13.03.2006
D'après, Pierre Marcelle, un télescopage événementiel sensé ?
"Nous étions jeudi dans la diagonale d'un écran banal quand un fracas l'envahit, qui fit état d'une prise d'otages dans un collège sarthois, avec l'ostentation dramatique, au commentaire, des affaires potentiellement attentatoires à la vie des petits nenfants. Hélicos et GIGN, Fillon retour de Londres, et Robien de Paris (...) A quatre heures du matin de samedi, évacuation de la Sorbonne où, l'après-midi, le même Robien, préposé au patrimoine, y vendait démagogiquement les maigres dégâts causés par sa brève occupation. (...)" (à lire dans Libération, Lundi 13 mars 2006)
14:39 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.03.2006
Nicolas Viltail, interné au Centre Hospitalier de la Sarthe
Ce samedi matin, nous avons appelé ce Centre Hospitalier. Il s'agissait de savoir si Nicolas est interné dans cet établissement, comme des médias l'ont indiqué hier. L'accueil a transféré l'appel à un infirmier. A la question :
- est-ce que Nicolas Viltail est interné dans votre établissement ?
sa réponse a été : je ne peux pas vous répondre. Je ne peux rien vous dire, j'ai reçu des consignes (sic !)
Donc Nicolas est interné dans cet établissement.
Et l'infirmier a continué en déclarant :
- Il faut que vous appeliez lundi, afin de parler au médecin-chef qui sera le seul habilité à vous répondre.
- D'accord, et comment s'appelle le médecin-chef ?
- Je ne peux pas vous répondre (sic !)
Nicolas est donc interné dans un Hopital Psychiatrique. La psychiatrie est le bras armé de toutes les dictatures, dures ou douces, à travers le monde. Les autorités judiciaires ont estimé que Nicolas souffre d'un jugement dérangé, qu'il tient des propos incohérents, et ont donc opté pour une "médicalisation". Il n'y aura donc pas de procès. L'Etat espère sans doute, par ce procès annulé, éviter que le scandale des professeurs non-titulaires de l'Education Nationale ne lui éclatera pas à la figure, mais c'est un mauvais calcul. En attendant, Nicolas Viltail est entre des mains à gants blancs, mais il est en danger !
Dans cette situation, nous appelons l'ensemble des collègues qui sont conscients qu'une hospitalisation en HP représente un danger pour la personnalité et la conscience de Nicolas Vilpail de lui exprimer présence et soutien, que ce soit par lettre (rte de Spay 72700 Allonnes BP 4), par fax ( 02 43 43 51 73). Votre soutien le protégèra contre la violence d'Etat.
Nous en appelons aux collègues, titulaires ou non-titulaires, de la Sarthe, ainsi qu'aux syndicats, pour exercer une veille sur le cas et la situation de Nicolas Viltail.
Un article du Figaro qui indique que notre collègue s'est probablement fait "casser" par un inspecteur d'académie, comme tant d'autres de ses collègues non-titulaires (mission des inspecteurs : décourager, démobiliser, faire croire que vous n'êtes pas un bon prof, ...)
Un article paru sur le site de France 3
11:00 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
10.03.2006
Nicolas Vilpail, parmi nous, dans sa lutte contre Fillon, Robien et consorts !
Notre collègue, Nicolas Vilpail, a accompli un acte désespéré. La prise d'otages d'une classe et de membres du personnel de surveillance de l'établissement du Lycée de Colbert de Torcy ne pouvait lui être utile. Le professeur qu'il a été et qu'il est savait que son acte le conduirait à cette reddition, donc à son enfermement, à la prison, et probablement à un procès. Il sera le grand perdant de cette affaire. Et nous, collègues, professeurs non-titulaires de l'Education Nationale, nous pouvons «comprendre» son geste, mais non l'approuver. En effet, par cet acte, il a tiré l'attention sur sa situation, mais également sur celle de plus de 20000 Français qui, depuis deux ans, sont confrontés à une double omerta : le silence des autorités, le silence ou le jeu de dupes médiatique.
Pourquoi ? Depuis deux ans pour certains, un an pour d'autres, ou quelques mois pour d'autres encore, plus de 20000 professeurs sont au chômage, EN TOUTE ILLEGALITE. L'Education Nationale, notre employeur, dirigé par Monsieur Fillon, puis par Monsieur Robien, a utilisé une «variable d'ajustement», pour réaliser des économies de bout de chandelle : ne pas réemployer des professeurs, de français, de mathématiques, d'anglais, d'économie, ... EN TOUTE ILLEGALITE : car il existe en France, un droit du travail, des lois. Tout licenciement doit s'accompagner de :
- un préavis;
- une lettre d'information et de justification
- des indemnités si la durée d'exercice est suffisamment longue
- enfin, dans la mesure où le nombre de CDD dépasse le nombre de trois, le réemploi en CDI est automatique.
Sur ce droit, sur ces lois, ces Ministres, l'Education Nationale, se sont «assis», comme si l'Etat était de droit divin, et pouvait faire comme bon lui semble.
