27.03.2008

"Dossier urgent, le piège de la précarité" sur la télé de l'Assemblée Nationale !

Incroyable ! Les journalistes "ignorent" le dossier, et ce sont des parlementaires qui en parlent !

Depuis trois ans, pas un grand média...

Depuis que ce blog existe, nous avons pris contact avec les principaux médias et particulièrement ceux qui ont la réputation d'être de gauche : Libé, L'huma, Politis, ... M. Fillon est, entre temps, devenu le premier ministre de la France, alors que sa responsabilité personnelle est, dans l'affaire des non-titulaires, totale et grave. On aurait pu s'attendre à ce que ces médias de gauche fassent connaître cette affaire et ce dossier, afin de montrer aux Français le vrai visage de celui qui est l'actuel premier ministre et l'idéologue en chef de cette droite. Rien. Même démarche à l'égard des nouveaux médias comme Rue.89, ou Médiapart : la situation de plus de 30000 professeurs non-titulaires n'intéresse pas les bobos parisiens. Nous allons informer un autre média : Bakchich.info, et nous verrons bien. Si vous vous étonnez de ne jamais avoir entendu parler de l'affaire et du dossier des non-titulaires, il faut savoir que beaucoup trop de journalistes ne font ni bien ni même vraiment leur métier, et qu'il n'est donc pas étonnant que tant de citoyens éprouvent de la défiance à leur égard. 

 

C'est pourquoi, puisqu'il faut passer par-dessus ces médias partiels et partiaux, nous en appelons aux internautes, usagers de l'email, et aux bloggeurs de bonne volonté. 

Message en ligne ce week-end.  

Manifeste contre la précarité, pour des emplois stables et pérennes

C'est un document de la FSU dont vous trouvez un extrait ci-dessous, suivi d'un lien vers une vidéo-entretien avec G. Aschéri.

 

"Vacataires, contractuel-les, contrats aidés, assistant-es d’éducation ou assistantes maternelles et familiales… Nous sommes des dizaines de milliers dans la fonction publique (d’Etat, Territoriale et Hospitalière). Si l’on en croit les statistiques officielles nous représentons plus de 15% des effectifs des trois fonctions publiques dont une grande majorité de femmes. Et pourtant, nous sommes invisibles, notre situation est tellement en décalage avec l’image commune de l’emploi public. Mais, si nous sommes là c’est pour assurer des missions de service public parce que les emplois n’ont pas été créés en nombre suffisant ou n’ont pas tous été pourvus, pour effectuer de vraies fausses vacations, parce qu’il a été voulu que nos fonctions ne soient pas assurées par des fonctionnaires. Or, la situation perdure. C’est ainsi que nous nous retrouvons des milliers d’année en année à renouveler nos contrats précaires afin que les missions de service public soient assurées. Certains parmi nous sont remerciés du jour au lendemain, un autre vacataire est recruté. Beaucoup connaissent le chômage."

 

(...)  

 

La vidéo-entretien 

 

18.03.2008

Non-titulaires et actions juridiques : attention à la prescription quadriennalle !

Pour celles et ceux qui ont été non-titulaires dans l'Education Nationale et qui, après leur licenciement, voudraient engager une action devant un Tribunal Administratif, il faut rappeler qu'il existe une limite de quatre ans après le licenciement pour agir. Au-delà de cette durée, il n'est plus possible d'agir. Et enfin, concernant le financement, il faut rappeler aussi que bien des non-titulaires peuvent bénéficier de l'aide juridictionnelle.  Concernant ces actions en droit, rappelons qu'aucun syndicat n'a mis en place les moyens nécessaires pour aider les milliers de non-titulaires qui ont été licenciés. Malgré tout, les non-titulaires, nous en sommes certains, soutiennent leurs collègues qui sont aujourd'hui en grève.

27.02.2008

L'agresseur de Karen-Montet-Toutain devant la Cour d'Assise d'Evry

"Karen Montet-Toutain en a réchappé. Mais plus de deux ans après l'agression qui aurait pu lui être fatale le 16 décembre 2005 dans sa classe du lycée Louis-Blériot d'Etampes (Essonne), elle en garde les stigmates. Depuis ce mercredi 27 février et jusqu'à vendredi, son agresseur Kevani Wansale, 18 ans au moment des faits, comparait devant la cour d'assises de l'Essonne à Evry. Accusé de "tentatives d'homicide avec préméditation", le jeune homme qui avait donné une dizaine de coups de couteau à sa professeure d'art plastique, encourt la prison à perpétuité."

