manière est improductif, scandaleux et hypocrite. Par conséquent, cette égalité feinte et théâtralisée par les jurys et leurs chefs génère en fait une très grande inégalité, une très grande injustice et par conséquent de la précarité.
Officiellement, mais on le sait les chiffres mentent souvent comme on l'a vu récemment à propos du chômage, nous étions 46 000 non titulaires en 2001 : l'État premier employeur de personnels précaires en France ça marque mal ! Aujourd'hui combien sont-ils les non titulaires, quelques milliers, quelques centaines ? Pour les autres, chômage et Rmi sont le lot commun. Un article récent de Libération daté de novembre 2006 fait le point sur cette hécatombe, vous pouvez consulter le lien en bas de page. L'immense majorité d'entre nous n'est plus employée par les rectorats et certaines académies comptent jusqu'à 90% de non titulaires au chômage. Un petit nombre réussit aux concours, mais pour les autres qui ont travaillé plusieurs années parfois, qui ont plusieurs années d'études à leur actif et pour une part d’entre eux des enfants à élever, aucun accompagnement, aucun reclassement, rien, le vide : silence fracassant des anciens collègues préoccupés par leur retraite et leur pouvoir d'achat, silence étourdissant de l'Éducation nationale et pour cause !
Sachez madame que j'ai aimé passionnément ce métier, je pensais même que j'étais fait pour ça, quelle erreur ! Aujourd'hui j'en fais le deuil douloureux.
Nous avons cru naïvement que des profs avec un esprit un peu différent avaient leur place dans le système, des profs moins traditionnels, sans ce satané Capes en poche, mais aussi bons que les autres et parfois même meilleurs. Des profs qui verraient peut-être un jour leur expérience valorisée et pourquoi pas les services rendus à l'État pris en compte dans le cadre d’une aide à la titularisation, billevesée! Un conseiller ANPE peut vous le dire : le pire dans le système, c’est d’être chômeur issu de l’Éducation nationale, car pour lui, rien n’est prévu. L'État a mis en place en France le plus vaste plan social de ces dix dernières années, plan qu'il a appliqué sans sourciller à ses agents les plus précaires.
On s'est trompés, on le paye cash et je ne vous mentirai pas en vous disant que j'ai frôlé la dépression l'année dernière et je pense sincèrement n’être pas le seul dans ce cas.
Nous avons été rayés du budget de la Nation, rayés des listes, éliminés et laminés. Quelle tristesse et surtout quel gâchis pour nous et j'ose le dire pour l'Éducation nationale elle-même. Car peu à peu beaucoup d'entre nous ne repasseront plus les concours et seront perdus pour l'école qui s’essouffle, c'est triste et pathétique. Nous étions indispensables au système comme bouche-trou et aujourd’hui, vous venez me demander mon CV comme une vulgaire boîte d’intérim pourrait le faire, est-ce ça l’adaptation au monde du travail ?
Bien sûr Madame, vous n’êtes pas en cause.
Pour le compte de l’État vous êtes gestionnaire des personnels non titulaires au rectorat à Montpellier. Qu’importe, je n’ai aucune rancœur envers vous, aucun dépit, vous faite votre travail avec sérieux. Mais s’il vous plaît, lorsque vous proposez par mail à d’anciens vacataires ou contractuels de faire acte de candidature sur un poste, lorsque vous les enjoignez de faire parvenir leur CV au Rectorat, ne vous y trompez pas, pensez à la réalité de leur existence qui n’est pas une abstraction numérique et surtout pensez aux heures sombres que certains d’entre eux traversent.
Nous avons été des agents de l’État tout comme vous, rémunérés comme tels.
Nous ne sommes ni pions, ni marionnettes, nous sommes les sacrifiés, nous sommes les non titulaires.
Nous nous sentons désormais comme tous les salariés des entreprises que l'on délocalise furtivement au petit matin, nous nous sentons bafoués et trahis.
Laurent
10:40 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.03.2007
Faut-il croire Le Monde ?
Cette semaine, le quotidien du soir, de centre-droit, a publié un article intitulé "Le vote Bayrou, refuge pour des professeurs qui se sentent « trahis » par la gauche". "Le candidat centriste à l'élection présidentielle a plutôt laissé un bon souvenir au ministère de l'éducation nationale. Des professeurs le jugent proche de leurs préoccupations. Sylvain Petit, professeur d'histoire-géographie à Lille, est au nombre des enseignants qui se déclarent déterminés à voter pour François Bayrou. En 2000, pendant les manifestations contre Claude Allègre, successeur du candidat centriste au ministère de l'éducation nationale, il défilait avec une pancarte : « Faut-il regretter Bayrou ? » Ce qui, à l'époque, était « une provocation » est devenu tout à fait sérieux. « On a vu la gauche plurielle à l'oeuvre, explique-t-il. Cela devient compliqué de lui accorder beaucoup de crédit."
Il est étonnant de lire, comme si cela allait de soi, que François Bayrou avait laissé un bon souvenir lors de son passage à la tête du Ministère de l'Education Nationale. Il nous semblait avoir entendu une autre musique. Ensuite, la présentation de cette tendance de certains professeurs TITULAIRES en faveur de Bayrou est indéniable, mais est-elle déterminante, importante ? On peut encore identifier la gauche au dramatique cas Claude Allègre, mais il ne sera plus jamais ministre, et notamment si la gauche revient au pouvoir. Une erreur pareille de casting ne se reproduit pas deux fois. Quant au bilan de ce que la gauche a investi dans l'Education Nationale quand elle était au pouvoir et ce que la droite a desinvesti depuis 2002, il est clair ! La gauche n'est pas parfaite ni idéale, mais elle est infiniment plus préférable pour tous les citoyens et pour le monde de l'éducation que les sauvages qui dirigent la France depuis 2002, et qui continueraient à le faire en cas de victoire de Sarkozy.
15:30 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Reformer l'Education Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Meeting à Saint-Denis, de José Bové
Changement d’ambiance (le même jour que la réunion présentée dans la note précédente). Le calme feutré des antichambres ministérielles a cédé la place à une agora bruyante et festoyante. La droite engoncée, conservatrice à l’excès est détrônée par un jury populaire. C’est le meeting de José Bové. A la tribune, les collectifs et coordinations se succèdent. La démocratie participative s’est invitée dans cette campagne présidentielle. Les regroupements de citoyens exposent leurs doléances, innombrables en ces temps d’ultra libéralisme débridé. Seront-ils invités à agir de concert avec les organisations politiques et syndicales ? Moins sûr.
La salle est acquise : la lutte contre la précarité, le syndicalisme de combat font partie des leitmotivs incontournables. On fustige le patronat, Sarko et Ségo. Mais peu de mise en cause du premier négrier de France, du premier patron voyou, devinez qui ? L’Etat français, bien sûr. Un peu seul, le collectif met l’accent sur le scandale que constitue le chômage massif des non titulaires, l’institutionnalisation de la précarité et de la flexibilité par l’Etat, réalités non pas d’ « ordre juste » mais ajustées à une gestion comptable des personnels.
Le CDNT interpelle José Bové sur la nécessité d’adopter une loi massive de titularisation des précaires de la fonction publique. Mais le héros du soir n’est pas encore arrivé. Tant pis, ce sera pour une autre fois…
Le calendrier du collectif se remplit, l’agenda s’étoffe : 2 rencontres sont confirmées en mars (PS, PC), une troisième prévue.
Mettre en débat sur la scène publique la question de la précarité dans l’Education, souvent occultée voire délibérément niée, représente une étape indispensable, nécessaire mais insuffisante. Nous nous heurtons à un double immobilisme, syndical et politique, dissimulé derrière des propos lénifiants. Nous ne sommes pas dupes. Nous ne pouvons compter que sur notre seule détermination et notre capacité à créer un rapport de force. La motivation demeure notre seul espoir. Or, celui-ci s’amenuise, s’essouffle sans apport de nouvelles forces vives. Rejoindre le collectif en ne se contentant pas de se tenir informé, c’est participer à la victoire.
Nous ne pouvons nous limiter à quelques rencontres. Sans action, les médias ne viendront pas. La précarité invisible, ça suffit !
Il y a 10 ans, les MA, à force de coups d’éclats ont réussi a imposé le réemploi. Pourquoi pas nous, la titularisation ?