Depuis deux ans, les non-titulaires qui sont mobilisés n'ont pu engager aucun dialogue avec la direction politique de cette administration. Acte magique digne de quelques brahmanes : ils ne pensent pas à nous, ne répondent pas aux lettres, et donc nous n'existons pas !
Depuis deux ans, nous avons alerté de manière régulière, répétée et argumentée les médias. Nous avons constaté :
- le silence;
- une présentation tronquée et partielle de notre situation
Par la présente, nous, professeurs non-titulaires de l'Education Nationale, nous répétons que nous comprenons notre collègue Nicolas Vilpail; que nous lui témoignons de notre soutien, en le remerciant d'avoir choisir la voix de la raison dans cette affaire. Nous tenons à dénoncer l'orientation stupéfiante et scandaleuse des médias qui ont choisi de présenter notre collègue comme un «forcené», un malade et un alcoolique ! Sa maitrise de lui-même et son choix de ne perpétrer aucune violence prouvent, au contraire, que notre collègue est un individu sensé mais désespéré. Nous demandons aux syndicats français un soutien réel et entier, c'est-à-dire des moyens financiers et humains afin d'engager une lutte juridique NATIONALE contre ce gouvernement et cette majorité. Nous demandons aux collègues titulaires qui n'ont pas encore fait ce chemin intellectuel de bien réfléchir à la situation actuelle de l'Education Nationale, de comprendre qu'ils seront victimes de la politique de ce gouverment si le candidat de l'UMP devait triompher aux prochaines élections, de comprendre enfin que nous sommes tout autant enseignants qu'ils le sont !
Nous demandons à l'ensemble de celles et de ceux qui soutiennent cette déclaration de l'indiquer par un commentaire de cette note, avec un prénom au moins.
Nous faisons appel à celles et ceux qui connaissent Nicolas Vilpail afin qu'ils nous adressent des informations sur lui, son état, sa personnalité, afin de le défendre ici.
e-mail : nontitulairesdelen@yahoo.fr
14:06 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis, Document | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
Dans "Libé", un récit, sans explications...

08:14 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.03.2006
Le desespoir conduit un collège non-titulaire à un acte desespéré !
Nous venons d'apprendre qu'"un homme armé" retient en otages, depuis le début de l'après-midi 9 mars, un professeur, un employé, et 18 élèves dans une salle de classe du lycée Colbert de Torcy à Sablé-sur-Sarthe. Sablé-sur-Sarthe est une mairie dont le maire ne serait autre que... François Fillon, l'ancien ministre de l'éducation, responsable du licenciement-sans licenciement de milliers de professeurs ! Notre collègue disposerait d'une arme de poing. C'est la Préfecture de la Sarthe qui indique qu'il s'agit d'un "enseignant contractuel qui a enseigné il y a deux ans dans ce lycée" C'est en fin de matinée qu'il a surgi à l'école avant de s'enfermer dans une salle avec ses otages.
Nous espérons que notre collègue saura retrouver la raison, afin de ne pas porter atteinte aux vies qu'il a soumis à sa force; et afin qu'il protège la sienne, pour ne pas finir comme le célèbre "Human Bomb", probablement assassiné dans son sommeil.
Nous tenons à indiquer que nous comprenons le desespoir de notre collègue, desespoir personnel, professionnel, peut-être même social, tant le pays est actuellement dirigé par un personnel politique et administratif indigne. S'il est difficile de trouver des voies nouvelles de protestation et d'actions, il est impératif de ne pas offrir la moindre légitimité sécuritaire et haineuse à une majorité politique qui ne demande que cela.
Nous espérons que les représentants syndicaux locaux pourront intervenir avec efficacité, conduire notre collègue à ne rien faire contre les "otages" et contre lui-même; et pourront enfin relayer la parole de plus de 20000 victimes de la pseudo "politique économique" de l'actuelle majorité !
Pour voir un direct - Itele
17:45 Publié dans Dans les médias, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
De Charette à De Villepin : le CPE va t-il guillotiner la majorité UMP ?
""Devant les tensions et les incompréhensions qui s'expriment dans toute la société, je crois, comme on dit au foot, qu'il faut mettre le pied sur le ballon", déclare M. de Charette, dans un entretien au Parisien de jeudi, estimant que le CPE pourrait "coûter l'élection présidentielle" à la majorité."
14:00 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Pour une factrice du Tarn, la précarité ne faisait pas un pli"
"A force de faire du vélo, la factrice de Marssac (Tarn) a fini par décrocher le maillot jaune de la précarité. Christiane, 58 ans en juin, a en effet accumulé 574 contrats à durée déterminée (CDD) en quinze ans. C'est en septembre 2005 seulement que, ne recevant plus de la Poste aucun appel, l'éternelle «rouleuse» remplaçante s'est décidée à saisir les prud'hommes. L'affaire, qui devait être jugée hier à Albi, a été reportée au 10 mai. «Nous n'avons pas le chiffre officiel» : l'administration régionale du courrier dit ne pas avoir fait le décompte des CDD de la factrice de Marssac. Elle ne veut pas «entrer dans le détail de cette affaire». Du coup, elle (edition du jeudi 9 mars 2006) (...)
