04.03.2007

Mercredi 20 février 2007. 15h. Cabinet du ministre de l’Education Nationale

M. Roy, conseiller social (sic!) de notre sinistre, en compagnie de 2 responsables… sans responsabilités de la Direction des Ressources Humaines (et oui, désormais, on gère les ressources, tout un symbole et une dure réalité !) reçoit des représentants du collectif des non titulaires.

Il est charmant, M. Roy, tout en douceur, tout en rondeur, tout en candeur. Dans la forme. Mais le discours s’avère très rapidement moins patelin.

L’entretien démarre mal. Avec un cynisme certain mais tout en adoptant une attitude débonnaire, M. Roy déclare ne pas comprendre notre démarche, notre opiniâtreté à défendre les non titulaires et à revendiquer leur titularisation immédiate et sans concours. Pour le ministère, en effet, nous n’existons plus, dinosaures d’un autre temps. La précarité ne serait plus que résiduelle, peau de chagrin réduite à portion congrue. Imaginez, seulement 2% des effectifs ! Comme Duwoye, autre personnage de sinistre mémoire, plus soucieux de se faire un nom dans le /Who’s who/ que de promouvoir un service public d’éducation, il se réjouit de la bataille (pas la lutte, trop connotée !) que le ministère a engagé contre la précarité. Sacrifiés les précaires, sur l’autel de l’efficacité budgétaire. Eliminés.

Bien qu’encore indemnisés – plus pour longtemps - par les rectorats ou rétrogradés au rang de vacataires. Et que fait-on des pléthores de CDD courts, temps partiels imposés, emplois aidés et dégradés non comptabilisés ? Variables d’ajustement – oh, le terme n’est pas prononcé, restons courtois - incompressibles, notre choix se résume à passer les concours, attendre un CDI ou une reconversion – à nos frais, sans formation et au mépris de nos qualifications -. Bonne nouvelle, les collectivités recrutent : animateurs, AVS, soutiens scolaires… payés au SMIC avec retard et généralement à mi temps. Nous ne mesurons assurément pas notre chance !

En d’autres termes moins policés : nous n’avons plus besoin de vous. C’est clair. Guère étonnant de la part d’un gouvernement qui professe la déconstruction de l’école, qui « évacue » du système les élèves jugés indésirables et les personnels précaires. La sous-traitance, en d’autres termes, la marchandisation de l’éducation est en marche, et au pas de charge.

Implicitement, M. Roy reconnaît cependant à demi-mots ce gâchis. Le désarroi des 3 émissaires du ministre s’immisce dans la conversation. En face d’eux, exit les « flux et les stocks » : la précarité, bien vivante, s’incarne. Des personnes laminées par les difficultés quotidiennes et qui leur rappellent la responsabilité de l’Etat. Du reste, les propos gainés, l’attitude contrite du conseiller et de ses acolytes trahissent leur incapacité, leur culpabilité et leur manque de solutions. Alors, notre principal interlocuteur se rassure et comme la voix de son maître ressasse le discours convenu : ne vous plaignez pas, vous étiez prévenus !

Il dégaine des statistiques. Parlons chiffre, pas humanité(s). Et la dernière trouvaille du ministère dans laquelle s’engouffrent avec entrain les syndicats se nomme le CDI . « Au jour d’aujourd’hui », dixit M. Roy, décidément en mal d’inspiration, près de 5000 en France bénéficieraient de cette nouvelle panacée pour précaires aguerris.

Mais lorsqu’il s’agit de dénombrer les vacataires, les imprécisions abondent. Les 2% pourraient se démultiplier. Gêne encore lorsque ces hérauts de la fonction publique réalisent leur méconnaissance de ce mode de recrutement, généralisé et systématisé par les rectorats alors qu’il n’aurait dû s’adresser qu’aux étudiants en quête de jobs Mac Do améliorés (6h par semaine et non 18), vacations qui, de plus, génèrent des coûts induits importants. Pour ces adversaires déclarés de la gabegie, un affront de taille !

Un audit à ce sujet est décidé. Victoire dérisoire.

Reconnus, expérimentés, reconduits mois après mois, année après année, nous n’appartenions à l’institution qu’à titre provisoire, non titulaires éphémères, feu follets oubliés. Et bien non. Fantômes de l’éducation, nous continuerons à hanter la mauvaise conscience de ces bureaucrates zélés, trop prompts à nous enterrer. Nous continuerons à interpeller médias et édiles de la nation jusqu’à satisfaction : la titularisation.

