15.01.2006
François Fillon, le responsable du chômage des non-titulaires
Il ne faut jamais avoir la mémoire courte. Luc Ferry était Ministre de l'Education Nationale - un mauvais ministre, mais qui avait obtenu le réemploi des non-titulaires et contractuels. Le gouvernement Raffarin était déjà dans le mur. Une énième opération de communication était requise pour maintenir "le zébu" dans sa fonction. Pour Ministre de l'Education Nationale, il choisit François Fillon. Une fois parvenu au Ministère, avec un cabinet composé d'aristocrates et de hauts fonctionnaires totalement ignorants et méprisants à l'égard du monde de l'Education Nationale, il a décidé de charger "sabre au clair", et de faire envoyer au chômage des milliers de professeurs de l'Education Nationale. "faire envoyer", car ce sont les rectorats qui n'ont pas procédé au réemploi. Lui peut se cacher derrière - ? Il faudrait, il faudra examiner, un beau jour de la Révolution, les papiers du Ministère de l'Education Nationale, les "archives", pour déterminer si l'ex-député de la Sarthe, désormais assis dans le train de son fauteuil de sénateur, est bien responsable sur un plan personnel de cette décision gravissime. Car la France est émue par le plan social d'Hewlett Packard - mais l'Education Nationale, a, faut-il le rappeler, licencié -sans licencier puisqu'il n'y a aucun document légal nécessaire- entre 20.000 et 30.000 personnes en deux ans !
Mais nous devons faire attention ! François Fillon a décidé de continuer ses mauvaises oeuvres ! Il est désormais l'un des principaux conseillers de Nicolas Sarkosy...
Les citoyens doivent se protéger d'un tel individu dont la participation à la gestion et à l'orientation des biens publics de la nation a été catastrophique. Pouvons-nous, devons-nous, engager une action juridique contre François Fillon (et ce même si ces chances de réussite devaient être faibles ?). En tout cas, il ne devrait pas être oublié dans les manifestations, les slogans. Il est parti, mais il est encore là, en fait, et dans les faits !
Au fait, le sieur a un blog - si, si, le ridicule ne tue pas...
10.01.2006
Bivalence professorale, omnivalence ministérielle ?
La "dernière proposition" de Gilles Robien, la bivalence d'une majorité d'enseignants, est limpide dans ses objectifs : diminuer de manière drastique le nombre d'enseignants. La droite attaque de manière frontale l'Education Nationale.
Les non-titulaires pourraient proposer "l'omnivalence ministérielle" : un seul Ministre pour l'ensemble des fonctions ministérielles actuelles. Les "économies" réalisées seraient, seront, substantielles... Nous proposons donc au Président de la République de demander la démission de Gilles Robien - afin qu'il puisse, comme tout le monde, "pointer au chômage"...
Ces "suggestions de mesure" -si on y ajoute la présence des policiers dans les établissements- sont insupportables, de la part d'une majorité politique qui n'a aucune légitimité démocratique (battue à toutes les dernières élections depuis 2002).
11:18 Publié dans Contre qui luttons-nous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.01.2006
Jacques Chirac nous dit...
"Et au cœur de la République, il y a le mérite : pouvoir réussir par son travail, sa volonté, son talent, quel que soit le lieu où l'on vit ou quelle que soit son origine. Pouvoir progresser, réussir dans la société sans être entravé par la barrière des castes ou des privilèges. L'école, c'est la clé de tout. Nous allons mieux aider les établissements qui en ont besoin, faire de l'apprentissage l'autre voie de la réussite, ouvrir plus largement les portes des universités et des grandes écoles aux enfants des milieux modestes. Et puis, l'honneur de la République c'est d'intensifier notre action au service des habitants des quartiers en difficulté parce qu'il n'y a pas de République sans égalité des chances."
12:06 Publié dans Contre qui luttons-nous ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.12.2005
Le Plan Robien pour les ZEP
Le Ministre annonce des créations d'emplois. Les professeurs non-titulaires, titulaires de leurs compétences, vont-ils réemployés ? Tous ? quelques-uns ? Dans quel cadre ? ou... ? Le communiqué matinal annonce 1000 professeurs - il y a 20000 chomeurs de l'Education Nationale ! Donc...
18:25 Publié dans Contre qui luttons-nous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2005
Robien, un énième discours politique...