"Les arguments de la Poste sont plutôt faibles», moque Thomas Barba, cadre délégué CGT de la maison et avocat de la factrice. (...) «Voilà comment l'Etat aujourd'hui ne respecte pas le droit», conclut le cégétiste."
A qui le dis-tu, cher ami... !
13:55 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2006
Le CPE-CNE - pour personne ou pour tous !
L'analyse du "chômage des jeunes", qui a conduit l'aristocrate-premier ministre à "l'illumination", est comique. Ce chômage serait structurel - sauf si on offre aux entreprises le moyen de les embaucher, mais aussi de les débaucher, comme çà, d'un claquement de doigts, pendant deux ans. Aucun sénior, aucun quiquagénaire, aucun natif du baby-boom, n'accepterait une telle épée de Damoclès sur la tête, mais les jeunes, ce sont de vrais moutons, ils gobent tout ce qu'on dit, alors...
Des individus dont les conditions économiques sont hypersécurisés, hauts fonctionnaires ou nantis à la sauce Parisot, expliquent à celles et ceux qui ne sont pas comme eux, que "la précarité est une loi de la condition humaine" et que s'il y a des privilégiés, il est juste que, au pays de l'Egalité et de la Fraternité, la majorité trime, trinque, travaille à nouveau plus de 40 heures, et ce pendant 40, voire 45, et pourquoi pas 50 annuités !
La provocation est tellement grossière - qu'elle est, ou motivée par un mépris du populaire, ou par une inconscience totale...
Comme d'autres, les jeunes sont au chômage - parce que les babyboomers tardent à partir à la retraite, parce que des dirigeants d'entreprise sont aussi des imbéciles (il suffit d'examiner les annonces d'emploi qui exigent systématiquement de l'expérience), ...
Pour les non-titulaires, cette journée est importante, car ils sont déjà victimes d'une précarisation d'Etat, même illégale, même interdite par le code du travail ! Il faut donc se mobiliser auprès des jeunes, en sachant, auprès d'eux et avec eux, qu'un gouvernement de sourds aura du mal à entendre, que des "manifestations dans les rues" ne peuvent suffire, qu'il faudra innover, tant sur le plan des slogans que sur le plan des actions politiques, pour parvenir à un résultat...
23.02.2006
Sarkosy essaie de séduire Karen Montet-Toutain...
"Interrogée en marge de la convention sur l'Education de l'UMP, où elle participait à une table ronde sur les violences scolaires, la jeune professeure d'arts plastiques a assuré d'une voix lasse qu'à la suite de son agression, le 16 décembre, "un proviseur-adjoint a été nommé mais on attend toujours les autres personnels" dans l'établissement. (...) Elle a insisté sur le soutien "très important" reçu du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy."
Notre collègue agressée est-elle manipulée ? seule ? sous le charme du coup de communication de l'UMP à son endroit ? Car il faut le rappeler, et l'écrire noir sur blanc : la disparition, de 20.000 à 30.000 professeurs non-titulaires, sur l'ensemble des collèges et lycées, a contribué à la dégradation des conditions de travail ET de sécurité dans les établissments - et cette décision, ce choix, ont été pris par l'UMP, qui est la base de la majorité présidentielle actuelle !
Et M. Sarkosy se nourrit de tous les faits divers dramatiques qu'ils exploitent pour sa communication "sécuritaire", fermeté, blablabla...
Il faut lire, absolument, le déjà fameux "Place Beauvau", pour constater que de Fouchet à Sarkosy, la police française est devenue le coeur du système économico-politique; que les libertés publiques sont suspendues à l'arbitraire de quelques individus dont certains n'auraient pas dépareillé dans la Cagoule, que ces messieurs ne servent pas la nation mais se servent de l'Etat...
Il serait donc important de savoir si notre collègue est dupe, ou...
17:20 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.02.2006
Manifestations contre le CPE et ce gouvernement de brutes épaisses, votre témoignage...
Il y a ce que les médias vont dire ce soir. On connaît la chanson. Parce que toute la France n'aura pas manifesté, ils vont parler de "mobilisation mitigée", une "déception pour les syndicats" - exemple avec Pujadas. Mais les choses ne se terminent pas ce soir. Et une fois que les vacances de février seront passées... Si vous avez manifesté à Paris, Bordeaux, Marseille, Toulouse, etc..., nous vous remercions de narrer votre participation et votre perception de la journée...
17:24 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
06.02.2006
Un journaliste TV recherche des témoignages sur la violence contre les professeurs
Lionel a publié : "Je suis journaliste (TV) et j'ai lu avaec beaucoup d'attention vos témoignages. J'aimerai rentré en contact avec certains d'entre vous qui ont vécu plus ou moins un drame identique à celui de karen. Vous pouvez me joindre par mail ou par téléphone au 0626274887 c'est assez urgent et anonyme ..."