03.02.2007

Des non-titulaires réemployés dans l'Académie de Bordeaux

Une personne qui connait bien le dossier des non-titulaires dans l'Académie de Bordeaux nous a indiqué que ce dossier était tombé en deshérence, parce que des non-titulaires qui avaient engagé des recours juridiques contre le rectorat de Bordeaux "ont été achetés" par celui-ci, par l'intermédiaire d'un réemploi, d'une quasi-titularisation. En d'autres termes, le dossier engagé devant le Tribunal Administratif de Bordeaux se serait avéré payant... pour eux. Il reste à vérifier cette information. Le témoignage des personnes concernées ou de personnes informées sera précieux, pour tous. Nous rappelons qu'un spécialiste du droit administratif a répondu à nos questions et a démontré l'importance des actions juridiques.

Précision : il est heureux et préférable que des collègues non-titulaires au chômage depuis 2004 aient été réemployés, mais cette information essentielle, si elle est vérifiée, aurait dû être diffusée.

21.10.2006

Réunion du collectif mercredi 25 octobre à 18 h à la bourse du travail place saint Sernin à Toulouse

L’heure et le jour ont été choisis pour permettre au plus grand nombre de venir après les cours à l’IUFM. Comme vous l’avez peut-être constaté ce site et les activités du collectif midi Pyrénées sont au point mort depuis le mois de juin. Pourquoi ? Il me semble important de réfléchir à un premier bilan de la dernière année d’existence du collectif et de dresser quelques perspectives. La mobilisation n’a pas été assez forte l’an dernier et elle est quasiment inexistante cette année sur Midi Pyrénées.

La difficulté de construire un mouvement de précaires

D’abord notre situation de précaires rend difficile une quelconque mobilisation. Il est très difficile de lutter à la fois pour sa survie individuelle et de prendre du temps pour construire une pensée et des armes collectives. C’est tellement vrai que le meilleur moyen de faire taire un peuple est de l’opprimer économiquement. Une autre conséquence de notre précarité est que beaucoup d’entre nous ont lâché l’Education nationale pour passer à autre chose. On ne peut pas le leur reprocher.

L’épuisement des militants du collectif

Certains, qui pourtant se sentaient concernés, ont préféré laisser faire par d’autres ce qu’ils pensaient devoir être fait. On nous a reproché de ne pas être assez efficaces ou virulents. Comment l’être quand on est 5 ou 6 à se partager toutes les tâches ? Comment rendre visible un mouvement quand les gens concernés ne font même pas l’effort de venir à une AG ou à une manif ? Du coup, la tâche a reposé sur trop peu de têtes. Les plus actifs se sont fatigués, épuisés. (JPG) Tous ces problèmes reposent à mon avis sur une méconnaissance, une incompréhension de l’action collective. Un collectif est une organisation horizontale, qui profite du travail de chacune des personnes qui y participent, qui se construit à partir des réseaux qu’elle tisse, des actions qu’elle entreprend, de la mémoire qu’elle amasse, de l’expérience qu’elle accumule. Même s’il y a urgence, on ne peut réfléchir à court terme. Il faut s’inscrire dans la durée tout en sachant que notre situation de précaires est un gros handicap. C’est une des contradictions que nous avons à résoudre. On ne pas peut non plus oublier chaque année ce qui a été fait avant et recommencer tout à zéro. Modestement, c’était un des objectifs de ce site : garder des traces du travail fait et des expériences accumulées, pour nous, pour d’autres.

La situation générale du militantisme

Ensuite, d’une façon générale, le terrain du militantisme et de l’action collective est très plat et morose en ce moment. Seul actuellement, le mouvement en faveur des sans papiers et surtout autour de RESF (Réseau d’Education sans Frontière), arrive à mobiliser, à arracher quelques victoires et à enregistrer quelques reculades du gouvernement. C’est entre autres choses un effet après CPE, l’écoeurement de voir un mouvement massif sabordé par certaines organisations syndicales, l’impression, entretenue par les médias, que la lutte ne sert à rien et que la démocratie, ça consiste à voter une fois tous les 5 ans.