Pour lire la suite

Nous tenons à exprimer ici notre soutien entier à notre collègue qui a failli perdre la vie, ainsi que sa dénonciation et son combat contre une hiérarchie

de l'Education Nationale, hypocrite, mensongère et  totalement inféodée au pouvoir politique actuel - nous pensons notamment aux Inspecteurs d'Académie.

26.02.2008

Sarkozy impopulaire, Fillon populaire - parce que les Français ne connaissent toujours pas sa responsabilité dans le plus grand plan social d'Etat...

"Populaire par discrétion, François Fillon pose un problème politique à l'Elysée". C'est que M. Fillon est comme absent, éclipsé par l'omniprésent. Mais M. Fillon adore l'ombre. 

C'est dans cette ombre qu'il a pris la décision de faire licencier 30.000 (vous avez bien lu !), professeurs

non-titulaires, en ne respectant ni le droit public, ni le droit du travail, ni le droit européen. Seulement voilà. 

Depuis quatre ans, M. Fillon dort sur ses deux oreilles. Il n'y a pas eu UN journaliste français ni UN média

pour consacrer un dossier à cette faute majeure. Les derniers médias contactés, Libération, Rue 89, n'ont pas répondu.

M. Fillon est protégé - jusqu'à quand ? 

 

Pour celles et ceux qui veulent découvrir cette affaire, je les invite à lire les notes qui se trouvent sur ce blog.  

07.02.2008

Un collègue en garde à vue, renvoyé au tribunal correctionnel - M. Fillon "le soutient" !

L'affaire est maintenant très connue. Un collègue, insulté par élève de 11 ans ("connard"), a reçu pour réponse une gifle. Le père de cet élève, gendarme, s'est mélé de l'affaire, et a porté plainte. Cas d'école : un professeur dont l'autorité a été ainsi bafouée et qui a immédiatement sanctionné un jeune garçon d'une gifle, exceptionnelle, est poursuivi en justice par un représentant de l'autorité. Quand il s'agit de leurs enfants, certains gendarmes auraient-ils une autre opinion sur la "juste autorité" ? Le collègue a été placé en garde à vue, est renvoyé devant un Tribunal Correctionnel fin mars.

 

Ni une, ni deux, M. Fillon ...Rappelons que M. Fillon est l'un des principaux responsables

de la destruction, énorme, des postes et des moyens dans l'Education Nationale, collèges, lycées, et que les élèves et enfants

ont toujours moins de professeurs et d'adultes face à eux. 

 

 

07.01.2008

Une plainte contre M. Fillon ?

M. Fillon est le principal responsable dans notre affaire, des non-titulaires. Chacun sait la promotion qu'il a connu, lui, le premier-ministre-sénateur (cumul des mandats ET des revenus). Sa responsabilité personnelle dans le chômage de 30000 personnes est directement engagée. Alors, si vous êtes non-titulaire de l'Education Nationale et que vous ne vous résignez pas à ce que cette affaire soit enterrée, comme elle l'est depuis trois ans, il est peut-être temps d'agir, et, notamment, par exemple, par une action en justice, et ce même si nos chances que cette action aboutisse et aboutisse bien, sont minces ou inexistantes. En attendant, nous aurons fait valoir nos voix et notre droit. Alors : une action devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme ? ...

 

 

02.01.2008

La précarité dans l'Education Nationale sur Equilibre Précaire

Eric a publié une note que nous lui avons proposé ici. Nous vous invitons à lire régulièrement et à commenter ce blog consacré à un phénomène de masse, que nos chers-dirigeants veulent démultiplier, la précarité.

26.11.2007

Fillon, un homme secret et pour cause !