Discours tenu à l'Assemblée Nationale par Gilles Robien le 9 Novembre 2005 :
Mesdames et Messieurs,
J'étais ce matin en Seine Saint Denis ; au Collège Painlevé de Sevran et au lycée professionnel de la Courneuve ; les chefs d'établissement, les professeurs, les personnels m'ont raconté comment ils ont vécu ces jours difficiles, comment ils continuent d'accomplir leurs missions, avec le souci du bien des élèves dont ils ont la responsabilité. Leur constance est remarquable.
Je veux saluer tous les chefs d'établissement, tous les directeurs d'école, tous les professeurs, et tous les personnels de l'Education nationale, qui assurent leurs missions sans désemparer dans des conditions souvent difficiles, en particulier dans les quartiers atteints par la violence.
Au nom du gouvernement, je veux rendre hommage à leur travail, à leur ténacité, à leur dévouement à la cause de la République. Je veux leur dire le soutien et la gratitude de la Nation.
Nous le savons, le Premier Ministre l'a dit : le rétablissement de l'ordre public est une nécessité absolue et un préalable indispensable à toute action.
Mais rien ne serait pire, une fois l'ordre rétabli et le calme revenu, que de nous détourner du problème et d'attendre la prochaine explosion ! Nous devons regarder les choses en face ; les événements trahissent un profond malaise, une profonde crise ; il ne s'agit pas d'excuser l'inexcusable, mais de traiter objectivement les problèmes !
Parmi ces problèmes, il y a bien sûr le chômage, le manque de perspectives, le recul de l'égalité des chances, le manque d'espoir de promotion sociale.
Or, contre le désespoir, le manque de perspectives, l'errance, le meilleur remède c'est l'éducation, l'instruction, la formation.
Cette vérité, nous n'avons pas attendu ce qui se passe aujourd'hui pour la découvrir ! Et l'Education nationale n'a pas à rougir de son travail dans ces quartiers difficiles !
La Nation a déjà fait beaucoup pour l'éducation dans ces quartiers, en particulier dans le cadre des Zones d'Education Prioritaire.
A ce propos, je pose une question : qui peut nous dire ce qui se passerait s'il n'y avait pas eu les ZEP ?
Mais si nous n'avons pas à rougir, nous n'avons pas non plus à nous satisfaire ; très loin de là !
Il faut se rendre à l'évidence, et faire preuve d'humilité. Les effets que nous constatons sont suffisamment éloquents pour nous conduire à une conclusion : nous devons faire plus, nous devons faire mieux, et surtout : nous devons faire autrement !
Notre devoir, notre mission, c'est de donner une réalité au principe d'égalité des chances ; nous ne pouvons accepter qu'il se transforme en expression vide de sens ; il en va de la justice à l'égard des personnes, et de l'avenir du pays.
*
Trois constats : (pour lire la suite de cette logorhée...)
17:53 Publié dans Contre qui luttons-nous ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.10.2005
Lettre au Premier Ministre...
lettreaupm.doc
Un extrait : je suis l'un des 30000 citoyens que l'Education Nationale, après les avoir employé pendant des années, a mis au chômage, sans, préavis de licenciement, sans information sur un licenciement, avec des indemnités réduites par comparaison avec celles du privé, payées avec retard, mais surtout, mis au chômage alors que le droit du travail français et le droit du travail européen l'interdisent. En effet, l'usage de CDD est strictement encadré; et dans notre cas, l'Education Nationale les a additionné, sans se gêner... Et maintenant, parce que quelques hauts fonctionnaires ont décidé de faire réaliser des économies minimales à l'Etat sur notre dos, l'Education Nationale, et l'Etat, paraissent oublier que nous vivons, agissons et travaillons dans un ETAT DE DROIT. Droit du travail qui n'autorise pas l'Etat à disposer de marges de manoeuvres budgétaires sur le dos de quelques milliers de salariés pour faire plaisir à une équipe gouvernementale qui ne trouve pas ailleurs les économies substantielles à réaliser.
Vous pouvez consulter les professeurs de l'Education Nationale. Ils ont des idées et des propositions à vous faire sur ces économies. (...)
15:33 Publié dans Contre qui luttons-nous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2005
Que pensez-vous du reportage diffusé sur France Inter ce matin ?
Par exemple, pour ma part, je n'en reviens pas de l'audace du (conseiller ou haut fonctionnaire) du Ministère qui a osé défendre la politique de chômage de l'EN en la qualifiant de "déprécarisation". Cet aveu de leur immoralité et de leur indécence morale et politique est tout de même intéressant car au moins de nature à ne pas calmer les esprits. Puissions-nous comprendre que nous avons en face de nous des ...
13:36 Publié dans Contre qui luttons-nous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