La perspective des élections

Certains (de moins en moins nombreux ou de moins en moins convaincus) pensent que les élections changeront tout cela. C’est oublier que le parti socialiste a participé à la vente à l’encan du service public français (accords de Lisbonne entre autres). Il faut donc, dans tous les cas de figures, maintenir la pression et continuer la mobilisation. Tout repose sur notre capacité à construire un rapport de forces. Bien sûr pour l’instant, il ne nous est pas favorable. Mais qui peut prédire le futur ? Qui aurait pu penser que le NON allait gagner lors du référendum sur l’Europe ? La réussite repose souvent sur la création de conditions favorables grâce à l’obstination et la persévérance. La démocratie, ça consiste à être acteur et responsable. Le droit et le devoir des citoyens, c’est de s’opposer aux décisions injustes prises par le pouvoir en place même s’il est légalement élu. C’est notre droit et notre devoir d’empêcher qu’on fiche à la porte des familles entières, des mères avec des enfants malades, qu’on détruise des couples, des vies. C’est notre devoir de nous opposer à la mort programmée de l’Education Nationale qui passe, en autres, par la réduction du nombre d’enseignants.

Les actions en justice et législative.

Certains pensent qu’une action collective n’est pas indispensable pour mener à bien une action en justice, individuelle par définition. Je crois que c’est ne pas évaluer correctement ceux que nous avons en face. Jusqu’à présent, aucune action menée par des non titulaires n’a eu gain de cause. Quant aux actions législatives devant le conseil d’état ou autres, les difficultés sont encore plus grandes. Aucune action de ce type ne peut s’inscrire sans une mobilisation importante et une pression médiatique. Cela nous a été confirmé par l’expérience ainsi que par les avocats contactés par le collectif de Bordeaux. Si le bilan dressé est assez noir, il reste des points positifs :

- L’émergence de nouveaux collectifs au niveau national
- La CNPE

La situation des non titulaires n’est pas homogène dans toutes les académies. Certaines régions ne reçoivent que cette année le choc frontal que nous avons essuyé l’an dernier. Elles disposent de forces vives. De nouveaux collectifs se créent à Orléans, à Rouen. D’autres résistent depuis des années grâce à la persévérance de certains de leurs membres, en Ile de France... Notre lutte est une lutte nationale. C’est pour cela que nous avons créé la Coordination Nationale des Précaires de l’Education. Il est prévu une rencontre de la CNPE pendant les vacances de la Toussaint à Paris. Mais il nous faut de l’argent... La CNPE a été montée l’an dernier par la volonté de plusieurs collectifs, dont celui de midi Pyrénées, à la suite de la mobilisation nationale de décembre à Paris. Elle regroupe plusieurs collectifs. Elle n’a pas pour ambition de se substituer à eux, au contraire : elle se nourrit de leur expériences, de leurs actions, de leurs réflexions. Son but est de fédérer les initiatives locales, d’organiser des stratégies communes.

Une lutte horizontale au-delà des corporatismes.

La lutte contre le CPE a permis de faire émerger le constat que la précarité dans l’E.N. touche tous les métiers et tous les niveaux : les enseignants, les gens de la vie scolaire, les personnels administratifs, les personnels techniques. Nous devons dépasser le corporatisme syndical et construire une autre démarche. Nous avons rencontré, tissé des liens avec le personnel précaire enseignant ou administratif à l’université. On estime à 40% le taux de précarité dans le supérieur. De même, la précarité commence à s’inscrire dans l’élémentaire par le biais des admis au concours sur liste complémentaire. Il nous faut travailler ensemble, tous personnels précaires de l’E.N.

De même, dans les esprits des parents d’élèves, le lien commence à être fait entre précarité des enseignants et défense de la qualité du service public d’éducation.