Ce journaliste travaille pour une agence célèbre. Il recherche prioritairement des collègues, des témoins, sur Paris et Région Parisienne, puisqu'il s'agit de les rencontrer, interviewer, filmer.
10:45 Publié dans Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2006
Une assemblée nationale illégitime légifère au profit d'1% de Français...
Depuis 2002, ils ont perdu l'ensemble des élections nationales. Mais qu'importe le peuple, sa volonté, sa souveraineté ? Il nous suffit de choisir parmi nous un aristocrate qui a déjà publiquement dit tout le mal qu'il pense de la démocratie, et, imbibé de sa suffisance natale, nous pourrons faire passer des mesures qui profitent à... nos amis. C'est comme cela que le CPE, après le CNE, et autres merveilles de l'ultra-libéralisme théorisé par le Front National, serait imposé. Sauf si...
17:37 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.01.2006
L'Education Nationale recrute... policiers, gendarmes et Terminators...
Comme nous l'annoncions il y a quelques semaines, l'Education Nationale, service prospective, vient de remettre un rapport au Ministre. Il s'agit de prévoir les conditions et les besoins des écoles, collèges, lycées et universités. Selon ce service de prospective, l'Etat devrait procéder à une pré-commande de Terminators de première génération, auprès de Skynet.
Mais sans attendre, une grande campagne de recrutement de la fonction publique va être lancée. Si vous aimez l'Education Nationale, si vous avez toujours rêvé d'être l'un de ses membres, si vous êtes professeur(e) non-titulaire au chômage et que vous passez votre temps à vous plaindre des choix gouvernementaux, l'Etat vous propose de devenir agent de sécurité. Vos missions seront riches et complexes : gérer la protection des établissements, assurer celle du personnel administratif et pédagogique, créer un réseau relationnel avec les élèves non récalcitrants, procéder aux arrestations nécessaires, répondre au téléphone, remplir des documents, sourire, rire, faire de l'humour, aider les professeurs en retard ou en difficulté pour les corrections des copies, répondre aux questions des RG, ...
Pour l'heure, la tenue de ces nouveaux agents de sécurité n'est pas encore définie, mais les premiers candidats seront consultés par sondage. L'Etat français vous remercie de faire entrer la nation dans "le meilleur des mondes".
28.01.2006
UDF en congrès - Bayrou versus Robien ou... ?
L'UDF tient son congrès ce week-end. Le Parti de centre-droit-chrétien réalise quelques grands écarts, entre sa participation au gouvernement, représenté par Robien, et la direction représentée par Bayrou.
Nous leur avons adressé le texte ci-dessous et la question suivante :
Monsieur Bayrou affirme souvent qu'il faut engager une réforme radicale des pratiques politiques et des idées. Lors de sa dernière intervention télévisée sur France 3 (vendredi 27), il a, semble t-il, stigmatisé le choix de l'actuel gouvernement de favoriser la précarité. Le Ministre de l'Education Nationa, Monsieur Gilles Robien, a décidé de continuer les choix engagés par M. Fillon, à savoir la mise au chômage de plus de 20.000 professeurs. Ces enseignants, qui ont plusieurs années d'expérience, devraient être en poste, et pourraient contribuer ainsi à apporter une éducation de qualité (avec des classes non surchargées), mais aussi renforcer la présence des adultes dans les établissements, afin de lutter contre les vélléités de violence. M. Robien semble se ranger au sarkosysme et à la volonté de placer des policiers partout, y compris dans les écoles.
Nous souhaitons savoir si l'UDF s'oppose mais soutient, ou si vous pouvez clairement désavouer le choix gravissime du Ministre de l'Education Nationale.
16:41 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Censure ou... ?
Le mouvement des non-titulaires existe depuis plusieurs années déjà. Il a fallu attendre l'exceptionnelle mobilisation du collectif IDF et du campement de Creteil pour voir, lire, entendre, les premiers reportages consacrés aux professeurs non-titulaires. Mais jusqu'ici, la plupart de ces reportages ou de ces articles ont manifesté des défauts majeurs, soit que des éléments essentiels du dossier n'ont pas été évoqués, soit que la présentation des choses était affadie, aplatie, ... Depuis quelques jours, de nombreux établissements dans le 93 voient les collègues titulaires engagés dans des mobilisations importantes : occupations jours et nuits des établissements, etc...
Et lisez-vous, entendez-vous, voyez-vous des reportages dans les "médias" ? Si oui, il ne faut pas hésiter à les indiquer, par un lien dans la fonction commentaire ! Ou bien serait-ce alors que la censure est encore à l'oeuvre sur des sujets qui inquiètent si fortement le gouvernement ? Serait-ce à dire et penser qu'une exceptionnelle mobilisation de la société pourrait faire tomber ce gouvernement ? contraindre Robien à une démission ? Et pour qui une telle démission représente un tel objectif ?
Pour quelques-uns, dont nous faisons partie, c'est l'un de nos objectifs : obtenir le départ de ce parlementaire de droite, catholique, qui méprise, derrière son masque, mépris et "haine" à l'égard de l'école de la République...