Mercredi 20 février 2007. 15h. Cabinet du ministre de l’Education Nationale
M. Roy, conseiller social (sic!) de notre sinistre, en compagnie de 2 responsables… sans responsabilités de la Direction des Ressources Humaines (et oui, désormais, on gère les ressources, tout un symbole et une dure réalité !) reçoit des représentants du collectif des non titulaires.
Il est charmant, M. Roy, tout en douceur, tout en rondeur, tout en candeur. Dans la forme. Mais le discours s’avère très rapidement moins patelin.
L’entretien démarre mal. Avec un cynisme certain mais tout en adoptant une attitude débonnaire, M. Roy déclare ne pas comprendre notre démarche, notre opiniâtreté à défendre les non titulaires et à revendiquer leur titularisation immédiate et sans concours. Pour le ministère, en effet, nous n’existons plus, dinosaures d’un autre temps. La précarité ne serait plus que résiduelle, peau de chagrin réduite à portion congrue. Imaginez, seulement 2% des effectifs ! Comme Duwoye, autre personnage de sinistre mémoire, plus soucieux de se faire un nom dans le /Who’s who/ que de promouvoir un service public d’éducation, il se réjouit de la bataille (pas la lutte, trop connotée !) que le ministère a engagé contre la précarité. Sacrifiés les précaires, sur l’autel de l’efficacité budgétaire. Eliminés.
Bien qu’encore indemnisés – plus pour longtemps - par les rectorats ou rétrogradés au rang de vacataires. Et que fait-on des pléthores de CDD courts, temps partiels imposés, emplois aidés et dégradés non comptabilisés ? Variables d’ajustement – oh, le terme n’est pas prononcé, restons courtois - incompressibles, notre choix se résume à passer les concours, attendre un CDI ou une reconversion – à nos frais, sans formation et au mépris de nos qualifications -. Bonne nouvelle, les collectivités recrutent : animateurs, AVS, soutiens scolaires… payés au SMIC avec retard et généralement à mi temps. Nous ne mesurons assurément pas notre chance !
En d’autres termes moins policés : nous n’avons plus besoin de vous. C’est clair. Guère étonnant de la part d’un gouvernement qui professe la déconstruction de l’école, qui « évacue » du système les élèves jugés indésirables et les personnels précaires. La sous-traitance, en d’autres termes, la marchandisation de l’éducation est en marche, et au pas de charge.
Implicitement, M. Roy reconnaît cependant à demi-mots ce gâchis. Le désarroi des 3 émissaires du ministre s’immisce dans la conversation. En face d’eux, exit les « flux et les stocks » : la précarité, bien vivante, s’incarne. Des personnes laminées par les difficultés quotidiennes et qui leur rappellent la responsabilité de l’Etat. Du reste, les propos gainés, l’attitude contrite du conseiller et de ses acolytes trahissent leur incapacité, leur culpabilité et leur manque de solutions. Alors, notre principal interlocuteur se rassure et comme la voix de son maître ressasse le discours convenu : ne vous plaignez pas, vous étiez prévenus !
Il dégaine des statistiques. Parlons chiffre, pas humanité(s). Et la dernière trouvaille du ministère dans laquelle s’engouffrent avec entrain les syndicats se nomme le CDI . « Au jour d’aujourd’hui », dixit M. Roy, décidément en mal d’inspiration, près de 5000 en France bénéficieraient de cette nouvelle panacée pour précaires aguerris.
Mais lorsqu’il s’agit de dénombrer les vacataires, les imprécisions abondent. Les 2% pourraient se démultiplier. Gêne encore lorsque ces hérauts de la fonction publique réalisent leur méconnaissance de ce mode de recrutement, généralisé et systématisé par les rectorats alors qu’il n’aurait dû s’adresser qu’aux étudiants en quête de jobs Mac Do améliorés (6h par semaine et non 18), vacations qui, de plus, génèrent des coûts induits importants. Pour ces adversaires déclarés de la gabegie, un affront de taille !
Un audit à ce sujet est décidé. Victoire dérisoire.
Reconnus, expérimentés, reconduits mois après mois, année après année, nous n’appartenions à l’institution qu’à titre provisoire, non titulaires éphémères, feu follets oubliés. Et bien non. Fantômes de l’éducation, nous continuerons à hanter la mauvaise conscience de ces bureaucrates zélés, trop prompts à nous enterrer. Nous continuerons à interpeller médias et édiles de la nation jusqu’à satisfaction : la titularisation.
15:23 Publié dans Académies, Contre qui luttons-nous ?, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2007
La machine à promesses de Sarkozy vous demande d'avoir confiance et d'oublier...
ALERTE ! SARKOZY : TOXIQUE POUR L'ECOLE
60000 DISPARUS DEPUIS 2003 DANS L'EDUCATION NATIONALE
Le programme du candidat Sarkozy est dangereusement toxique pour l'école publique. C'est la destruction de l'école publique qu'il propose de mettre en œuvre s'il est élu. C'est la poursuite de la politique que mène depuis 2003 le gouvernement dont il fait partie. 30 000 postes de surveillants en moins pour assurer l'encadrement et la
sécurité des élèves avec pour résultat, l'augmentation des incidents. 22 000 postes de professeurs de collèges et lycées en moins et des dizaines de milliers de personnels précaires réduits au chômage. A la rentrée prochaine, 5500 nouvelles suppressions de postes de professeurs qui continueront de dégrader les conditions de travail de nos élèves.
Et une réforme de nos statuts qui permettra de contraindre un prof à enseigner dans une matière pour laquelle il n'a pas été formé...dans 2 ou 3 établissements parfois éloignés... et menacera la qualité de la formation des jeunes.
Mais Sarkozy, derrière sa démagogie, c'est la mort de l'éducation prioritaire, la fin des programmes nationaux, la disparition de la carte scolaire, le " dépistage " des " enfants délinquants " dès l'école maternelle, la chasse aux élèves sans-papiers, la rémunération des personnels " au mérite " , l'allongement du temps de travail, des personnels de plus en plus précaires...
Une école libérale, à deux vitesses qui sonnerait le glas du service public d'éducation et ce au nom de " l'égalité des chances " !!! Celles et ceux qui ne laisseront pas le candidat Sarkozy " karchériser " l'école publique se retrouveront
RDV :
Jeudi 8 février à 10H30 heures à la bourse du travail de Paris pour mener une action " Sarkozy produit dangereux !"
contact : Régine Charles : 06 08 49 25 33
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Nous rappelons à celles et ceux qui ne le savent pas, qui l'auraient oublié, que M. SARKOZY a pour conseiller principal et spécial M. FILLON qui fut le ministre de l'Education Nationale qui a décidé de "virer" 30000 professeurs non-titulaires. Les non-titulaires sont donc bien placés pour considérer et dire que les promesses de M. Sarkozy n'ont aucune crédibilité et n'engagent que les ânes qui pourront le suivre...
03.02.2007
Des non-titulaires réemployés dans l'Académie de Bordeaux
Une personne qui connait bien le dossier des non-titulaires dans l'Académie de Bordeaux nous a indiqué que ce dossier était tombé en deshérence, parce que des non-titulaires qui avaient engagé des recours juridiques contre le rectorat de Bordeaux "ont été achetés" par celui-ci, par l'intermédiaire d'un réemploi, d'une quasi-titularisation. En d'autres termes, le dossier engagé devant le Tribunal Administratif de Bordeaux se serait avéré payant... pour eux. Il reste à vérifier cette information. Le témoignage des personnes concernées ou de personnes informées sera précieux, pour tous. Nous rappelons qu'un spécialiste du droit administratif a répondu à nos questions et a démontré l'importance des actions juridiques.
Précision : il est heureux et préférable que des collègues non-titulaires au chômage depuis 2004 aient été réemployés, mais cette information essentielle, si elle est vérifiée, aurait dû être diffusée.
10:11 Publié dans Académies, Actions juridiques, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
23.01.2007
Roland Veuillet, ou comment l'Etat est au-dessus des lois et écrase les individus
"Roland Veuillet, Conseiller Principal d’Éducation, est victime depuis 2003 d’une mutation d’office de Nîmes à Lyon, à 300 kilomètres de sa famille. Sa hiérarchie lui reproche d’avoir empêché le remplacement de surveillants grévistes par des élèves majeurs, pour assurer la sécurité de l’internat. Cet ordre de remplacement était illégal. Il n’était pas écrit. Il constitue une attaque frontale contre le droit de grève, et une mise en danger des élèves internes. Cette sanction injuste est un acte de répression contre un militant syndical jugé trop revendicatif.
Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique (CSFP), s’est prononcé, le 25 janvier 2005, pour l’annulation de toute forme de sanction à l’encontre de Roland Veuillet. Mais le ministère refuse d’annuler cette sanction, malgré le soutien de l’intersyndicale. Roland Veuillet est en grève de la faim depuis le 23 décembre."
Une pétition est à signer pour lui exprimer notre et votre soutien.
10:15 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Les gesticulations de Robien, un Ministre au crépuscule de sa fonction...
Il n'a pas inventé l'eau chaude, mais il sait très bien démontrer qu'il est un puit de bon sens. Quand tout le monde dit depuis des années que la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture a des résultats plus satisfaisants que tout autre méthode, Gilles répète à l'envi et veut le faire savoir au monde entier. Quand des experts de l'Académie des Sciences (faut-il être expert pour comprendre cela ?) affirment que le calcul mental réalisé par l'élève est, pour son intérêt, supérieur à celui qu'il réalise avec une calculatrice, notre descendant de M. de Lapalisse répond. Par contre, lorsqu'il est intérrogé par des non-titulaires sur le non-réemploi des non-titulaires (au Salon de l'Education), sa réponse est curieuse, car il semble se confondre avec le Ministère de l'Education en personne : "Je ne suis pas l'ANPE !". Robien a continué la politique de Fillon, la plus destructrice pour l'Education Nationale que notre institution républicaine ait connu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
12.01.2007
2007, une année decisive
L'immense majorité des non-titulaires sont au chômage parce que... le gouvernement l'a décidé : Fillon d'abord, et Robien ensuite et maintenant. Depuis cinq ans, la majorité des Français souffrent parce que... le gouvernement le veut : hausse des prix non encadrés, pression fiscale en augmentation, chômage de masse constant ou en augmentation (contrairement aux chiffres mensongés), ... Quant à l'Education Nationale, ces sympathisants et adeptes de l'enseignement privé que sont Fillon et Robien lui ont porté tous les coups qu'ils pouvaient et ils continuent - face à des syndicats qui n'ont toujours pas retrouvé l'usage de la parole même s'ils donnent de la voix... Il faut donc souhaiter aux non-titulaires une excellente année 2007, et elle sera déjà bonne et réjouissante si celles et ceux qui sont responsables de ce chômage de masse sont ... virés ! Mais pour cela, il ne faut pas oublier de voter !
09:37 Publié dans Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.11.2006
Libération a découvert l'existence des non-titulaires : Merci !
(...) "RMiste. Vincent Lombard fait partie des quelque 20 000 enseignants non-titulaires (maîtres auxiliaires, contractuels et vacataires) de l'Education nationale dont la situation est toujours plus précaire. Depuis 2003, quelque 25 000 se sont retrouvés au chômage, selon les syndicats enseignants de la FSU, de la CGT et de Sud qui donnaient une conférence de presse la semaine dernière. Près d'un tiers d'entre eux seraient aujourd'hui des RMiste. Malgré leurs diplômes, d'autres en auraient été réduits à prendre des emplois de gardiens de nuit ou d'ambulanciers. (...)
18:04 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Document | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
L'aveu cynique de Pierre-Yves Duwoye
Dans "La lettre de l'Education" du Monde, vous pouvez lire : "Alors qu’on le croyait réglé, le dossier des enseignants non titulaires revient en force. « Un plan social massif est à l’oeuvre, sans aucune perspective d’avenir », a dénoncé une intersyndicale (FSU, SUD-Education, CGT) dans une conférence de presse le 15 novembre. Alors que 2600 postes de non-titulaires ont été supprimés dans le budget 2006 et que le ministère de l’éducation met en avant son action en faveur d’une « déprécarisation » du système en réduisant son recours aux non-titulaires, la situation ne fait qu’empirer, selon les organisations. L’intersyndicale (...) Mais, au ministère, l’option retenue est tout autre : « Dans un système où l’on a besoin de moins d’enseignants aujourd’hui, nous privilégions le recrutement des étudiants par le concours externe à celui des non-titulaires. Nous n’avons pas besoin de titulariser des gens dont nous n’avons pas besoin », explique Pierre-Yves Duwoye, (...)"
17:53 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
23.11.2006
Un article dans l'Humanité !
Deux ans. Deux ans, à peu de choses près, sans un seul rendez-vous avec le ministre, autoproclamé « homme de dialogue » à son arrivée à l’Éducation nationale, sur la situation dramatique des enseignants non titulaires. Officiellement, « l’emploi du temps chargé » de Gilles de Robien interdit toute rencontre. Pendant ce temps, les profs vacataires ou contractuels continuent à gonfler chaque année les rangs des chômeurs et des précaires. Et disparaissent, du coup, des listings des académies. Ils étaient 45 000 en 2003 à fréquenter les salles de classe sans être titulaires de la fonction publique, d’après les rares estimations ministérielles. Ils seraient aujourd’hui quelque 20 000, selon le Syndicat national des enseignants de second degré (SNES-FSU). Phénoménale résorption de la précarité, comme aime à le dire Gilles de Robien ? Non, 25 000 chômeurs en plus, dont un tiers en fin de droits, rétorquent les syndicats.
Difficile, toutefois, (...)10:21 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2006
Les précaires prennent la parole !
Samedi 18 novembre à partir de 20 Heures, un duplex Tv Bruits Zalea Tv en direct sur le canal 79 de la Freebox : les précaires de l’Education Nationale
C’est une première. Nous tentons une expérience technique : réunir en direct le "plateau" de Zalea à Paris et celui de Tv Bruits sur Toulouse par une sorte de faisceau Internet.
Cette soirée traitera de la précarité dans l’Education Nationale avec des invités sur ces 2 villes et plusieurs films réalisés entre 2000 et 2006.
Vacataires, maîtres auxiliaires, CDD, CDI, stagiaires... Les précaires de l’éducation : présents partout, corvéables à merci, maintenant jetés, ils ont été et restent les cobayes de la dégradation du statut d’enseignant.
Quelles relations entre la précarisation des acteurs de l’éducation et la dégradation du service public d’enseignement ?
Vers quelle école tend-on ? Comment s’articulent marchandisation de l’école et casse des statuts ?
Une soirée co-organisée par Tv Bruits, Zalea Tv et la Coordination Nationale des Précaires de l’Education.
Cela sera aussi le moment de faire le point sur la mobilisation nationale contre le projet de loi sur "la prévention de la délinquance".
http://www.tv-bruits.abri.org/SPIP/spip.php?article199
http://zalea.org
http:://cnpe.free.fr
10:29 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.11.2006
Réunion nationale de la CNPE
C’est le samedi 4 novembre au matin à Paris. L’adresse précise sera communiquée sur la liste prochainement par le CDNT Ile de France puisque c’est eux qui gérent les détails techniques et nous accueillent. Merci à eux !
*Il est important que nous soyons le plus nombreux possible ou tout au moins que le plus possible de collectif soient représentés.*
Quelques thèmes :
- Les CDI
- Les relations avec les syndicats
- Historique de précarité à l’éduc
- Relations avec le mouvement social
- Relations avec les politiques
- Relations avec les médias
- Actions en justice...
L’établissement de ces travaux préparatoires permettrait aussi aux collectifs (malheureusement ) absents d’apporter une contribution active aux débats.
10:44 Publié dans Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.10.2006
Inégalités, précarité, place aux experts !
Un Observatoire des Inégalités publie un ouvrage important, «L'état des inégalités en France 2007». Le message est clair. La France paupérisée échappe (mais n'oublions pas que cette non-perception est largement volontaire) à celles et ceux qui ont le pouvoir. Les pauvres, rmistes, précaires, existent, à l'état de statistiques, mais dans les faits... Madame Alliot-Marie donne au Secours Catholique, c'est son "oeuvre" politique... Car cette majorité a orienté l'Etat vers une adaptation à la précarisation économique, en faisant que ceux qui ont peu aient toujours moins. Il n'y a donc pas de fatalité à cette situation, mais un problème à régler : changer de majorité politique, et faire en sorte que les tenants de cette économie contradictoire, avec toujours plus de sécurité financière pour les plus riches et toujours plus d'insécurité financière pour les moins riches ne parviennent plus à influencer durablement les choix politiques et économiques.