Christine Kelly vient de publier "François Fillon, le secret et l'ambition". Le titre est assez remarquable, car deux mots essentiels déterminent ainsi la personnalité de M. Fillon. Le "secret" ? Les non-titulaires en savent quelque chose. Il est LE responsable du plus grand plan social d'Etat : 30000 professeurs, virés, licenciés, sans informations, indemnités, etc, parce que non-titulaires, et A CE JOUR, ce serviteur zéle de la grande bourgeoisie française (il leur a fait voter 15 milliards d'éxonérations fiscales) n'a pas eu à répondre publiquement de ce choix, dramatique pour tant des nôtres, et scandaleux, au regard du Droit et au regard des moyens de l'Education Nationale. Education Nationale qui, depuis que cette droite est au pouvoir, depuis 2002, a perdu 80.000 postes. Mais la censure veille, les Français ne doivent pas savoir. 

 

Pour celles et ceux qui ne connaissent toujours pas cette affaire des non-titulaires, ce blog lui est entièrement consacré. 

Puisque M. Fillon bénéficie d'une publicité permanente, nous faisons appel aux rares journalistes indépendants, qui peuvent et veulent faire connaître faits et vérité, à étudier cette affaire, et à la faire connaître aux Français. Car les années passent et... 

31.08.2007

Le communiqué commun - les non-titulaires, jamais nommés, apprécient tout de même...

"Nous le disons avec conviction : améliorer la réussite scolaire des jeunes, il n’y a rien de plus urgent !

Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, bloquer le développement des inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays.

C’est autour de cet objectif que, dans la diversité de nos organisations représentant toutes les composantes de la communauté éducative, de façon inédite sans doute, nous avons décidé de nous rassembler aujourd’hui.

Comment avancer avec, comme postulat, des réductions budgétaires drastiques ?

Aux questions que nous nous posons, la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subies, est la seule réponse dont il faudrait nous contenter. Elle est inacceptable.

En lançant cet appel, nous voulons aujourd’hui, devant l’opinion, interpeller le gouvernement, le président de la République. Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.

Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale."

Le site de la FSU

25.08.2007

La droite continue de vouloir affaiblir l'Education Nationale

"Le chiffre était très attendu : plus de 11.000 postes de personnels de l'Education nationale, en majorité des enseignants, seront supprimés au budget 2008, sur un total de 1.115.000 fonctionnaires de ce secteur, a-t-on appris de sources concordantes." (...)

Les professeurs vont-ils laisser faire, se laisser faire ? Les parents vont-ils accepter ? Les syndicats vont-ils être unis ? etc...  

18.07.2007

Le gouvernement le plus réactionnaire promis est bien au rendez-vous

Avec la droite et pour la droite, l'Education Nationale, c'est toujours trop de professeurs, et trop de professeurs-de-gauche, des "gauchistes" dangereux pour ces hommes de droite. 17000 postes en moins, des moyens réduits, un service minimum obligatoire, il ne manque plus que des programmes scolaires fondés sur l'idéologie de droite : la valorisation d'un monde de la compétition, la dénonciation du Front Populaire, la valorisation de la colonisation, etc. Ils veulent la guerre, alors...

06.07.2007

Promesses de campagne électorale, suppression de postes à l'Education Nationale.

Ce sera 10.000. Non. Le Ministère de l'Economie & des Finances précise : 17000. C'est vrai, quoi : 7000 de plus ou de moins, il faut pas chipoter, ne pas être "mesquin", comme l'a reproché Fillon à ce député socialiste qui s'inquiétait du statut juridique de l'épouse du chef de l'Etat puisqu'elle bénéficiait d'une Carte Bleue, "Elysée-Trésor Public"... Après les 60.000 postes supprimés en 5 ans de 2002 à 2007, le nouveau gouvernement sarkozyste annonce la couleur, cela va continuer - jusqu'où ? Le nombre d'élèves par classes va exploser, des filières, des options vont être supprimées. Jusqu'à quand et jusqu'où les professeurs, les élèves et parents vont se laisser faire, les laisser faire ? Sur le site du SNES, ses responsables indiquent qu'ils ont engagé des discussions avec le nouveau Ministre sur l'ensemble des sujets, et notamment sur le dossier des non-titulaires. Depuis 2004, les non-titulaires sont confrontés à des autistes. Cela va t-il continuer ?  Le SNES, comme la Coordination Nationale des Non-titulaires, demande que les professeurs non-titulaires soient respectés, qu'une série de mesures soit adoptée. A suivre...

20.05.2007

Guy Birenbaum révèle l'affaire des non-titulaires sur son blog !