Je vous convie à discuter de tout cela, à apporter nos réflexions

le mercredi 25 octobre à 18 h à la bourse du travail Place saint Sernin à Toulouse

25.09.2006

Manifestation le 28 Septembre 2006

A la rentrée 2006, le licenciement massif et programmé des *personnels non titulaires* continue.
Les non titulaires (profs, personnels administratifs, TOS, personnels vie scolaire, MGI, etc.) n’ont jamais été autant méprisés et exclus qu’à ce jour. Les Rectorats, eux-mêmes grands pourvoyeurs de précaires, refusent de
communiquer le nombre de chômeurs et pour cause, depuis 3 ans, il s’agit bel et bien d’une hécatombe : 30 000 personnes ont été « virées ». Pire, ils instituent la précarité comme système de « gestion des ressources humaines » : chômage forcé, contrats de 10 mois de septembre à juin (pointage à l’ANPE en juillet et août, nouveau CDD : Chômage à Durée Déterminée !), retards inadmissibles dans le paiement des indemnités, vacations payées à l’heure sans droits sociaux (ni congés maladie, ni chômage, ni congés payés), etc. Alors que les besoins en
personnels n’ont jamais été aussi importants : classes surchargées, postes vacants, professeurs non remplacés, élèves non scolarisés. Et que l’expérience des précaires (2 ans ,5 voire 20 ans d’ancienneté) constitue un atout indéniable. Cette politique de rentabilisation financière maximale a un coût humain non négligeable : le sacrifice des plus précaires, personnels et élèves, et une conséquence, la CASSE DU SERVICE PUBLIC D’EDUCATION.

La virulence de l’attaque infligée aux non titulaires n’est que le prélude à un dépeçage des statuts : les TZR en font déjà l’amère expérience. STOP AU CARNAGE !

Nous, le collectif des non titulaires, maintenons notre mobilisation pour obtenir la TITULARISATION de tous sans condition. La loi de titularisation Le Pors de 1983-1984 a intégré massivement les précaires au sein de la fonction publique. Les candidats aux élections présidentielles de 2007, doivent être jugés sur leur capacité à juguler cette précarité et à mener une politique de justice sociale.

En région parisienne, le lieu et l'heure de rendez-vous sont : 13h30 place de la sorbonne devant la librairie PUF

Contacts :cdnt.idf@gmail.com 

Site Internet : http://cdnt.idf.free.fr

30.08.2006

La mobilisation en région parisienne

Pour celles et ceux qui résident en région parisienne, le cdnt propose les actions suivantes :

1) Le collectif des non titulaires organise des permanences devants les rectorats de paris créteil et versailles l'après-midi (14-16h) à partir de demain 28 août. Inscrivez-vous pour y participer auprès de catherine : 06 62 89 02 00 pour versailles, Jean michel 06 81 60 48 43 pour paris ou moi même, isabelle 06 19 81 12 00 ou iungemach@free.fr pour créteil

2) En vue d'une nouvelle campagne médiatique, nous allons informer l'opinion avant la rentrée. Faites-nous parvenir vos témoignages par mail à iungemach@free.fr ou par courrier : cdnt, 8 impasse crozatier 75012 paris.
3) Le mercredi 9 septembre à partir de 14h a lieu un rassemblement devant les rectorats de paris créteil et versailles avec l'intersyndicale (CGT, CNT, SNES, SUD). Une AG des non titulaires suivra à partir de 17h30 à la bourse du travail, 3 rue du château d'eau 75010 paris M° République.

ci-joint le tract "Ensemble contre la précarité" ENSEMBLECONTRELAPRECARITE.pdf

27.06.2006

Coordination Nationale, Collectif Grand-Sud, les communiqués

Réunie le dernier week-end, la Coordination Nationale des Précaires de l’Education qui organise et représente un nombre croissant de collectifs régionaux de non titulaires alerte l’opinion :

La mobilisation anti-CPE, dans laquelle les collectifs de non titulaires ont pris toute leur place a marqué un coup d’arrêt dans l’utilisation de la précarité pour imposer la logique du marché dans le travail et à l’école (apprentissage à 14 ans…). Mais la précarité et la marchandisation demeurent et se renforcent dans le secteur de la formation. Pour l’instant le CNE est limité aux officines d’enseignement privé, mais dans le Public, l’Etat s’autorise à faire pire encore :

  • Mise au chômage massive, au cours de ce mois de juin des personnels enseignants et ATOSS qui avaient été réemployés cette année (sans compter ceux qui ne l’ont pas été).
  • Les rares emplois qui seront peut-être proposés, à n’importe quel moment de l’année prochaine, seront des vacations illégales de 200 heures sans protection sociale, des contrats limités à la durée de périodes de remplacements, des CDI, qui ouvrent une brèche dans le droit de la fonction publique, sans même apporter une garantie d’emploi aux précaires comme viennent de le prouver certaines pratiques scandaleuses des rectorats.
  • Les directions de personnels transformées en directions de « ressources humaines » gèrent avec cynisme et sans humanité, des emplois en nette réduction (- 8700 cette année) qui ne sont plus des postes et qui peuvent être transformés en investissement divers en vertu de la nouvelle loi organisant les lois de finances (LOLF). L’objectif est clairement annoncé de se servir de la précarité pour détitulariser les personnels titulaires comme le suggère le sénateur UDF Arthuis.

