25.03.2006

La Coordination Nationale va se constituer début avril...

Debut avril, dans une grande ville française, des membres des différents collectifs de France vont se réunir. Objectif : mettre en place une Coordination Nationale des Professeurs Non-Titulaires de l'Education Nationale (ou des Personnels non-titulaires). Lors de sa fondation, les collègues réunis devront réfléchir et choisir :
un nom pour cette coordination; discuter et énoncer une analyse de la situation des professeurs, de la situation dans les différents rectorats; discuter et énoncer des principes, d'identité, de fonctionnement et de relations (avec les partenaires de l'Education Nationale), discuter et choisir des actions à venir. La Coordination Nationale peut et doit représenter plus de 20000 professeurs (qui pâtissent de l'éloignement des uns par rapport aux autres).

Si vous souhaitez adresser des informations, des idées, etc..., à cette coordination, vous pouvez, soit poster un commentaire à cette note, soit, si vous souhaitez communiquer des informations et des idées sans les publier sur le blog, les adresser à nontitulairesdelen@yahoo.fr.

Commentaires

A tous les non-tits,
Je suis content de découvrir ce Blog qui s'adresse aux non-tits.
Aujourd'hui,28 mars 2006, j'ai eu la surprise d'apprendre qu'àce jour, mon contrat ne sera pas renouvelé à partir du 04/04. J'habite Chartres et je suis en poste à Bourges (180 Kms) depuis le 23/01. Je devais enchainer sur le congé maternité qui succède à un congé patho. D'aprés le Rectorat, personne ne me remplacera (pas de TZR en Stock...). Je suis contractuel depuis plus de 5 ans avec, ces dernières années, des contrats en pointillés...et hors de mon département. "Obligé" d'accepter ces conditions de travail je me demande bien si dans les hautes sphères de l'Etat on est bien conscient des dégats humains occasionnés à l'encontre des non-tits?.... Alain, sous merde de L'EN... (désolé pour ce qualificatif mais c'est souvent ce que je ressent...)

Écrit par : alain JARDRY | 28.03.2006

C'est inadmissible - comme pour les 20000 autres ! Ne devrais-tu pas, immédiatement, contacter les quelques politiques locaux qui pourraient faire pression sur le rectorat ? Et les syndicats sur place ? Et tes collègues titulaires ? Ne te gêne pas à mobiliser le maximum de personne, je crois que nous sommes un certain nombre qui n'auraient pas du se gêner à placer certaines personnes devant leurs responsabilités...

Écrit par : gerard | 28.03.2006

Je suis tout a fait d’accord avec la démarche proposée par GERARD.
(de par mon expérience personnelle, je peux vous affirmer que je n’ai jamais regretté, quelque soit le sujet, d’aller frapper au plus haut niveau possible,de vive voix.)
Je ne vous prends pas pour des enfants mais je vais me permettre des conseils qui voudraient être aussi des encouragements.
En effet, vous allez vous apercevoir que votre député n’a pas d’autres réponses que celles consistant à vous apporter son soutien.
Devant ce qu’il ne peut pas considérer autrement que scandaleux, il sera sans doute assez démuni sur l’instant.
A mon sens, il y a même de la fierté à se défendre dans de tels cas.
Voire même à insister pour que soit donnée une suite concrète à votre demande de soutien.
De toute façon, c’est la vocation des député(e)s et des syndicalistes.
Alors pas de scrupules, pas de pudeur, ( surtout pas de sentiment de culpabilité de ne pas avoir obtenu un concours) pour vous retenir dans cette démarche.
C’est un ingrédient indispensable sur le chemin pour faire cesser cette
exploitation inacceptable.
La seule difficulté ne sera que de pouvoir obtenir un entretien avec le député lui –même; persévérez , rusez si nécessaire, sans arrière pensée, car vous êtes dans votre bon droit, (d’autres ne demandent des audiences que pour des passe droit…)
Même si vous n’agissez que pour votre propre cas, tenez vos collègues au courant, cela profite en réalité à tous.
D’ailleurs ,imaginez que chacun des concernés ait le temps et le courage de faire cela …

Écrit par : BARRIER | 28.03.2006

A qui faut-il s'adresser pour se rallier à cette future coordination ? (mail ?)