11:20 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Document, Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.10.2006
Réunion du collectif mercredi 25 octobre à 18 h à la bourse du travail place saint Sernin à Toulouse
L’heure et le jour ont été choisis pour permettre au plus grand nombre de venir après les cours à l’IUFM. Comme vous l’avez peut-être constaté ce site et les activités du collectif midi Pyrénées sont au point mort depuis le mois de juin. Pourquoi ? Il me semble important de réfléchir à un premier bilan de la dernière année d’existence du collectif et de dresser quelques perspectives. La mobilisation n’a pas été assez forte l’an dernier et elle est quasiment inexistante cette année sur Midi Pyrénées.
La difficulté de construire un mouvement de précaires
D’abord notre situation de précaires rend difficile une quelconque mobilisation. Il est très difficile de lutter à la fois pour sa survie individuelle et de prendre du temps pour construire une pensée et des armes collectives. C’est tellement vrai que le meilleur moyen de faire taire un peuple est de l’opprimer économiquement. Une autre conséquence de notre précarité est que beaucoup d’entre nous ont lâché l’Education nationale pour passer à autre chose. On ne peut pas le leur reprocher.
L’épuisement des militants du collectif
Certains, qui pourtant se sentaient concernés, ont préféré laisser faire par d’autres ce qu’ils pensaient devoir être fait. On nous a reproché de ne pas être assez efficaces ou virulents. Comment l’être quand on est 5 ou 6 à se partager toutes les tâches ? Comment rendre visible un mouvement quand les gens concernés ne font même pas l’effort de venir à une AG ou à une manif ? Du coup, la tâche a reposé sur trop peu de têtes. Les plus actifs se sont fatigués, épuisés. (JPG) Tous ces problèmes reposent à mon avis sur une méconnaissance, une incompréhension de l’action collective. Un collectif est une organisation horizontale, qui profite du travail de chacune des personnes qui y participent, qui se construit à partir des réseaux qu’elle tisse, des actions qu’elle entreprend, de la mémoire qu’elle amasse, de l’expérience qu’elle accumule. Même s’il y a urgence, on ne peut réfléchir à court terme. Il faut s’inscrire dans la durée tout en sachant que notre situation de précaires est un gros handicap. C’est une des contradictions que nous avons à résoudre. On ne pas peut non plus oublier chaque année ce qui a été fait avant et recommencer tout à zéro. Modestement, c’était un des objectifs de ce site : garder des traces du travail fait et des expériences accumulées, pour nous, pour d’autres.
La situation générale du militantisme
Ensuite, d’une façon générale, le terrain du militantisme et de l’action collective est très plat et morose en ce moment. Seul actuellement, le mouvement en faveur des sans papiers et surtout autour de RESF (Réseau d’Education sans Frontière), arrive à mobiliser, à arracher quelques victoires et à enregistrer quelques reculades du gouvernement. C’est entre autres choses un effet après CPE, l’écoeurement de voir un mouvement massif sabordé par certaines organisations syndicales, l’impression, entretenue par les médias, que la lutte ne sert à rien et que la démocratie, ça consiste à voter une fois tous les 5 ans.
La perspective des élections
Certains (de moins en moins nombreux ou de moins en moins convaincus) pensent que les élections changeront tout cela. C’est oublier que le parti socialiste a participé à la vente à l’encan du service public français (accords de Lisbonne entre autres). Il faut donc, dans tous les cas de figures, maintenir la pression et continuer la mobilisation. Tout repose sur notre capacité à construire un rapport de forces. Bien sûr pour l’instant, il ne nous est pas favorable. Mais qui peut prédire le futur ? Qui aurait pu penser que le NON allait gagner lors du référendum sur l’Europe ? La réussite repose souvent sur la création de conditions favorables grâce à l’obstination et la persévérance. La démocratie, ça consiste à être acteur et responsable. Le droit et le devoir des citoyens, c’est de s’opposer aux décisions injustes prises par le pouvoir en place même s’il est légalement élu. C’est notre droit et notre devoir d’empêcher qu’on fiche à la porte des familles entières, des mères avec des enfants malades, qu’on détruise des couples, des vies. C’est notre devoir de nous opposer à la mort programmée de l’Education Nationale qui passe, en autres, par la réduction du nombre d’enseignants.
Les actions en justice et législative.
Certains pensent qu’une action collective n’est pas indispensable pour mener à bien une action en justice, individuelle par définition. Je crois que c’est ne pas évaluer correctement ceux que nous avons en face. Jusqu’à présent, aucune action menée par des non titulaires n’a eu gain de cause. Quant aux actions législatives devant le conseil d’état ou autres, les difficultés sont encore plus grandes. Aucune action de ce type ne peut s’inscrire sans une mobilisation importante et une pression médiatique. Cela nous a été confirmé par l’expérience ainsi que par les avocats contactés par le collectif de Bordeaux. Si le bilan dressé est assez noir, il reste des points positifs :
- L’émergence de nouveaux collectifs au niveau national
- La CNPE
La situation des non titulaires n’est pas homogène dans toutes les académies. Certaines régions ne reçoivent que cette année le choc frontal que nous avons essuyé l’an dernier. Elles disposent de forces vives. De nouveaux collectifs se créent à Orléans, à Rouen. D’autres résistent depuis des années grâce à la persévérance de certains de leurs membres, en Ile de France... Notre lutte est une lutte nationale. C’est pour cela que nous avons créé la Coordination Nationale des Précaires de l’Education. Il est prévu une rencontre de la CNPE pendant les vacances de la Toussaint à Paris. Mais il nous faut de l’argent... La CNPE a été montée l’an dernier par la volonté de plusieurs collectifs, dont celui de midi Pyrénées, à la suite de la mobilisation nationale de décembre à Paris. Elle regroupe plusieurs collectifs. Elle n’a pas pour ambition de se substituer à eux, au contraire : elle se nourrit de leur expériences, de leurs actions, de leurs réflexions. Son but est de fédérer les initiatives locales, d’organiser des stratégies communes.
Une lutte horizontale au-delà des corporatismes.
La lutte contre le CPE a permis de faire émerger le constat que la précarité dans l’E.N. touche tous les métiers et tous les niveaux : les enseignants, les gens de la vie scolaire, les personnels administratifs, les personnels techniques. Nous devons dépasser le corporatisme syndical et construire une autre démarche. Nous avons rencontré, tissé des liens avec le personnel précaire enseignant ou administratif à l’université. On estime à 40% le taux de précarité dans le supérieur. De même, la précarité commence à s’inscrire dans l’élémentaire par le biais des admis au concours sur liste complémentaire. Il nous faut travailler ensemble, tous personnels précaires de l’E.N.
De même, dans les esprits des parents d’élèves, le lien commence à être fait entre précarité des enseignants et défense de la qualité du service public d’éducation.
Je vous convie à discuter de tout cela, à apporter nos réflexions
le mercredi 25 octobre à 18 h à la bourse du travail Place saint Sernin à Toulouse
17:49 Publié dans Académies, Avec qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
L'offensive de l'extrême-droite au pouvoir pour continuer à détruire des milliers d'emplois dans l'Education Nationale
Dans l'Education Nationale, il y a des élèves et des professeurs.
Mais pour diminuer le nombre de professeurs, l'extrême-droite, de Fillon à Robien, a inventé la mobilisation de milliers de "volontaires". D'un coté, les étudiants, qui deviennent des "tuteurs", avec l'opération 100000 pour 100000 - et pour pas un centime
ou presque ! Et de l'autre, les retraités qui sont appelés à la rescousse pour venir donner des cours de soutien aux enfants... ![]()
17:42 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Reformer l'Education Nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.10.2006
Aller vers, rencontrer, informer...
Vous trouvez ci-dessous un compte-rendu des mobilisations en région parisienne :
"Le samedi 7 octobre 2006 nous avons rencontré le député de Seine Saint Denis M. BRAOUEZEC. Nous lui nous avons exposé la situation de très grande précarité qui prévaut à l’Education Nationale et la mise au chômage massive de nombreux non titulaires sans aucune proposition de reclassement, malgré les années de compétences acquises sur le terrain. Nous lui avons également fait cas de l’abus supplémentaire que constitue le recours à la vacation. Nous lui avons demandé d’œuvrer à une vraie loi de résorption de la précarité, afin qu’il soit fait droit à notre demande de titularisation, par la voix de la reconnaissance de nos compétences. Ces compétences ayant été déjà reconnues par nos hiérarchies administratives et pédagogiques. Un dossier exhaustif sur notre situation lui a été remis.