Malgré leurs luttes (campements, manifs, élus…), lorsque les non titulaires sont reçus par les rectorats, ils sont renvoyés au ministère... qui refuse de les recevoir. En conséquence la coordination nationale appelle dés maintenant à mobilisation pour refuser le scandale de la précarité d’Etat :

  • avant la fin de l’année scolaire, elle propose aux medias de se retrouver le mercredi 28 juin après midi devant les rectorats et le ministère :
  • conférence de presse à 15 h au coin du boulevard Saint Germain et de la rue Bellechasse et demande d’audience pour recevoir des réponses sur :

- Le réemploi de tous dans des conditions acceptables (par exemple, dans le secondaire, comme Maîtres Auxiliaires Garantis d’Emploi)
- L’abolition de la vacation, système scandaleux et illégal
- La titularisation de tous, ce qui s’est déjà fait régulièrement pour des centaines de milliers de personnes (par des lois de titularisation)
- Le remplacement des départs à la retraite et la création de tous les postes nécessaires pour une école vraiment égalitaire qui permette à chacun de s’épanouir
- L’arrêt du recours à l’emploi précaire
- pendant les vacances et à la rentrée, elle va prendre, en concertation avec les syndicats, les dispositions pour que ces revendications soient portées par les luttes et soutenues par les élus et les candidats.

Une pétition, ci jointe, est destinée aux recteurs et au ministère PetitionnationaleprecairesEN.pdf
La coordination nationale a besoin du soutien de tous
(notamment financier CCP 8 702 00 Y 035
Philippe Aubé, 14 Parc de la Risle, 76130 Mont Saint Aignan)
Contacts de la Coordination nationale :
iungemach@free.fr (06 19 81 12 00)
nontitu@abri.org
Précairesfc@yahoo.fr
collectifgrandsud@yahoo.fr
collectifprecaires33@yahoo.fr
---------------------------------------------------------------
medium_collectifgrandsud.jpegLe Collectif Grand Sud-CNPE regroupant les académies de Nice et de Grenoble a été invité à une «Réunion précarité» intersyndicale le jeudi 22 juin 2006 de 18h à 20h initié par la CGT Educ’action 06 dans le but de mettre en place «une plate forme commune de nos revendications afin de combattre la précarité» à l’EN.

Cette réunion s’est tenue à l’UD CGT Educ’action 06, 4 Place St François à Nice et à cette occasion, le Collectif Grand Sud-CNPE a marqué son attachement à la Coordination Nationale des Précaires de l'Education (CNPE) et a remis un "Protocole de Résorption de la Précarité et du Chômage des Professeurs Non Titulaires de l'Education Nationale" ci-dessous qui a reçu le soutien réaffirmé de Sud Education de Nice présent à cette réunion et celui de la CGT Educ’action 06.

Nous avons souligné que ce protocole décline concrètement les "objectifs de la CNPE" de se mobiliser contre le scandale de la précarité à l’EN et :

- d’exposer au niveau national devant l’opinion, le gouvernement, les représentants syndicaux et politiques le scandale de l’emploi massif de précaires par l’Etat selon les conditions qui ont valu au CPE d’être rejeté ;

- de mettre en débat les réponses qu’elle propose pour sortir de cette situation scandaleuse :
· Réemploi de tous dans des conditions acceptables (par exemple, dans le secondaire, comme Maîtres Auxiliaires Garantis d’Emploi)

· Abolition de la vacation, système scandaleux et illégal

· Titularisation de tous, ce qui s’est déjà fait régulièrement pour des centaines de milliers de personnes (par des lois de titularisation)

· Remplacement des départs à la retraite et création de tous les postes nécessaires pour une école vraiment égalitaire qui permette à chacun de s’épanouir

· Arrêt du recours à l’emploi précaire.