26.01.2006
Collège le Nain de Tillemont, Montreuil, les professeurs demandent le droit de retrait...
"MONTREUIL (AFP) - Les enseignants du collège Lenain de Tilmont, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), où un élève de 6e a tenté mardi d'étrangler une enseignante enceinte, ont demandé à exercer un droit de retrait vendredi, indiquant avoir donné l'alerte à plusieurs reprises sur leur situation. Interrogé sur cet incident, le Premier ministre Dominique de Villepin a assuré jeudi lors de sa conférence de presse mensuelle que le gouvernement prendrait des "décisions concrètes dans les tout prochains jours" pour lutter contre les violences scolaires. "Il existe des solutions mais (...)"
Collège le Nain de Tillemont
87 rue le nain de tillemont
93100 Montreuil
Tel : 0148583200
Fax : 0148581233
Lycée Professionnel de Marignane, l'avertissement est donné...
Des profs contre l'omerta - par Marie Huret "Solidaires avec leur collègue agressée à Etampes, des enseignants du lycée professionnel de Marignane préviennent: "Ici aussi, ça va dégénérer!". "Elle n'écrit plus au tableau. Trop peur de tourner le dos à ses élèves. Elle ne circule plus entre les tables. Trop peur de se ramasser un coup. Hélène ne fait cours qu'avec la porte ouverte. «J'ai pris une gomme en pleine tête, dit-elle. J'en ai pleuré. Les gamins me traitent de sale chienne, pètent, gesticulent. Je ne contrôle plus rien!» Au petit déjeuner, Sabine, prof elle aussi, quitte la cuisine en courant, va vomir aux toilettes. Overdose de menaces, indigestion d'insultes. «Grosse pute, on va te crever!» a rugi (...)"
Ces informations sont importantes mais il faut rappeler que ces informations, distillées de cette manière par des hebdomadaires de droite, ont aussi un "rôle" dans la fabrication d'une perception : une France en proie à une violence de plus en plus présente. Or cette réalité est à la fois vraie et fausse. Enfin, il ne faut pas oublier que la mise au chômage des plus de 20000 enseignants non-titulaires a fragilisé les équipes éducatives, moins nombreuses, réduites au stric minimum, ...
C'est ce que Bab33 a parfaitement expliqué sur le forum des contractuels : "Tactique 1 du gouvernement: réduire les profs, les surveillants, les cpe, ....résultat : violence scolaire solution: répression , police....Voilà les nouveaux héros: la droite; Tactique 2 : élimination de la police de proximité dans les banlieux......résultat: violence urbaine.......solution: répression,police...nouveau héros:la droite......"
Nous devons constamment rappeler ce fait alors que le gouvernement et le Ministère continuent de pratiquer "l'omerta" sur le plus grand plan de licenciement collectif de France depuis 2002 !
Villepin : direction toute vers l'Ancien Régime !
Beaucoup n'y verront qu'un hasard. Pour d'autres, il n'y a pas de hasard. Le haut fonctionnaire, qui a biberonné à l'argent public du Ministère des Affaires Etrangères, veut une France où les uns soient comme lui, avec des statuts hypersécurisés, des activités d'acteurs publics (souvenons-nous que la noblesse française a toujours honnie le "vrai" travail des laborieux !), et de l'autre, des journaliers, gueux ou serfs, à CPE !
Comme cette photo le montre lumineusement, la technique de la noblesse française réside désormais dans son "faire-peuple" : comment faire croire à ceux et celles que l'on a appris à mépriser depuis la naissance qu'ils sont respectés, alors que dès qu'ils ont le dos tournés... ? ! Un aristocrate à la tête de la République est une contradiction dans les termes...
Vous trouvez ci-dessous l'adresse de deux blogs qui illustrent parfaitement la morgue de celles et ceux qui soutiennent ce type de personnage. Edifiant...
http://galouzeau.hautetfort.com/
http://laplumeetlepee.canalblog.com/
Et un site d'informations satiriques :
http://enrade.free.fr/
20.01.2006
Le 93 envoie le signal de la mobilisation générale ?
"Mauvais présage pour le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien : la Seine-Saint-Denis et les étudiants grondent. Outre les arrêts de travail dans deux collèges confrontés à des faits de violence, la section départementale de la FSU, majoritaire, appelle à la grève jeudi «pour faire valoir l'ensemble des besoins pour le département». Elle dénonce (...)"
09:20 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Dans les médias, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.01.2006
L'autre violence des quartiers bourgeois...
Selon Catherine Rollot du Monde "La violence scolaire n'est pas l'apanage des établissements des quartiers populaires. Pen
dant trois ans, Johanna Dagorn, chercheuse au laboratoire d'analyses et de recherches sociales en éducation et en formation (Larsef) de l'université de Bordeaux-II, s'est immergée dans trois collèges socialement favorisés de la région bordelaise. Situés en centre-ville, ces établissements se caractérisent par des taux de réussite au brevet des collèges supérieurs à 90 % et une faible proportion d'élèves issus de milieu populaire : à peine 10 % en moyenne. A partir d'observations in situ, (...)"