M. BRAOUEZEC s’est montré très attentif à nos doléances et en attendant que d’autres rencontres s’organisent avec son assistant parlementaire pour approfondir notre démarche, il a promis de poser une question orale à qui de droit, sur le sujet devant ses pairs à l’assemblée Nationale.
Notre action du samedi 14 octobre 2006 au Sénat, lors de sa journée « portes ouvertes » a été riche terme d’information des politiques, des médias et du citoyen sur notre situation de très grande précarité entretenue par l’état. Nous avons interpellé plusieurs personnalités lors de « tables rondes » en présence de plusieurs centaines de nos concitoyens invités à ces portes ouvertes ou en dehors.
Le Sénateur de Seine et Marne, Monsieur Yannick BODIN (PS) en charge des questions culturelles et d’éducation nationale a été saisi de notre démarche ainsi que Le Directeur adjoint du journal « Le Parisien » Monsieur Vincent GIRET lors d’une première table ronde.
Le moment fort de notre action de ce samedi 14/10/06 a été la question directe que nous avons posée à M. Azouz BEGAG, Ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances, qui dans son propos introductif lors d’une deuxième table ronde n’a pas manqué de dire son très grand attachement à la promotion de la reconnaissance des compétences.
Alors, sautant sur cette occasion nous lui avons demandé de nous dire : « L’action qu’il poserait en sortant de cette table ronde, pour faire cesser la mise au chômage massive de nombreux personnels de l’éducation Nationale, malgré leurs nombreuses années de compétences acquises dans les universités et sur leurs terrains professionnels. » Nous l’avons également interpellé sur le recours indigne par l’Etat à la vacation qui ne confère aucune couverture sociale.
Si Monsieur Azouz BEGAG a relevé la pertinence de nos interpellations, il a renvoyé l’opportunité d’une réponse à la discrétion des Ministres de l’Education Nationale Gilles De ROBIEN (oui ! encore lui) et de la Fonction Publique Christian JACOB. Il s’est octroyé un simple rôle de « demi de mêlée » qui nous aiderait à rencontrer ces interlocuteurs. Il nous a vivement encouragé à aller le voir à son Bureau, rue Saint Dominique à Paris. Rendez-vous sera pris.
Il est intéressant de noter que plus de 400 de nos concitoyens présents à cette table ronde ont été témoins de cette scène.
Nous avons également eu l’occasion de discuter avec Monsieur Christian Poncelet, Président du Sénat, Benoît Duquesne Journaliste à France 2. et d’autres …
Toutes les personnalités citées ci dessus, ainsi que Madame Elisabeth GIGUOU Monsieur Jean-Louis BORLOO Madame Catherine TASCA, se sont vues remettre un dossier sur notre situation de Précaires à l’Education nationale. Elles ne pourront plus dire qu’elles ne savaient pas.
Cette journée (11h à 19 h30 ) a été un vrai succès pour la médiatisation de notre cause . Nous devons continuer à y croire, car elle juste."
Les non-titulaires qui vivent en province peuvent exprimer leur gratitude à l'égard de leurs collègues parisiens si mobilisés.
13:15 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.10.2006
Isabelle, dans "J'ai rendez-vous avec vous"
Dimanche, l'émission "J'ai rendez-vous avec vous" est consacrée à l'Education Nationale. Isabelle a été interrogée par téléphone. A partir de 13h15...
11:01 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
02.10.2006
François Fillon, Le donneur de leçon épinglé par le Canard Enchaîné
Le principal responsable de notre chômage de masse, le sinistre sieur François Fillon, se démène dans les médias, et notamment pour donner des leçons de gestion et de vertu aux Français. Las ! Le Canard veille au grain. Dans le numéro de cette semaine, Christophe Nobili nous raconte "Le chic week-end pour la famille Fillon". Aux frais des contribuables locaux, la famille Fillon a passé un chic week-end à Biarritz pour une facture de plus de 3800 euros, mais la facture a été généreusement (et légalement ?) réduite à 1480 euros. L'Hôtel du Palais est géré par la Socomix et celle-ci est une société d'économie mixte dont l'actionnaire majoritaire est la commune de Biarritz ! Alors qu'il quittait cet hôtel, le 11 septembre dernier, François Fillon se lançait dans une croisade 100% UMP contre les "régimes spéciaux des retraites"
et contre les "privilèges" de certains salariés. L'arrogance, l'audace et le mépris de ce sieur ne cessent de prendre de l'ampleur. Alors, imaginons ce qu'il adviendrait de notre beau pays s'il devenait premier ministre de M. Sarkozy !
09:58 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Document | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.09.2006
Manifestation le 28 Septembre 2006
A la rentrée 2006, le licenciement massif et programmé des *personnels non titulaires* continue.
Les non titulaires (profs, personnels administratifs, TOS, personnels vie scolaire, MGI, etc.) n’ont jamais été autant méprisés et exclus qu’à ce jour. Les Rectorats, eux-mêmes grands pourvoyeurs de précaires, refusent de
communiquer le nombre de chômeurs et pour cause, depuis 3 ans, il s’agit bel et bien d’une hécatombe : 30 000 personnes ont été « virées ». Pire, ils instituent la précarité comme système de « gestion des ressources humaines » : chômage forcé, contrats de 10 mois de septembre à juin (pointage à l’ANPE en juillet et août, nouveau CDD : Chômage à Durée Déterminée !), retards inadmissibles dans le paiement des indemnités, vacations payées à l’heure sans droits sociaux (ni congés maladie, ni chômage, ni congés payés), etc. Alors que les besoins en
personnels n’ont jamais été aussi importants : classes surchargées, postes vacants, professeurs non remplacés, élèves non scolarisés. Et que l’expérience des précaires (2 ans ,5 voire 20 ans d’ancienneté) constitue un atout indéniable. Cette politique de rentabilisation financière maximale a un coût humain non négligeable : le sacrifice des plus précaires, personnels et élèves, et une conséquence, la CASSE DU SERVICE PUBLIC D’EDUCATION.
La virulence de l’attaque infligée aux non titulaires n’est que le prélude à un dépeçage des statuts : les TZR en font déjà l’amère expérience. STOP AU CARNAGE !
Nous, le collectif des non titulaires, maintenons notre mobilisation pour obtenir la TITULARISATION de tous sans condition. La loi de titularisation Le Pors de 1983-1984 a intégré massivement les précaires au sein de la fonction publique. Les candidats aux élections présidentielles de 2007, doivent être jugés sur leur capacité à juguler cette précarité et à mener une politique de justice sociale.
En région parisienne, le lieu et l'heure de rendez-vous sont : 13h30 place de la sorbonne devant la librairie PUF
Contacts :cdnt.idf@gmail.com
Site Internet : http://cdnt.idf.free.fr
16:50 Publié dans Académies, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
20.09.2006
François Fillon veut défrayer la chronique - allons-nous réussir à révéler sa responsabilité dans l'affaire des non-titulaires ?
M. Fillon est devenu le spécialiste des déclarations tonitruandes. Sans doute entouré par quelques conseillers d'extrême-droite comme celles et ceux qui l'entouraient lorsqu'il était Ministre de l'Education Nationale.
"François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a prévenu mercredi, sur RTL, "tous ceux qui n'ont pas les nerfs solides" que le président de l'UMP allait faire "tous les mois ou toutes les semaines des propositions qui défraient la chronique". "Il faut que tous ceux qui n'ont pas les nerfs solides s'habituent à ce que tous les mois ou toutes les semaines nous ayons des propositions qui défraient la chronique", a dit M. Fillon. Ce menteur professionnel affirme que la "réforme des régimes spéciaux de retraite" "ne se fera pas de manière brutale, mais après négociation avec les syndicats".
Les non-titulaires de l'Education Nationale, soit 30000 professeurs qui, depuis deux ans, sont au chômage, peuvent attester du sens de la négociation de M. Fillon. Il n'y en a jamais eu. Il faut espérer que, par la mobilisation des non-titulaires, et parce que des médias enfin courageux permettront de le mettre devant ses responsabilités, M. Fillon aura peut-être un peu moins les nerfs solides, lorsque sa décision de virer (sans lettre, sans indemnités, sans... rien) les non-titulaires, employés depuis des années, sera publiquement et nationalement révélée.