Ce protocole est donc conforme à notre volonté réaffirmée le 21 juin 2006 d'œuvrer au sein de la CNPE et d'engager toutes les actions utiles afin de les transposer concrètement au plan académique conformément à l'esprit et à la lettre de tous nos communiqués et actions à ce jour officialisés sur le site de la CNPE (http://cnpe.free.fr).

C'est pourquoi nous avons accepté de nous joindre aux actions décidées à l'occasion de cette réunion intersyndicale et nous avons convenu de transmettre le "Protocole de Résorption de la Précarité et du Chômage des Professeurs Non Titulaires de l'Education Nationale" à tous les autres syndicats dont la liste des mèls syndicaux nous a été adressée par la CGT Educ’action 06 comme convenu à l’issue de la réunion intersyndicale entre les participants.
Contacts du Collectif Grand Sud-CNPE :
Anne-Marie & Frédéric
Email : collectifgrandsud@yahoo.fr

PROTOCOLE DE RÉSORPTION DE LA PRÉCARITÉ ET DU CHÔMAGE DES PROFESSEURS NON TITULAIRES DE L’EDUCATION NATIONALE


Le Collectif «Grand Sud» des profs non tits –CNPE de l’Académie de NICE Et de Grenoble a convenu sur la question de la résorption de la précarité et du chômage des professeurs non titulaires de l’Éducation Nationale ce qui suit :

Article 1 :


· Abolition de la vacation pour laisser place au recrutement sous contrat de tous les non titulaires à l’année et à plein traitement.
Article 2 :

· Le réemploi de tous les non titulaires abusivement licenciés à la rentrée 2005 avec reprise de leur barème et ancienneté.

Article 3 :

· La reconnaissance des diplômes, de l’expérience et de l’ancienneté.

Article 4 :

· Des mesures de titularisation pour tous les professeurs non titulaires en poste et au chômage depuis la rentrée 2005.

Article 5 :


· La mise en place du CDI instauré par la loi du 27 juillet 2005 à effet rétroactif avec un assouplissement des critères d’application à toutes les personnes justifiant de six ans d’ancienneté dans les huit dernières années et le recensement des collègues concernés car la circulaire trop restrictive du 1er décembre 2005 laisse beaucoup de collègues sans aucune perspective.

Article 6 :



· L’accès direct en deuxième d’année d’IUFM avec dispense des épreuves théoriques et une inspection en fin de stage pour tous les collègues totalisant au mois 6 ans d’ancienneté dans la fonction d’enseignement sur les huit dernières années.


Article 7 :

· L’ouverture de plus de postes aux concours externes, internes, et réservés qu’il convient de rétablir de façon à résorber la précarité des professeurs non titulaires et remédier au problème des classes surchargées et au sous-encadrement pédagogique qui s’ensuit.


Article 8 :

· Mise en place d’un plan de formation pour la préparation aux concours et le métier d’enseignant dans toutes les disciplines.

Article 9 :

· Réviser l’indice de rémunération selon le diplôme.

Article 10 :

· Transparence au niveau du recrutement des personnels.

Article 11 :



· Être écouté, reçu, entendu par le Rectorat.

Article 12 :


· Prévoir des actions en justice du collectif avec le soutien des syndicats signataires pour la multitude de CDD signés, les licenciements abusifs des professeurs non titulaires à la rentrée 2005, et l’absence d’égalité de droits à la formation et au reclassement avec un chômeur du privé.

Article 13 :



· La mise en place d’une convention UNEDIC/Rectorat.

Article 14 :



· Un soutien financier, logistique, juridique et médiatique est requis des syndicats signataires du présent protocole et soutenant le Collectif Grand Sud dans ses actions conformément aux présentes stipulations.
Toute modification aux articles présents fera l’objet d’un avenant.
Le 21 juin 2006
















09.05.2006

Appel à tous les acteurs de l'éducation - sur Toulouse

La mobilisation contre le CPE a permis de mettre la précarité sur le devant de la scène mais la lutte n’est pas finie ! Bien au contraire ! Le service public est le plus grand créateur de précaires : vacataires, contractuels, assistants d’éducation, la liste des statuts bouts de ficelle est longue. Dans tous les métiers, enseignants, atoss, administratifs, vie scolaire, les précaires font tourner la machine. Partout à la fac, dans le secondaire, dans la formation continue, bientôt dans le primaire....

Par delà les statuts et les métiers différents, les personnels non titulaires ont une revendication commune : la titularisation.