L'éditeur et journaliste Guy Birenbaum a invité Isabelle, du Collectif National des Non-Titulaires, sur son blog, afin d'éclairer la conscience et la réflexion des citoyens sur la personne, la personnalité
et les actions de M. Fillon à la tête de l'Education Nationale. C'est ici.

17.05.2007

François Fillon, ce qui manque dans ses biographies officielles

C'est lui que Nicolas Sarkozy vient de choisir pour devenir son premier, premier Ministre. Les "grands" médias, les médias de masse qui prétendent vous "informer" colportent une biographie dont les nuances prétendent faire oublier qu'elles sont écrites à partir d'une même biographie officielle (rédigée par l'AFP ? Ou ... ?). Quoiqu'il en soit, l'épisode de sa nomination à la tête de l'Education Nationale est toujours traité succintement, et JAMAIS, il n'est question de sa décision et de sa responsabilité dans l'affaire et le drame des non-titulaires de l'Education Nationale. Ce n'est pas de l'information, mais de la désinformation, même si on peut tout à fait comprendre qu'il est nécessaire de tenter de montrer M. Fillon sous ses meilleurs angles, le jour de sa nomination, sans évoquer les "choses qui fachent". Car il faudra y venir. Il faut bien accepter de regarder la vérité en face, n'est-ce pas ? !

12.05.2007

François Fillon, premier ministre ? Les faits, la responsabilité politique

Suite à l'élection de Nicolas Sarkozy, le dimanche 6 Mai 2007, les experts en politique parisienne affirment que François Fillon, conseiller spécial de l'ex-patron de l'UMP, sera nommé premier ministre dans quelques jours. Le bilan de M. Fillon au pouvoir est connu quand il s'agit des lois
qu'il a fait voter lorsqu'il a été ministre, son bilan à la tête de l'Education Nationale ne l'est pas du tout. M. Fillon, ministre
de l'Education Nationale, est LE responsable du "licenciement" de 30000 professeurs non-titulaires. Pas 300, pas 3000, 30000. De vrais professeurs, titulaires de diplômes Bac +3, 4, 5, 8, avec une expérience professionnelle dans l'Education Nationale de 3, 5, 10, 15 ans. Dans le privé, aucun employeur ne pouvait et ne peut encore procéder ainsi. Depuis 2004, les rectorats se sont engagés dans un "licenciement", illégal, sans le respect du moindre principe fondamental du Droit du Travail, en cas de licenciement. De nombreuses notes ci-dessous développent ce point. Si M. Fillon devient premier ministre, entend-il prolonger à l'ensemble du pays, de la fonction publique, cette "méthode" qui n'en est pas une, ce non-respect du Droit dans un Etat de droit ? Entend-il, au contraire, engager l'Education Nationale dans une série de mesures destinées à réparer les torts et les préjudices causés à ces 30000 professeurs et citoyens ? Car si ce gouvernement entend diriger le pays sans respecter le droit, les non-titulaires sont encore présent et vont continuer à se faire connaître, à faire connaître leur combat, à faire connaître le déroulement de cette affaire d'Etat, à être solidaire de celles et de ceux qui ont eux aussi subi et subissent une violence d'Etat inouïe dans l'Histoire française.

02.05.2007

Les non-titulaires, avec et pour quelle présidence ?

Dimanche, nous sommes une quarantaine de millions à être appelés aux urnes pour faire un choix, et quel choix ! D'un côté, Nicolas Sarkozy, soutenu par François Fillon, principal responsable de l'affaire et du drame des non-titulaires, et de l'autre, Ségolène Royal qui s'engage, dans son document, à rétablir les postes supprimés par la droite.

Mais maintenant, à quelques jours du scrutin, nous pouvons mieux comprendre pourquoi ce dossier, cette affaire et ce drame subissent l'omerta médiatique, des principaux médias, depuis presque trois ans. Car il suffit de constater les moyens employés, mis en oeuvre pour soutenir la candidature de Sarkozy et ceux utilisés pour dénigrer Mme Royal, depuis trois mois, dans ces mêmes médias d'Etat !


18.04.2007

François Fillon, le comique "gaulliste social" !