Écrit par : nontit | 03.04.2006

Tu peux écrire à iungemach@free.fr

Écrit par : gerard | 03.04.2006

Soucieux de trouver des soutiens partout où l'on peut en trouver, je me suis souvenu que Laurent Fabius était fier d'annoncer qu'il communiquait aussi par blog.
Voici la copie du message que je lui ai envoyé hier:

Monsieur,
A l’heure où le débat sur la précarité occupe le devant de la scène à travers le CPE, je m’étonne et m’indigne du silence assourdissant des médias, mais aussi et surtout des syndicats et des partis de gauche concernant la situation dramatique des milliers de non titulaires de l’Education Nationale.
Vous ne l’ignorez pas, pendant des années elle a eu recours à des contractuels ou, dans le pire des cas, à des vacataires pour assurer les remplacements ou pour combler les postes vacants.
Pendant six années, j’ai répondu présent à chaque rentrée de septembre et j’ai tenu ma place devant les élèves qui m’étaient confiés avec le même dévouement et la même conscience professionnelle que mes collègues titulaires (mais pour un bien moindre salaire). Chaque année, j’ai connu l’attente d’un appel du rectorat tandis que la rentrée approchait ; chaque année j’ai connu l’éloignement, les gîtes au confort plus que spartiate et la nécessité de m’adapter très rapidement à un nouvel établissement sans que ma motivation n’en soit jamais altérée. J’ai assumé toutes les missions confiées par le rectorat (professeur principal, surveillances d’examens, évaluations aux épreuves orales du BTS et du BEP…), j’ai passé avec succès une visite d’inspection et j’ai chaque année reçu un avis très favorable de la part des différents chefs d’établissements. Bref, je crois avoir prouvé que je suis fait pour le métier d’enseignant.

Mais depuis la rentrée de septembre 2005, ordre a été donné aux rectorats de ne plus engager de contractuels et je me suis donc retrouvé au chômage comme des milliers d’autres ; et il nous aura fallu attendre trois, voire quatre mois pour enfin toucher nos allocations…
Pour des raisons budgétaires et au total mépris des élèves, il n’est plus fait appel qu’à des vacataires qui ne peuvent exercer au maximum que 200 heures par an, qui ne sont pas payés pendant les vacances scolaires et qui ne peuvent pas prétendre aux allocations chômage. Sans parler du chantage exercé par les recteurs de rayer des listes ceux qui s’aviseraient de refuser une vacation. Et l’on assiste à des situations ubuesques où deux vacataires se trouvent nommés sur le même poste de 18 heures (pour ne pas avoir à engager un contractuel), deux vacataires qui seront remplacés par deux autres en cours d’année quand ils auront atteint la limite des 200 heures. Qu’en est-il de l’intérêt des élèves ?

Il y a quelques semaines, un collègue non titulaire au chômage a pris une classe en otage. Cet acte est hautement condamnable mais il reflète bien la détresse qui est la nôtre d’avoir été utilisés puis jetés et de n’être ni entendus ni représentés. (Et cet incident n’a même pas éveillé la curiosité des médias sur les véritables raisons de ce geste ; ils se sont empressés de le faire passer pour un déséquilibré.)
A ceux qui objecteront que nous aurions du ou que nous n’avons qu’a passer le CAPES, je répondrai que le temps passé devant nos classes, ajouté à celui passé a préparer nos cours et corriger des copies, laisse peu de place à la préparation efficace d’un tel concours. D’autant que le nombre de postes ne cesse de diminuer…
Les très nombreuses irrégularités dont nous sommes victimes peuvent donner lieu à des actions devant les Tribunaux Administratifs et l’article 8 du décret n°86-83 de la loi du 17 janvier 1986 stipule que « lorsqu’un contrat prévoyant un recrutement à durée déterminée a été renouvelé au moins une fois depuis l’engagement initial, l’intéressé est réputé être employé pour une durée indéterminée. » Un avocat bordelais, Maître Boulanger, serait prêt à plaider notre cause mais de son propre aveu il faudrait que nous soyons médiatisés. Or, jusqu’à ce jour personne ne nous a manifesté le moindre soutien public et nous sommes anonymes, isolés, et pour certains, désespérés.

Au nom des milliers de précaires de l’Education Nationale, aidez-nous à briser le silence.
Je vous remercie par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à ce message.

Écrit par : thierry | 03.04.2006

voici une lettre que j'ai envoyée à tous les députés de gauche comme de droite sur leur site web ou à leur adresse email.


Sujet : contractuel de l'éducation nationale
Auteur : non-titulaire de l'éducation nationale