17:32 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour Karen, il suffit de "bipper"...
"Karen Montet-Toutain, la professeure du lycée professionnel Louis Blériot d'Etampes, agressée à coup de couteau par un élève en plein cours, n'est pas favorable à la présence de policiers dans les établissements mais pense que les enseignants devraient être munis d'un bipper. Invitée jeudi sur Europe 1, elle a déclaré: "je ne suis pas favorable à la présence d'un policier en tant que tel mais je pense qu'une cellule d'urgence devrait être installée dans les établissements et que les enseignants devraient pouvoir avoir un bipper afin de la prévenir immédiatement". Elle s'est (...) "
Il va de soi que la nation ne peut devenir un pur et simple champ de policiers, everywhere ! Et dans les collèges et lycées, les agressions diminueront si les jeunes sont plus heureux - mais si nos politiques actuels ne se soucient nullement de la détresse de milliers de jeunes, l'Education Nationale ne doit pas se laisser embarquer par la logique fasciste.
Exclure, exclure, encore et toujours : la France des riches veut débarquer loin de ses yeux ceux qui n'appartiennent pas aux "happy few"
Joseph KOLLIE a réussi sa deuxième année de licence dans des conditions très difficiles (sans domicile fixe, sans ressource). Il est à nouveau menacé d'expulsion, alors que les risques pour sa vie existent toujours dans son pays. Joseph suit actuellement les cours en troisième année de licence d'anglais. Il est un étudiant assidu et bénéficie du soutien de tous ses enseignants qui lui permettent ainsi de participer à toutes les épreuves de contrôle continu. Cependant, du fait du refus de la préfecture de lui accorder un titre de séjour, il ne peut être régulièrement inscrit à l'université de Franche-Comté." Et si la famille Sarkosy était entrée illégalement en France ? Et même "légalement" ? Pourquoi "l'immigration hongroise" serait-elle plus légitime que celle des pays africains qui furent des
colonies françaises et occidentales ? Vous pouvez le soutenir par une pétition en ligne.
12:23 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2006
Parti Socialiste : les mots pour le dire...
Si la gauche remporte les prochaines élections (présidentielle et législative), que fera t-elle concernant l'Education Nationale ? Son projet éducatif est en cours d'élaboration (cf. ici)
Dans ses dernières déclarations, le premier secrétaire du Parti Socialiste paraît rejeter "la précarité" (ou ici). Il dresse "un réquisitoire contre la droite et contre le "gouvernement des autosatisfaits" de Dominique de Villepin. Les résultats des "quatre piliers de l'action gouvernementale" — la sécurité, l'emploi, les finances publiques et la compétitivité — sont "accablants", affirme le chef de l'opposition. Sa critique cible aussi bien le premier ministre, Dominique de Villepin — "ses promesses n'engagent que ses successeurs" —, que le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur accusé de n'avoir "de tolérance que pour lui-même". Au passage, François Hollande redemande que soit voté, avant la fin de la législature, le statut pénal du chef de l'Etat promis par Jacques Chirac, mais dont "plus personne ne parle".Il dénonce vivement le discours et la stratégie de la majorité qui consiste, selon lui, à "parler de la faiblesse de la France pour masquer ses échecs". "La France n'est pas en déclin, elle est entre de mauvaises mains", assène M. Hollande, qui préfère mettre en avant les "atouts" de l'Hexagone. " (cf. Le Monde)
Le collectif national des non-titulaires n'aurait-il pas intérêt à interpeller le premier secrétaire du Parti Socialiste par une lettre officielle, pour demander, par exemple, que, d'ici 2007, les Conseils Régionaux consacrent une petite part du budget régional à soutenir le réemploi des non-titulaires, dans une mesure provisoire mais plus que symbolique de leur opposition à la politique gouvernementale ?
16:29 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Dans les médias, Debats sur la Polis | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
"Le Salaire de la peur", le témoignage de Karen Montet-Toutain sur TF1
"Elle raconte à Thierry DEMAIZIERE les détails de son agression, et les menaces et insultes à caractère sexuel auxquelles elle devait faire face depuis la rentrée. Elle confie qu'elle pleurait souvent en rentrant chez elle après les cours. Elle parle aussi de l'inertie de sa hiérarchie, malgré les nombreux rapports alarmants qu'elle avait envoyés. Et enfin, elle affirme qu'elle ne renoncera ni à son métier, ni à ses élèves, qui l'ont beaucoup soutenue depuis l'agression."
Depuis qu'elle s'exprime, nous découvrons une collègue sensible, intelligente, pondérée, mais déterminée. Car, selon ses perceptions et ces récits répétés, le jeune qui l'a agressé a bien eu l'intention de la tuer. Et "la hiérarchie" a, une fois de plus, été aux abonnés absente - il est vrai que prendre le chèque à la fin du mois suffit à beaucoup chez nos bureaucrates...