M. Fillon a reçu, officiellement, une lettre qui le mettait en demeure d'expliquer et de justifier ses décisions et actions lorsqu'il a été Ministre de l'Education Nationale. Il n'a pas encore répondu - alors que cette lettre a été envoyée et reçue au début de l'année !
13:13 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.09.2006
Le menteur professionnel "tchatte" demain sur LeMonde.fr
Chat
"L'école a-t-elle les moyens de lutter contre l'échec scolaire ?"
Débat en direct avec Gilles de Robien, ministre de l'éducation, mardi 12 septembre 2006 à 12 heures.
04.09.2006
Droit administratif, un avocat répond à vos questions
M. François Gilbert, avocat à Paris, a bien voulu répondre à 5 questions, nous le pensons, essentielles, pour une démarche juridique et administrative des professeurs non-titulaires. Ceux et celles qui souhaiteraient engager une démarche peuvent demander par email la "short" liste, dont le cabinet pour lequel travaille M. Gilbert. Nous le remercions pour ces réponses précises et précieuses.
Entretien avec François GILBERT, élève avocat, ancien assistant de justice au Tribunal administratif de Paris et ancien chargé d’enseignement à l’Université, co-animateur du blog Droit administratif
"L.G. : Vous connaissez la situation des professeurs non-titulaires de l'Education Nationale, et la signification de leur statut. Ont-ils une chance d’obtenir gain de cause devant les tribunaux ?
F.G. : La situation du personnel enseignant non-titulaire de l’Éducation nationale est assez hétérogène. Il faut, tout d’abord, distinguer la situation des agents contractuels et maîtres auxiliaires de celle des vacataires, beaucoup plus défavorable. Ensuite, dans chacune de ces catégories, la situation varie, notamment, en fonction de l’age et de la durée de service. Il est certains que, malgré l’intervention de la loi du 26 juillet 2005, tous ne se verront pas reconnaître un droit au contrat à durée indéterminée.
Rappelons que le droit du travail n’est pas applicable à ces agents et qu’il faut se garder de tout raisonnement reposant sur le droit applicable aux salariés du privé.
L.G. : Qui faut-il mettre en cause dans un dossier : les rectorats, le Ministère, l'Etat ?
F.G. : En contentieux administratif, ce n'est pas une personne qui est attaquée, mais un acte. La détermination de la personne morale mise en cause n'a d'intérêt que dans le contentieux indemnitaire (qui paiera les dommages et intérêts ?).
Toutefois, d’un point de vue juridique, rectorats et ministères n'ont pas la personnalité morale. Il ne s'agit que de services de l'État, qui seul dispose de la personnalité morale et se trouve être l'employeur des personnels enseignants de l'Éducation nationale.
L.G. : Qu'est-ce qu'un tel recours peut viser ? : le réemploi, mais aussi des indemnités pour préjudices, social, familial, moral ? Et comment calculer ces préjudices ?
F.G. : Une éventuelle action en justice aura, dans la grande majorité des cas, pour objet principal de faire constater l'illégalité du refus de réemploi de l'agent.
Une action indemnitaire visant à l'obtention de dommages et intérêts pourra aussi être entreprise. En effet, le principe est que le préjudice subi du fait de la décision illégale doit être intégralement réparé. Le montant de ce préjudice ne dépend pas d’un barème, mais de la situation personnelle de chaque agent (par exemple, nécessité de déménager pour chercher un emploi ou pour trouver un logement moins onéreux).
L’agent ne pourra toutefois pas obtenir le versement des traitements qu’il aurait perçu s’il avait effectivement exercé ses fonctions.
Par ailleurs, il faut souligner que l’annulation d’une mesure décidant l’éviction d’un agent public engendre pour l’administration l’obligation de reconstitution de la carrière en termes d’avancement (comprenant éventuellement la réussite probable à un concours interne).
L.G. : Une procédure devant un Tribunal Administratif prend des années. Est-ce qu'un référé est toutefois possible ?
F.G. : La lenteur de la justice est connue, même si devant les Tribunaux administratifs la situation a tendance à s’améliorer. Il faut aujourd’hui entre un et trois ans pour qu’un dossier soit jugé au fond.
Néanmoins, un référé provision pour obtenir un paiement rapide des sommes dues est toujours possible dès lors que la créance de l'État n'est pas sérieusement contestable (les faits sont connus et non discutés et l'application du droit ne soulève pas de difficulté sérieuse).
Un référé suspension, assorti éventuellement d'une demande d'injonction, est aussi possible en cas d'urgence, pouvant résulter notamment de la situation financière de l'agent évincé ou de l’imminence de la rentrée scolaire.
L.G. : Est-ce qu'une procédure collective est envisageable ?
F.G. : Le droit français ne reconnaît pas les actions collectives. Dès lors, les agents ne peuvent se regrouper que pour attaquer un texte réglementaire les concernant (décret, arrêté ou circulaire), mais une action groupée n’est pas envisageable pour régler la situation individuelle des agents.
L.G. : Pour qu'un dossier puisse être déposé, qu'est-ce qu'un professeur doit remettre à son avocat ?
F.G. : Tous les documents relatifs à sa situation (qui varient d'un agent à l'autre), ainsi que les bulletins de paie, doivent être apportés par l’agent à son avocat. Si tous n’ont pas vocation à être produits devant le juge, seul l’avocat, en fonction de la situation individuelle qui lui est soumise, peut opérer ce tri.
En outre, si un recours est intenté en vue de l’obtention de dommages et intérêts, ces pièces devront être complétées par les justificatifs des préjudices causés (pour reprendre l’exemple cité ci-dessus, frais d’agence et de déménagement).
17:59 Publié dans Actions juridiques, Blog, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Rentrée scolaire : la vérité sur les destructions d'emplois dans l'Education Nationale
POUR LA PREMIERE FOIS, un article, à ma connaissance, paru dans un quotidien très lu, en l'occurence, Le Monde, prend le taureau par les cornes, concernant la réalité des chiffres sur le nombre de professeurs dans l'éducation nationale, les disparitions de poste; Ainsi, Martine Laronche écrit-elle : "Depuis, chaque budget s'est accompagné de suppressions de postes dans les collèges et lycées, soit, au total, plus de 12 000 postes en moins entre 2004 et 2006, dont près de 4 000 postes de professeurs stagiaires. A cela, s'est ajouté un plan de "retour à l'équilibre" initié, en catimini, par le ministère des finances à la rentrée 2003 et portant sur environ 5 500 postes. Depuis plusieurs années, nombre d'académies vivaient au-dessus de leurs moyens, employant des enseignants en surnombre par rapport à ce que leur autorisait la loi de finances. Avec les 8 500 postes supprimés au budget 2007, le total s'élèvera à 26 000 postes en moins depuis 2003." Ainsi, ce que nous savons, par notre propre expérience, est désormais établi d'une manière publique et presque "officielle", tant les journalistes du Monde, connus pour leur "prudence" ne s'amusent pas à publier sans avoir vérifié.
17:48 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Document | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2006
La mobilisation en région parisienne
Pour celles et ceux qui résident en région parisienne, le cdnt propose les actions suivantes :
1) Le collectif des non titulaires organise des permanences devants les rectorats de paris créteil et versailles l'après-midi (14-16h) à partir de demain 28 août. Inscrivez-vous pour y participer auprès de catherine : 06 62 89 02 00 pour versailles, Jean michel 06 81 60 48 43 pour paris ou moi même, isabelle 06 19 81 12 00 ou iungemach@free.fr pour créteil
2) En vue d'une nouvelle campagne médiatique, nous allons informer l'opinion avant la rentrée. Faites-nous parvenir vos témoignages par mail à iungemach@free.fr ou par courrier : cdnt, 8 impasse crozatier 75012 paris.
3) Le mercredi 9 septembre à partir de 14h a lieu un rassemblement devant les rectorats de paris créteil et versailles avec l'intersyndicale (CGT, CNT, SNES, SUD). Une AG des non titulaires suivra à partir de 17h30 à la bourse du travail, 3 rue du château d'eau 75010 paris M° République.
ci-joint le tract "Ensemble contre la précarité" ENSEMBLECONTRELAPRECARITE.pdf
11:03 Publié dans Académies, Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29.06.2006
Propagande, totale, information, zéro...