C’est pourquoi, nous appelons tous les acteurs de l'éducation et tous les personnels (du primaire, du secondaire et du supérieur), enseignants, administratifs, atoss, vie scolaire... non titulaires ou titulaires travaillant pour l’éducation nationale à une Assemblée générale sur le thème de la précarité.
• Pour mettre en commun nos expériences et nos luttes
• Déterminer une action de sensibilisation
• Préparer des Assises de la précarité dans l’Education nationale pour faire connaître et dénoncer largement cette situation

ASSEMBLEE GENERALE
MERCREDI 17 MAI
14H BOURSE DU TRAVAIL
Place saint Sernin Toulouse

Collectif DE non titulaires midipy (nontitu@abri.org), Sud education 31 ,CGT educ’action 31 (liste de signataires non limitative)

Collectif De non titulaires midipy
nontitu@abri.org
http://profsprecairesmidipy.free.fr

03.05.2006

Le site de la COORDINATION NATIONALE ...

est en ligne :

http://cnpe.free.fr/


Comme un bébé, il vient juste de naître, et il faut laisser à ses responsables quelques jours avant de lui donner une vraie vie, avec des informations, des moyens de contacts, ...

01.04.2006

Creteil, Versailles : l'actualité des luttes

"Jeudi 30/03 les étudiants STAPS (dont une majorité est de l'Université Paris XII) ont bloqué le rectorat de Créteil une grande partie de la journée et ont même surmontés les grilles, avant d’être reçus en audience par le recteur en personne. Une partie d’entre eux a dû passer la nuit dans notre campement. Comme le recteur n’a pas répondu à leur demande de leur donner des chiffres sur les affectations et les prévisions d’emploi en EPS, en se cachant derrière des raisons techniques et des promesses sans lendemain. Vendredi 31/03, ils sont revenus à la charge pour trouver les portes du rectorat fermées. Ils ont donc forcé une porte latérale (voir photos et video ci-jointes) et ont occupé le rectorat plusieurs heures. Après des négociations et d’autres promesses non écrites, ainsi que la mise en place d’un dispositif impressionnant de CRS, les étudiants ont dû être évacués du rectorat.



Le soir même, une tentative clandestine de démantèlement de notre campement a eu lieu. Des collègues du collectif ont dû intervenir dans la nuit pour réparer les dégâts. Malgré tout, le collectif des non titulaires d’Ile-de-France, présent sur place depuis le 17/10/05, poursuivra son soutien aux étudiants STAPS, dont les revendications rejoignent les nôtres. Nous dénonçons ces pratiques dignes des barbouzes d’une époque que nous croyons révolue et nous serons encore plus vigilants à l’avenir.

Mercredi 29/03, comme convenu, un rassemblement de plusieurs dizaines de non titulaires des académies de Versailles, Créteil et de Paris, ainsi que des délégués syndicaux, s’est tenu devant le rectorat de Versailles vers 15 h. Une délégation formée de 4 non titulaires et de délégués syndicaux du Snes, CGT et Sud, a été reçue par Mr Bernard Mahoux, conseiller du Recteur et Mme Claire de la direction de l’affectation des enseignants. Plusieurs questions ont été abordées au cours de cette audience. Un compte-rendu sera bientôt publié.

Abel

25.03.2006

La Coordination Nationale va se constituer début avril...

Debut avril, dans une grande ville française, des membres des différents collectifs de France vont se réunir. Objectif : mettre en place une Coordination Nationale des Professeurs Non-Titulaires de l'Education Nationale (ou des Personnels non-titulaires). Lors de sa fondation, les collègues réunis devront réfléchir et choisir :
un nom pour cette coordination; discuter et énoncer une analyse de la situation des professeurs, de la situation dans les différents rectorats; discuter et énoncer des principes, d'identité, de fonctionnement et de relations (avec les partenaires de l'Education Nationale), discuter et choisir des actions à venir. La Coordination Nationale peut et doit représenter plus de 20000 professeurs (qui pâtissent de l'éloignement des uns par rapport aux autres).

Si vous souhaitez adresser des informations, des idées, etc..., à cette coordination, vous pouvez, soit poster un commentaire à cette note, soit, si vous souhaitez communiquer des informations et des idées sans les publier sur le blog, les adresser à nontitulairesdelen@yahoo.fr.

Toutes les notes