Je vous écris cette présente à fin d'attirer votre attention sur la situation des non-titulaires de l'éducation nationale (20000 en France).A l'heure où nous nous battons contre la précarité des jeunes ( CPE) il existe dans l'éducation nationale un contrat encore plus précaire : le CDD reconductible à l'infinie, grâce auquel les rectorats peuvent nous embaucher, nous débaucher selon leur désir et en complète opposition avec le droit du travail français .Dans les faits , la période d'essaie peut durer une vie .Pour ma part j'ai fait 2 vacations de 200h chacune (c'est le maximum légal dans une année) .Ensuite j'ai enchaîné 5 contrats de 1 an chacun (CDDs). On vous dira que je n'ai qu'a passer le concours. Pour cela il faudrait une formation et surtout que le concours soit ouvert ; dans ma discipline (éducation musicale) le concours interne (concours réservé aux non-titulaires exerçant depuis 3 ans) est fermé alors que l'externe (pour les universitaires sans expérience) est ouvert .Je tiens à signaler que d'autres disciplines sont dans le même cas.
J'accuse les rectorats et l'éducation nationale de non respect des droit de l'homme ,car le droit du travail en est un.
Les raisons:
- signature des contrats au delà du délai légal de 2 jours ( contrats antidatés)
- payement des heures de vacation irrégulier et ne correspondant pas au heures effectuées dans le mois
- non payement du chômage dans les délais légaux (+ de 2 mois ,bien plus!)
- aucune indemnité de licenciement
- nombre de CDD hors la loi
- aucun courrier de licenciement
- Non respect du droit à la formation (académie de Nice)
- non respect des barèmes de recrutement (Nice)
En conclusion , lorsque je vois ça j' ai un gros doute sur l'honnête intellectuelle de nos dirigeants et de nos syndicats (inexistant dans la défense des non-titulaires de l'éducation voir collaborateur car ils participent au non respect des barèmes de recrutement à fin de placer leurs adhérents ; Nice-Snes) face à la précarité en France.

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE
De 1992-1999 Musicien d’orchestre de bal (bassiste ,choriste ,sonorisation)
1999 Vacataire de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
1999-2000 Vacataire de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
2000-2001 Contractuel de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
2001-2002 Contractuel de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
2002-2003 Contractuel de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
2003-2004 Contractuel de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
2004-2005 Contractuel de l‘éducation nationale
Poste de professeur d’éducation musicale et de chant choral
2005-2006 Vacataire de l‘éducation nationale
ARTICLE
Remarque: tous les contrats sont des CDD, comme quoi l'état ne respecte pas les règles qu'il impose aux entreprises privées.
De plus, dans l'académie de Nice nous sommes restés plusieurs années sans inspecteur d'académie (éducation musicale) et lorsque enfin on en désigne un ,celui-ci prend comme première directive de ne pas faire de formation pour la préparation du concours réservé sachant que ce même concours ne sera pas reconduit l'année d'après ainsi que le concours interne. N'ayant pas respecté le droit de formation ,qui l'on retrouve comme jury au concours réservé 2005 ?Ce même IPR que l'on va payer à la journée. Ceci est un bon exemple de malhonnêteté intellectuelle.
Il faut savoir que le rectorat de Nice ne se soucie pas de l'avenir des enfants; durant au moins 3 ans les élèves de Roquebilliere sont restés sans cours de musique et de dessin .De plus ,dans l'arrière pays niçois ,les différents IPRs de musique ne sont jamais venus dans la période Septembre 1999-juin 2005, sachant que sur le poste il y avait un contractuel qui aurait sans doute voulu être conseillé .C'était trop loin pour eux ,alors que certains profs montaient tous les jours (50km de montagne+ travaux sur la route).
De toute manière , le mérite importe peu pour ces gens là. Exemple , un prof de musique est absent pendant plus de 3 ans. Il habite à moins de 10 km du collège et ne peut ( d'après ses dires) assurer sa fonction .Par contre son problème de santé ne le gène pas pour faire des centaines de km avec sa chorale d'adultes pour ce produire au rectorat par exemple .Et bien ce prof on le retrouve à l'heure actuelle dans l'équipe pédagogique de l'IPR d'éducation musicale de l'académie de Nice. Donc le mérite n'est pas un critère de sélection pour ces gens là ,ils préfèrent le copinage .
Pour ma part je suis en train de me renseigner pour voir si il n'y a pas moyen de les assigner au tribunal administratif . La poste l'a été pourquoi pas l'éducation nationale ou le rectorat de Nice .

Écrit par : luc | 04.04.2006

iungemach@free.fr ? il semble qu'il n'y ait pas vraiment d'abonné à cette adresse; ou alors j'ai posé des questions gênantes à propos de cette coordination... ???

Écrit par : nontit | 06.04.2006

L'adresse est bonne... pour le reste...

Écrit par : gerard | 06.04.2006

... Pour le reste, je ne pense pas l'avoir reçu. Pourriez-vous m'envoyer vos remarques ? Nous n'avons rien à cacher et sommes prêts à écouter toutes suggestions et critiques éventuelles.
Un compte-rendu sera bientôt publié sur le blog. Alors, patience...
Dans l'attente de votre mail,
Isabelle

Écrit par : isabelle | 06.04.2006

A priori, je ne suis pas le seul (cf forum de Pascal) à avoir écrit sans obtenir de réponse. Problème de mail ?

Écrit par : nontit | 08.04.2006

Non, seulement Isabelle est très occupée, elle est aussi maman, mais nous devrions publier dans les heures qui viennent ou dans les jours qui viennent un premier communiqué sur la réunion bordelaise concernant la mise en place de la coordination nationale. Un peu de patience, mais nous sommes, comme vous, impatients...

Écrit par : gerard | 08.04.2006

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