Pour pallier l'absence totale de politique, autre que la gestion généreuse pour les plus favorisés, et l'indifférence à la population (n'oublions pas son origine sociale...), le Premier Ministre s'agite. Et il peut compter sur des médias français pour relayer la propagande d'Etat. C'est ainsi qu'on lit dans le Monde un article "le premier ministre rebondit sur l'égalité des chances", "Décrétée priorité du quinquennat par M. Chirac, l'éducation est au centre du projet présenté par le chef du gouvernement, mercredi : "L'égalité des chances c'est un idéal français : c'est la volonté de donner à chaque enfant les mêmes perspectives d'avenir quelle que soit son origine sociale", devait-il déclarer. Dès la rentrée, l'éducation nationale mettra en place une évaluation de la lecture au CE1. Selon Matignon, elle devrait permettre une détection plus précoce des difficultés en lecture et leur prise en charge immédiate : 1 000 postes supplémentaires seront dégagés à cet effet. Critiqué par Nicolas Sarkozy, le système des zones d'éducation prioritaire devrait être renforcé dans son principe. Il s'agit d'un programme baptisé "ambition réussite", concentré sur 249 établissements qui connaissent de grandes difficultés. 3 000 assistants pédagogiques aideront les enseignants, 300 postes supplémentaires d'infirmières seront dégagés. Le dispositif des "classes relais" sera renforcé par 200 structures d'accueil supplémentaires."
Décrétée priorité du quinquennat ? ! Et les journalistes répètent ce genre de phrases - sans vérifier. Car s'ils faisaient ce travail minimum, ils auraient découvert, et l'existence, des professeurs non-titulaires, et le scandale du chômage de plus de 20000 personnes - ce qui invalide radicalement et définitivement toute affirmation du genre, "l'éducation, priorité du quinquennat" !
10:34 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.06.2006
Appel à témoignage pour la réalisation d'un film
Si vous êtes enseignant, professeure, non-titulaire, en poste (il y en a ?), ou au chômage (combien y en a t-il : 22000 ? 26000 ?), si vous résidez en région parisienne, un collègue qui possède du matériel vidéo, est disponible pour vous rencontrer et enregistrer votre témoignage, dans un cadre externe à l'Education Nationale, ou dans une salle de classe, que ce soit pour raconter votre expérience de l'enseignement, ou pour exprimer vos griefs contre l'administration de l'éducation nationale, le Ministère de l'Education Nationale. Dans ce cas, vous devez contacter Jean-Marc à l'adresse email suivante : jmdurrieu@hotmail.fr
11:10 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2006
Coordination Nationale, Collectif Grand-Sud, les communiqués
Réunie le dernier week-end, la Coordination Nationale des Précaires de l’Education qui organise et représente un nombre croissant de collectifs régionaux de non titulaires alerte l’opinion :
La mobilisation anti-CPE, dans laquelle les collectifs de non titulaires ont pris toute leur place a marqué un coup d’arrêt dans l’utilisation de la précarité pour imposer la logique du marché dans le travail et à l’école (apprentissage à 14 ans…). Mais la précarité et la marchandisation demeurent et se renforcent dans le secteur de la formation. Pour l’instant le CNE est limité aux officines d’enseignement privé, mais dans le Public, l’Etat s’autorise à faire pire encore :
- Mise au chômage massive, au cours de ce mois de juin des personnels enseignants et ATOSS qui avaient été réemployés cette année (sans compter ceux qui ne l’ont pas été).
- Les rares emplois qui seront peut-être proposés, à n’importe quel moment de l’année prochaine, seront des vacations illégales de 200 heures sans protection sociale, des contrats limités à la durée de périodes de remplacements, des CDI, qui ouvrent une brèche dans le droit de la fonction publique, sans même apporter une garantie d’emploi aux précaires comme viennent de le prouver certaines pratiques scandaleuses des rectorats.
- Les directions de personnels transformées en directions de « ressources humaines » gèrent avec cynisme et sans humanité, des emplois en nette réduction (- 8700 cette année) qui ne sont plus des postes et qui peuvent être transformés en investissement divers en vertu de la nouvelle loi organisant les lois de finances (LOLF). L’objectif est clairement annoncé de se servir de la précarité pour détitulariser les personnels titulaires comme le suggère le sénateur UDF Arthuis.
Malgré leurs luttes (campements, manifs, élus…), lorsque les non titulaires sont reçus par les rectorats, ils sont renvoyés au ministère... qui refuse de les recevoir. En conséquence la coordination nationale appelle dés maintenant à mobilisation pour refuser le scandale de la précarité d’Etat :
- avant la fin de l’année scolaire, elle propose aux medias de se retrouver le mercredi 28 juin après midi devant les rectorats et le ministère :
- conférence de presse à 15 h au coin du boulevard Saint Germain et de la rue Bellechasse et demande d’audience pour recevoir des réponses sur :
- Le réemploi de tous dans des conditions acceptables (par exemple, dans le secondaire, comme Maîtres Auxiliaires Garantis d’Emploi)
- L’abolition de la vacation, système scandaleux et illégal
- La titularisation de tous, ce qui s’est déjà fait régulièrement pour des centaines de milliers de personnes (par des lois de titularisation)
- Le remplacement des départs à la retraite et la création de tous les postes nécessaires pour une école vraiment égalitaire qui permette à chacun de s’épanouir
- L’arrêt du recours à l’emploi précaire
- pendant les vacances et à la rentrée, elle va prendre, en concertation avec les syndicats, les dispositions pour que ces revendications soient portées par les luttes et soutenues par les élus et les candidats.
Une pétition, ci jointe, est destinée aux recteurs et au ministère PetitionnationaleprecairesEN.pdf
La coordination nationale a besoin du soutien de tous
(notamment financier CCP 8 702 00 Y 035
Philippe Aubé, 14 Parc de la Risle, 76130 Mont Saint Aignan)
Contacts de la Coordination nationale :
iungemach@free.fr (06 19 81 12 00)
nontitu@abri.org
Précairesfc@yahoo.fr
collectifgrandsud@yahoo.fr
collectifprecaires33@yahoo.fr
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Cette réunion s’est tenue à l’UD CGT Educ’action 06, 4 Place St François à Nice et à cette occasion, le Collectif Grand Sud-CNPE a marqué son attachement à la Coordination Nationale des Précaires de l'Education (CNPE) et a remis un "Protocole de Résorption de la Précarité et du Chômage des Professeurs Non Titulaires de l'Education Nationale" ci-dessous qui a reçu le soutien réaffirmé de Sud Education de Nice présent à cette réunion et celui de la CGT Educ’action 06.
Nous avons souligné que ce protocole décline concrètement les "objectifs de la CNPE" de se mobiliser contre le scandale de la précarité à l’EN et :
- d’exposer au niveau national devant l’opinion, le gouvernement, les représentants syndicaux et politiques le scandale de l’emploi massif de précaires par l’Etat selon les conditions qui ont valu au CPE d’être rejeté ;
- de mettre en débat les réponses qu’elle propose pour sortir de cette situation scandaleuse :
· Réemploi de tous dans des conditions acceptables (par exemple, dans le secondaire, comme Maîtres Auxiliaires Garantis d’Emploi)
· Abolition de la vacation, système scandaleux et illégal
· Titularisation de tous, ce qui s’est déjà fait régulièrement pour des centaines de milliers de personnes (par des lois de titularisation)
· Remplacement des départs à la retraite et création de tous les postes nécessaires pour une école vraiment égalitaire qui permette à chacun de s’épanouir
· Arrêt du recours à l’emploi précaire.
Ce protocole est donc conforme à notre volonté réaffirmée le 21 juin 2006 d'œuvrer au sein de la CNPE et d'engager toutes les actions utiles afin de les transposer concrètement au plan académique conformément à l'esprit et à la lettre de tous nos communiqués et actions à ce jour officialisés sur le site de la CNPE (http://cnpe.free.fr).
C'est pourquoi nous avons accepté de nous joindre aux actions décidées à l'occasion de cette réunion intersyndicale et nous avons convenu de transmettre le "Protocole de Résorption de la Précarité et du Chômage des Professeurs Non Titulaires de l'Education Nationale" à tous les autres syndicats dont la liste des mèls syndicaux nous a été adressée par la CGT Educ’action 06 comme convenu à l’issue de la réunion intersyndicale entre les participants.