L'émission est rediffusée mercredi 18 janvier à 5h05...
12:30 Publié dans Dans les médias, Debats sur la Polis, Reformer l'Education Nationale | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.01.2006
Karen Montet-Toutain dans le texte...
Karen Montet-Toutain a répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie, RTL. Nous en reproduisons ici un extrait (le texte complet de l'interview peut être lue en ligne) :
"C'est justement le souci que j'observe, aujourd'hui - avec plus de 300 témoignages écrits d'enseignants de la France entière - c'est qu'un enseignant n'est pas aussi bien écouté que d'autre personne plus haut placée dans la hiérarchie. Si un ministre se plaint d'une menace - qu'elle soit de cambriolage, de meurtre ou de tout autre chose - je pense qu'il sera entendu, ne serait-ce qu'à sa propre parole, et non pas par un écrit et par quelque chose qu'il faudrait remonter, remonter, remonter toujours plus haut. Et, normalement, pour avoir les coordonnées de ces personnes plus haut placées, il faut passer, de toute façon, par le secrétariat de direction de notre établissement. Et quand on rentre le soir, en pleurs, et qu'on n'a pas d'autre moyen que les coordonnées que l'on a : la hiérarchie directe et l'inspecteur. Et bien, c'est à ces personnes-là que l'on s'adresse. (...)
Contre des personnes responsables de l'Education Nationale. Je peux comprendre que, derrière une fonction, il y ait une personne avec une vie personnelle aussi. Mais une fonction amène des responsabilités, et si l'on n'admet pas ses erreurs, dans le cadre de sa fonction, c'est que l'on n'est pas à la hauteur de sa fonction. Et à partir de là : oui, il y a une plainte contre X qui est déposée parce que la remise en question n'a pas été faite."
L'interview complète est en ligne ici Par contre, l'adresse du site Internet du comité de soutien de Karen Montet-Toutain n'est pas valide, mais nous allons la trouver et l'ajouter.
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10.01.2006
Nouvel article d'Emmanuel Davidenkoff...
"Gilles de Robien a ses pudeurs. Présentant sa circulaire «anti-méthode globale» (Libération du 6 janvier), le ministre de l'Education se réfère à un rapport commun de l'Inspection générale et de l'Observatoire national de la lecture (ONL), dont il a distribué un court extrait. Or l'intégralité de ce rapport, intitulé L'apprentissage de la lecture à l'école primaire, que Libération s'est procuré, révèle une problématique bien différente. L'opposition «méthode globale» versus «méthode syllabique» y est en effet qualifiée de «dépassée» ; un jugement qui n'a pu échapper au ministre et à ses conseillers, puisque la phrase caviardée apparaît, dans la VO, une ligne au-dessus de l'extrait diffusé à la presse.
Ce rapport articule en fait «le véritable enjeu [de l'apprentissage de la lecture] ailleurs», notamment autour de la pratique des enseignants. Et relève (...)
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09.01.2006
Selon Emmanuel Davidenkoff, les non-titulaires sont "appelés à disparaître"...
Le journaliste de France-Info et de Libération indique que, ce jour, une réunion Ministère-Syndicats est prévu, qu'elle s'annonce houleuse, et c'est là qu'il déclarer que "les non-titulaires..." Cette franchise, honnêteté, lucidité, va t-elle en réveiller quelques-uns ?
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07.01.2006
Selon l'Inspection Générale, les effets de la politique de vaches maigres imposée depuis trois ans et demi par la droite...
Dans Libération, la "désastre académie", article d'Emmanuel Davidenkoff, indique que "Evidemment, le rapport que l'Inspection générale a consacré en juillet à l'académie de Versailles (1) ne prévoyait pas l'agression de Karen Montet-Toutain. Il dessinait cependant avec une surprenante prescience la toile de fond que dénoncent aujourd'hui l'enseignante agressée et ses collègues.". En effet, selon ce rapport, cette Académie est l'illustration des inégalités :
- "plus d'élèves très favorisés que la moyenne, mais aussi plus d'élèves en situation de grande pauvreté et plus d'élèves tout court (première académie de France avec 8,8 % du total). Plus de redoublements, donc plus de retards scolaires et d'échecs aux examens, et de sorties sans qualification du système, (...)
-Le «pilotage» administratif y est réputé de qualité par le rapport, mais il souligne dans le même temps «une défaillance chronique de communication [entre le terrain et] les autorités académiques». En somme, une académie «marquée par deux extrêmes : d'une part, un très grand niveau d'exigence (...) ; d'autre part, la concentration croissante d'une population extrêmement défavorisée», et où «la ségrégation sociale et scolaire» (...)
- le double langage de l'Académie concernant les lycées professionnels : «Trop de collégiens subissent une orientation par défaut, ou contrariée, sans raison suffisante», qui aboutit notamment à des affectations dans des sections de lycée professionnel «non choisies». (...) Et l'Inspection presse l'Académie de «faire du lycée professionnel une voie de réussite», urgence reconnue non sans mal par le recteur Alain Boissinot.