Dans le numéro de "Libération" du jour, consacré à "l'inquiétant monsieur Sarkozy", le dossier en une évoque le cas de M. François Fillon, qui est aux yeux de Sarkozy le premier ministre "idéal", et qui se présente en "gaulliste social". A celles et ceux qui ne le savent pas encore, M. Fillon est responsable du "licenciement" de 30000 professeurs non-titulaires envers lesquels il a contraint les divers rectorats à ne pas respecter les règles fondamentales du droit du travail (respect des principes CDD/CDI, courriers d'information et de justification, indemnités de licenciement, etc).

"A chacun de ses meetings, François Fillon sort, pour rassurer, sa réputation de «gaulliste social». Il explique qu'on peut «décomplexer la droite» sans mener «une campagne droitière»".

Or M. Fillon est sans doute encore plus à droite que M. Sarkozy - mais c'est un Machiavel qui sait parfaitement mentir, puisqu'il ne respecte pas celui à qui il parle ou à qui il répond...

14.03.2007

Un engagement de Ségolène Royal

Patrick Poivre d'Arvor

Ce ne sera pas l’objet de cette interview parce que ça fait à peu près 10 ans qu’on a décidé de ne pas évoquer ces sondages qui reviennent très régulièrement, jour après jour, qui sont parfois d’ailleurs contradictoires. Il y a un certain nombre de faits du jour quand même. D’abord, est-ce que vous êtes déçue de la décision de Claude Allègre de pas vous soutenir ?

Ségolène Royal

Ah, c’est sa liberté et je n’ai pas de commentaire particulier à faire. Je dirais même que ça va peut-être m’aider vis-à-vis des enseignants parce que je crois qu’il n’a pas laissé un très bon souvenir. Mais ce qui est important pour moi c'est de me tourner vers l’avenir. Quand j’ai le souvenir de ce travail que j’ai fait à l’Education nationale, je voudrais vous dire que j’ai mis l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation au cœur de mon pacte présidentiel parce que je crois que c’est par-là que l’on peut redresser la France, en investissement très fortement dans le système scolaire, dans la formation professionnelle, dans la réconciliation entre l’école et les entreprises. Ma première décision sera de remettre à l’école les moyens qui lui ont été retirés pendant les 5 ans de ce gouvernement pour que nous puissions baisser le nombre d’élèves par classe, c'est-à-dire assurer davantage la réussite scolaire des élèves, puis aussi mettre le soutien scolaire individualisé aux élèves pour les raccrocher au bon moment à la réussite scolaire et leur donner le sens de l’effort.

06.03.2007

Le cri du coeur d'un collègue, à l'attention d'une direction autistique

Madame,

Je viens de recevoir de votre part un mail me proposant de faire acte de candidature auprès du Rectorat pour un poste de quelques semaines en collège, tout en me priant de vous faire parvenir mon CV. Je suis toujours dans les ordinateurs du Rectorat me semble-t-il et il fut un temps où vous m’auriez appelé pour me proposer le poste. Je suis donc très surpris de la nouvelle méthode de recrutement par mail du Rectorat qui s'apparente quasiment à ce qui se pratique dans le privé : saperlipopette, les temps ont bien changé !

Mis à part diverses expériences professionnelles hors enseignement, sachez que j'ai été de 1998 à 2005 enseignant non titulaire vacataire puis contractuel à cheval sur l'académie de Montpellier et de Toulouse. Vous me connaissez donc parfaitement.

La dernière fois que vous avez fait appel à moi remonte à mai 2005. Depuis plus rien, le vide intersidéral.
Aujourd'hui à 39 ans inscrit au CNED pour reconversion, je n'ai plus aucuns droits Assedic, je suis au Rmi et mon petit garçon de 3 ans 1/2 se demande parfois pourquoi papa est si souvent à la maison.

J'ai fait à Montpellier des études universitaires longues et honorables en lettres, philo, histoire et cinéma et j'avais confiance en l'avenir. J'ai été admissible deux fois au Capes et une fois au PLP, malheureusement je n'ai pas eu aux oraux la réussite que j'espérais.


Notre tort à nous enseignants non titulaires, p'tits soldats précaires de l'Éducation Nationale, c'est d'avoir fait le choix de travailler sur le terrain, de préparer des cours et d'aller devant des élèves pour les dispenser. Si vous saviez dans quels endroits reculés parfois je suis allé répandre avec conviction ma bonne parole de prof non titulaire... Il m'est arrivé pendant des mois de faire 100 kms en voiture matin et soir pour aller travailler. Un jour, j'ai même failli mourir au volant en rentrant de mon collège, parce qu'un fou coupant une bande continue m'a percuté de face à plus de 100 km/h! Conséquence un mois et demi d'arrêt, minerve, voiture à la casse. J'ai eu beaucoup de chance ce jour là, mais j'en rêve encore parfois la nuit.