Contacts du Collectif Grand Sud-CNPE :
Anne-Marie & Frédéric
Email : collectifgrandsud@yahoo.fr
PROTOCOLE DE RÉSORPTION DE LA PRÉCARITÉ ET DU CHÔMAGE DES PROFESSEURS NON TITULAIRES DE L’EDUCATION NATIONALE
Le Collectif «Grand Sud» des profs non tits –CNPE de l’Académie de NICE Et de Grenoble a convenu sur la question de la résorption de la précarité et du chômage des professeurs non titulaires de l’Éducation Nationale ce qui suit :
Article 1 :
· Abolition de la vacation pour laisser place au recrutement sous contrat de tous les non titulaires à l’année et à plein traitement.
Article 2 :
· Le réemploi de tous les non titulaires abusivement licenciés à la rentrée 2005 avec reprise de leur barème et ancienneté.
Article 3 :
· La reconnaissance des diplômes, de l’expérience et de l’ancienneté.
Article 4 :
· Des mesures de titularisation pour tous les professeurs non titulaires en poste et au chômage depuis la rentrée 2005.
Article 5 :
· La mise en place du CDI instauré par la loi du 27 juillet 2005 à effet rétroactif avec un assouplissement des critères d’application à toutes les personnes justifiant de six ans d’ancienneté dans les huit dernières années et le recensement des collègues concernés car la circulaire trop restrictive du 1er décembre 2005 laisse beaucoup de collègues sans aucune perspective.
Article 6 :
· L’accès direct en deuxième d’année d’IUFM avec dispense des épreuves théoriques et une inspection en fin de stage pour tous les collègues totalisant au mois 6 ans d’ancienneté dans la fonction d’enseignement sur les huit dernières années.
Article 7 :
· L’ouverture de plus de postes aux concours externes, internes, et réservés qu’il convient de rétablir de façon à résorber la précarité des professeurs non titulaires et remédier au problème des classes surchargées et au sous-encadrement pédagogique qui s’ensuit.
Article 8 :
· Mise en place d’un plan de formation pour la préparation aux concours et le métier d’enseignant dans toutes les disciplines.
Article 9 :
· Réviser l’indice de rémunération selon le diplôme.
Article 10 :
· Transparence au niveau du recrutement des personnels.
Article 11 :
· Être écouté, reçu, entendu par le Rectorat.
Article 12 :
· Prévoir des actions en justice du collectif avec le soutien des syndicats signataires pour la multitude de CDD signés, les licenciements abusifs des professeurs non titulaires à la rentrée 2005, et l’absence d’égalité de droits à la formation et au reclassement avec un chômeur du privé.
Article 13 :
· La mise en place d’une convention UNEDIC/Rectorat.
Article 14 :
· Un soutien financier, logistique, juridique et médiatique est requis des syndicats signataires du présent protocole et soutenant le Collectif Grand Sud dans ses actions conformément aux présentes stipulations.
Toute modification aux articles présents fera l’objet d’un avenant.
Le 21 juin 2006
20.06.2006
Les Non-Titulaires, identité, situation, actions juridiques, Droit Administratif...
Cette note a pour objet de résumer la situation des professeurs non-titulaires, et d'envisager, à partir des informations, idées, propositions, des personnes compétentes en droit administratif, les bonnes actions juridiques à engager.
Tout professeur non-titulaire désigne une personne qui a été recruté par un Rectorat, et qui, avec cette administration, a contracté un engagement. La plupart des professeurs non-titulaires sont qualifiés de "contractuels". Tout professeur a signé un "contrat de recrutement" ou un "contrat d'enseignant". Ces contrats varient, entre les rectorats, et selon les années. Par exemple, certains contrats mentionnent "vu l'article 4 2° alinéa de la loi 84-16 du 11 janvier 84... vu le décret n° 81-535 du 12 mai 1981 relatif au recrutement des professeurs contractuels, modifié par le décret n°89-520 du 27 juillet 1989, vu le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 modifié relatif aux dispositions générales applicables aux agents non titulaires de l'Etat pris pour l'application de l'article 7 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'Etat. Vu l'arrêté du 29 août 1989 modifié fixant la rémunération des professeurs contractuels; ..."
suivi de l'identité des contractants
d'un article premier qui définit une période; le recrutement de l'individu en tant que professeur "pour assurer un service d'enseignement" avec une durée hebdomadaire;
d'un article 2 qui indique que l'individu est classé dans une catégorie, sa rémunération indiciaire, et, selon les cas, diverses indemnités;
un article 3 qui indique que le contrat prévoit une durée d'essai;
un article 4, qui prévoit que l'individu, dans le cadre de ses fonctions, est tenu aux respect des obligations qui sont celles des personnels.
Donc, pour reprendre :
- les contrats sont divers;
- les contrats imitent les CDD du privé (référence à la durée d'essai)
- sont-ils complets ?
- que disent les décrets cités ?
Pourquoi faut-il étudier nos contrats, faire le point des documents reçus (de toute nature), de notre vécu ?
C'est que nous avons plusieurs possibilités :
- attaquer directement le Ministère de l'Education Nationale en tant que SOURCE d'une décision injustifiée et préjudiciable;
- attaquer le rectorat employeur
et pour mettre en cause la décision administrative et demander des indemnités au regard des préjudices.
Dans les jours qui viennent, une liste de sites, experts en droit administratif, sera établie, et leurs responsables seront contactés pour qu'ils nous adressent leurs remarques et conseils.
18.06.2006
Avec Robien à sa tête, l'Education Nationale pratique le cynisme
" Après la condamnation de l'Etat français en raison des absences répétées d'un professeur de philosophie de Clermont-Ferrand, le ministère de l'Education s'est défendu en estimant que l'affaire ne se reproduirait plus. "Cette affaire montre un vrai problème que nous ne nions pas. Le cas ne devrait plus se reproduire, car le ministre a fait modifier le règlement (...) pour permettre des remplacements en cas d'absence inférieure à 15 jours", a-t-on expliqué à Reuters dans l'entourage du ministre de l'Education, l'UDF Gilles de Robien. Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a donné raison vendredi à Jérome Charasse,"
Combien de professeurs durablement absents ne sont pas remplacés ? Combien d'heures de cours ne sont pas réalisées ? L'explication est pourtant limpide, et unique : l'Education Nationale réalise le maximum d'économies sur le dos des élèves-citoyens. Il est vrai qu'il est impossible de réaliser ailleurs de telles économies, notamment dans "le train de vie de l'Etat". Robien, lui, cela le fait marrer...
10:12 Publié dans Actions juridiques, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.06.2006
Le gouvernement continue de s'attaquer à l'Education Nationale
Malgré les dénégations de Robien (il ose !), les évidences sont désormais claires pour chacun; et notamment pour nos collègues titulaires, pour les syndiqués. La rentrée scolaire 2006-2007 se fera, se ferait, avec une Education Nationale, toujours plus light, fantômatique, miséreuse. Pour quoi ? Pour des économies budgétaires ? Est-ce que le "train de vie de l'Etat" est visible, palpable, dans les écoles, collèges, lycées, universités ou dans les ministères, à l'Elysée, Matignon ? Ce choix est donc simplement le signe de cette haine de la droite contre ce qui, dans la République, représente et le peuple et la gauche. Il nous appartient, à tous, non-titulaires, titulaires, syndiqués, d'agir pour que la rentrée 2006-2007 ne se passe pas comme le Ministère l'a prévu, pour que cette rentrée soit un cauchemar social et politique pour ce gouvernement.
12:21 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.06.2006
Le Mariage prévu a eu lieu !
10:56 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.06.2006
Congrès de la CFDT : un syndicat à gauche ou... ?
Après 80.000 départs, la CDFT entre en congrès. Après l'ère Notat, déjà diablement en cheville avec le patronat, nous connaissons l'ère Chérèque, et son fameux accord avec le gouvernement Raffarin sur les retraites. Et la signature de la CFDT au bas de cet accord - une entourloupe géniale, sur le mensonge d'une menace de financement des retraites. En fait, en reculant l'âge de départ, le calcul de nos chers dirigeant était simple, et efficace : gardons notre pourcentage de chômeurs ! Car un chômage qui baisserait de manière drastique menacerait la "liberté patronale" de licencier, de ne pas augmenter les salaires. Cette année, ce sont 12500 professeurs qui seraient partis à la retraite, et qui ont préféré rester, pour bénéficier, lorsqu'ils quitteront l'Education Nationale, d'une retraite à taux plein. Pendant que certains travaillent et pour que certains travaillent, d'autres sont au chômage. Que voulez-vous ma bonne dame, c'est "pas de chance", se disent certains...
16:08 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