Nous non titulaires, nous avons fait le choix de prendre le métier de prof à bras-le-corps, d'aller au charbon avec les jeunes, de nous colleter à la réalité. Cela nous a parfois coûté notre Capes parce qu’activité salariée et préparation au Capes n'ont jamais fait bon ménage. Et puis au Capes, pas de rattrapage, pas d'arrangement, non, non, non, vous ratez, vous repassez tout, retour à la case départ même avec des 15 sur 20 en dissertation ou en grammaire. Et bien sûr vous ne touchez pas 20 000, mais plutôt vous les dépensez pour payer l’hôtel à Paris, où vous êtes venus de très loin passer les oraux pendant trois jours ! Sachez que d'une année sur l'autre, on ne conserve absolument rien de l'excellence des notes acquises aux écrits du Capes et rien de la somme de travail que cela représente. Non, si vous échouez, à chaque fois il faut remettre votre vie en jeu et tout recommencer. A partir d'un certain âge et lorsque vous êtes économiquement précaire,  je considère que le prix à payer devient trop cher.
Le pire dans l'Éducation nationale, c'est que l'expérience professionnelle acquise comme non titulaire ne compte absolument pas dans la réussite aux concours. Les services rendus à l'État comme enseignant précaire, ballotté, pressé, fragilisé, c'est du vent ! Pourtant, qui s'est trouvé une seule fois dans sa vie à mener une classe sait qu'il faut du courage, de la souplesse et du talent pour le faire et je pèse mes mots, parce que c'est un art difficile qui ne tolère que très peu l'erreur. Quand je pense que nous avons parfois remplacé des profs de collège et de lycée au pied levé, en plein milieu d'une année, du jour au lendemain, loin de chez nous et bien ceux qui ont connu cette exercice périlleux pourront vous le dire, c'est un tour de force.

D’une manière générale, à l'époque où nous vivons, le manque de souplesse et d'adaptation conduit tôt ou tard à l'a ruine. Pendant que j’écris, l'école privée jubile des multiples ratés du service public et du succès grandissant qu’elle rencontre auprès des Français, rien d’étonnant. Je considère l'impossibilité de conserver le bénéfice de l'excellence des notes obtenues à l'écrit et la non prise en compte de l'expérience professionnelle des non titulaires et de leur motivation aux concours comme une insulte au sens humain et à l'intelligence!

Nous devons notre galère au ministre Fillon qui en 2002-2003 a décidé de supprimer les non titulaires pour faire des économies. Par ailleurs, la baisse constante des postes aux concours les rend quasi inaccessibles dans certaines matières et nous met en concurrence avec des jeunes sortant à peine de la fac. Rien de méprisant dans mes paroles, mais excusez-moi, à 39 ans je n'ai rien à voir avec un prétendant au Capes de 21 ou 22 ans. Sous prétexte d'égalité républicaine devant les concours, être placé en concurrence de cette manière est improductif, scandaleux et hypocrite. Par conséquent, cette égalité feinte et théâtralisée par les jurys et leurs chefs génère en fait une très grande inégalité, une très grande injustice et par conséquent de la précarité.

Officiellement, mais on le sait les chiffres mentent souvent comme on l'a vu récemment à propos du chômage, nous étions 46 000 non titulaires en 2001 : l'État premier employeur de personnels précaires en France ça marque mal ! Aujourd'hui combien sont-ils les non titulaires, quelques milliers, quelques centaines ?  Pour les autres, chômage et Rmi sont le lot commun. Un article récent de Libération daté de novembre 2006 fait le point sur cette hécatombe, vous pouvez consulter le lien en bas de page. L'immense majorité d'entre nous n'est plus employée par les rectorats et certaines académies comptent jusqu'à 90% de non titulaires au chômage. Un petit nombre réussit aux concours, mais pour les autres qui ont travaillé plusieurs années parfois, qui ont plusieurs années d'études à leur actif et pour une part d’entre eux des enfants à élever, aucun accompagnement, aucun reclassement, rien, le vide : silence fracassant des anciens collègues préoccupés par leur retraite et leur pouvoir d'achat, silence étourdissant de l'Éducation nationale et pour cause !

Sachez madame que j'ai aimé passionnément ce métier, je pensais même que j'étais fait pour ça, quelle erreur ! Aujourd'hui j'en fais le deuil douloureux.

Nous avons cru naïvement que des profs avec un esprit un peu différent avaient leur place dans le système, des profs moins traditionnels, sans ce satané Capes en poche, mais aussi bons que les autres et parfois même meilleurs. Des profs qui verraient peut-être un jour leur expérience valorisée et pourquoi pas les services rendus à l'État pris en compte dans le cadre d’une aide à la titularisation, billevesée! Un conseiller ANPE peut vous le dire : le pire dans le système, c’est d’être chômeur issu de l’Éducation nationale, car pour lui, rien n’est prévu. L'État a mis en place en France le plus vaste plan social de ces dix dernières années, plan qu'il a appliqué sans sourciller à ses agents les plus précaires.

On s'est trompés, on le paye cash et je ne vous mentirai pas en vous disant que j'ai frôlé la dépression l'année dernière et je pense sincèrement n’être pas le seul dans ce cas.
Nous avons été rayés du budget de la Nation, rayés des listes, éliminés et laminés. Quelle tristesse et surtout quel gâchis pour nous et j'ose le dire pour l'Éducation nationale elle-même. Car peu à peu beaucoup d'entre nous ne repasseront plus les concours et seront perdus pour l'école qui s’essouffle, c'est triste et pathétique. Nous étions indispensables au système comme bouche-trou et aujourd’hui, vous venez me demander mon CV comme une vulgaire boîte d’intérim pourrait le faire, est-ce ça l’adaptation au monde du travail ?

Bien sûr Madame, vous n’êtes pas en cause.
Pour le compte de l’État vous êtes gestionnaire des personnels non titulaires au rectorat à Montpellier. Qu’importe, je n’ai aucune rancœur envers vous, aucun dépit, vous faite votre travail avec sérieux. Mais s’il vous plaît, lorsque vous proposez par mail à d’anciens vacataires ou contractuels de faire acte de candidature sur un poste, lorsque vous les enjoignez de faire parvenir leur CV au Rectorat, ne vous y trompez pas, pensez à la réalité de leur existence qui n’est pas une abstraction numérique et surtout pensez aux heures sombres que certains d’entre eux traversent.

Nous avons été des agents de l’État tout comme vous, rémunérés comme tels.
Nous ne sommes ni pions, ni marionnettes, nous sommes les sacrifiés, nous sommes les non titulaires.
Nous nous sentons désormais comme tous les salariés des entreprises que l'on délocalise furtivement au petit matin, nous nous sentons bafoués et trahis.

Laurent

04.03.2007

Faut-il croire Le Monde ?

Cette semaine, le quotidien du soir, de centre-droit, a publié un article intitulé "Le vote Bayrou, refuge pour des professeurs qui se sentent « trahis » par la gauche". "Le candidat centriste à l'élection présidentielle a plutôt laissé un bon souvenir au ministère de l'éducation nationale. Des professeurs le jugent proche de leurs préoccupations. Sylvain Petit, professeur d'histoire-géographie à Lille, est au nombre des enseignants qui se déclarent déterminés à voter pour François Bayrou. En 2000, pendant les manifestations contre Claude Allègre, successeur du candidat centriste au ministère de l'éducation nationale, il défilait avec une pancarte : « Faut-il regretter Bayrou ? » Ce qui, à l'époque, était « une provocation » est devenu tout à fait sérieux. « On a vu la gauche plurielle à l'oeuvre, explique-t-il. Cela devient compliqué de lui accorder beaucoup de crédit."

Il est étonnant de lire, comme si cela allait de soi, que François Bayrou avait laissé un bon souvenir lors de son passage à la tête du Ministère de l'Education Nationale. Il nous semblait avoir entendu une autre musique. Ensuite, la présentation de cette tendance de certains professeurs TITULAIRES en faveur de Bayrou est indéniable, mais est-elle déterminante, importante ? On peut encore identifier la gauche au dramatique cas Claude Allègre, mais il ne sera plus jamais ministre, et notamment si la gauche revient au pouvoir. Une erreur pareille de casting ne se reproduit pas deux fois. Quant au bilan de ce que la gauche a investi dans l'Education Nationale quand elle était au pouvoir et ce que la droite a desinvesti depuis 2002, il est clair ! La gauche n'est pas parfaite ni idéale, mais elle est infiniment plus préférable pour tous les citoyens et pour le monde de l'éducation que les sauvages qui dirigent la France depuis 2002, et qui continueraient à le faire en cas de victoire de Sarkozy.


Meeting à Saint-Denis, de José Bové

Changement d’ambiance (le même jour que la réunion présentée dans la note précédente). Le calme feutré des antichambres ministérielles a cédé la place à une agora bruyante et festoyante. La droite engoncée, conservatrice à l’excès est détrônée par un jury populaire. C’est le meeting de José Bové. A la tribune, les collectifs et coordinations se succèdent. La démocratie participative s’est invitée dans cette campagne présidentielle. Les regroupements de citoyens exposent leurs doléances, innombrables en ces temps d’ultra libéralisme débridé. Seront-ils invités à agir de concert avec les organisations politiques et syndicales ? Moins sûr.

La salle est acquise : la lutte contre la précarité, le syndicalisme de combat font partie des leitmotivs incontournables. On fustige le patronat, Sarko et Ségo. Mais peu de mise en cause du premier négrier de France, du premier patron voyou, devinez qui ? L’Etat français, bien sûr. Un peu seul, le collectif met l’accent sur le scandale que constitue le chômage massif des non titulaires, l’institutionnalisation de la précarité et de la flexibilité par l’Etat, réalités non pas d’ « ordre juste » mais ajustées à une gestion comptable des personnels.

Le CDNT interpelle José Bové sur la nécessité d’adopter une loi massive de titularisation des précaires de la fonction publique. Mais le héros du soir n’est pas encore arrivé. Tant pis, ce sera pour une autre fois…

Le calendrier du collectif se remplit, l’agenda s’étoffe : 2 rencontres sont confirmées en mars (PS, PC), une troisième prévue.

Mettre en débat sur la scène publique la question de la précarité dans l’Education, souvent occultée voire délibérément niée, représente une étape indispensable, nécessaire mais insuffisante. Nous nous heurtons à un double immobilisme, syndical et politique, dissimulé derrière des propos lénifiants. Nous ne sommes pas dupes. Nous ne pouvons compter que sur notre seule détermination et notre capacité à créer un rapport de force. La motivation demeure notre seul espoir. Or, celui-ci s’amenuise, s’essouffle sans apport de nouvelles forces vives. Rejoindre le collectif en ne se contentant pas de se tenir informé, c’est participer à la victoire.

Nous ne pouvons nous limiter à quelques rencontres. Sans action, les médias ne viendront pas. La précarité invisible, ça suffit !

Il y a 10 ans, les MA, à force de coups d’éclats ont réussi a imposé le réemploi. Pourquoi pas nous, la titularisation ?

Mercredi 20 février 2007. 15h. Cabinet du ministre de l’Education Nationale

M. Roy, conseiller social (sic!) de notre sinistre, en compagnie de 2 responsables… sans responsabilités de la Direction des Ressources Humaines (et oui, désormais, on gère les ressources, tout un symbole et une dure réalité !) reçoit des représentants du collectif des non titulaires.

Il est charmant, M. Roy, tout en douceur, tout en rondeur, tout en candeur. Dans la forme. Mais le discours s’avère très rapidement moins patelin.

L’entretien démarre mal. Avec un cynisme certain mais tout en adoptant une attitude débonnaire, M. Roy déclare ne pas comprendre notre démarche, notre opiniâtreté à défendre les non titulaires et à revendiquer leur titularisation immédiate et sans concours. Pour le ministère, en effet, nous n’existons plus, dinosaures d’un autre temps. La précarité ne serait plus que résiduelle, peau de chagrin réduite à portion congrue. Imaginez, seulement 2% des effectifs ! Comme Duwoye, autre personnage de sinistre mémoire, plus soucieux de se faire un nom dans le /Who’s who/ que de promouvoir un service public d’éducation, il se réjouit de la bataill