- pour les jeunes enseignants : les débutants y représentent 7,3 % des professeurs en exercice, en progression constante. Leurs difficultés sont connues : «coût du logement, transport, défaut d'accompagnement et appréhension face à des élèves réputés difficiles», souligne le rapport. (...)
Quant à la politique de la droite depuis son arrivée, l'Inspection constate que l'académie est sous-dotée en personnels enseignants et administratifs. (...) «des réductions d'effectifs» de personnels de vie scolaire (surveillants, CPE, etc.), à l'unisson des enseignants de Louis-Blériot, qui réclament des postes d'encadrement et de surveillance. (...)
Pour lire l'article d'Emmanuel Davidenkoff sur Libération
Le blog d'Emmanuel Davidenkoff
Il faut féliciter les auteurs de ce rapport de l'Inspection Générale d'avoir eu le "courage" (oh, pas énorme, mais tout de même), de mettre en cause les choix, les mensonges, les erreurs, les manifestations d'incompétence (le seuil est depuis longtemps atteint...) de l'Education Nationale dirigée la droite
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06.01.2006
On a tout essayé ? Même la servilité...
Voici le message posté à l'attention de l'équipe de Laurent Ruquier, pour "On a tout essayé", diffusée entre 19h00 et 20h00.
"Bonjour,
J'ai regardé votre émission hier soir. Vous avez reçu Monsieur Gilles Robien, Ministre de l'Education Nationale. Je tiens à exprimer ma surprise, mon étonnement et presque mon indignation. Car j'ai trouvé que votre équipe était sous-informée quant à la destruction de l'Education Nationale engagée par ce gouvernement; et particulièrement par ce Ministre. Pas un mot sur un nombre de postes au concours inférieur au départ à la retraite (10000 postes pour 17000 départs, année 2006); pas un mot sur les non-titulaires, entre 20.000 et 30.000 envoyés au chomage, sans respect des principes fondamentaux du droit du travail.
Vous prétendez souvent à une liberté de ton, de parole. Votre équipe a été, et ignorante des faits, et sympathique à l'égard d'un ministre qui a été choisi pour son apparence, son style, et son talent dans la langue de bois."
Des collègues ont commencé à exprimer des sentiments et des analyses semblables sur le forum de l'émission.
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29.12.2005
Dixit Sud-Ouest
Curieusement, c'est l'Education nationale et non le secteur privé qui propose le contrat le plus précaire du marché du travail. Il s'agit de celui de vacataire, qui a été spécialement inventé pour le remplacement des enseignants absents. Il est ouvert (...)
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27.12.2005
Le Figggggaaaarrrrrrrrroooooooooooooo !!!!!!!!!
"VENDREDI, des enfants du quartier sont venus décorer avec eux un sapin de Noël planté devant les tentes. Une dizaine de ces contractuels qui enseignent sans avoir passé les concours, parfois depuis plusieurs années, ont réveillonné sur place samedi. Ils se relaient (...)" Si Marie-Estelle Pech avait pris suffisamment de temps pour faire son article, les non-titulaires lui auraient appris que, au cours de leurs années de travail pour l'Education Nationale, les Rectorats (sauf exception ?) n'ont adressé aucun courrier à la fin du contrat annuel (avant et après) pour annoncer la reconduction du contrat; et que ces mêmes rectorats n'ont pas informé ces professeurs qu'ils n'auraient aucune proposition de poste puisqu'un chomage massif avait été décidé à la tête de l'Etat... Donc la phrase selon laquelle "«les professeurs contractuels exerçant dans les disciplines où le potentiel de titulaires apparaissait suffisant pour répondre aux besoins ont été avertis dès le mois de juin que leur contrat ne serait pas renouvelé" constitue un mensonge (même si ce courrier a été le fait d'un rectorat, les autres ne l'ont pas fait !)
12:37 Publié dans Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.12.2005
Le campement de Creteil, II
BFM TV vient de réaliser et de diffuser un reportage de deux minutes (diffusion en boucle); tout comme France 3 Ile de France. Le Figaro publierait demain un article, après le Parisien il y a quelques jours... Lors du reportage de BFM TV, un représentant du Rectorat de Creteil a affirmé de manière peremptoire qu'aucune negociation n'est envisageable; et que seuls les titulaires (des concours) sont justifiés à se trouver-retrouver en face des élèves. En somme, les élèves ont eu des mauvais profs pendant 5, 10, ou 15 ans (parce qu'ils étaient non-titulaires), et les non-titulaires qui ont plus de diplômes que les titulaires sont néanmoins de moins bons profs ! 
Mais les Rectorats et le Ministère ne parviendront pas à diviser les titulaires et les non-titulaires : nous sommes tous les maîtres d'oeuvre de l'Education Nationale - et non les bureaucrates. L'Education Nationale a besoin de ces professeurs non-titulaires - mais les bureaucrates ont fait disparaître les postes, comme ils viennent de le faire avec le nombre de postes mis au concours. C'est une guerre idéologique de la droite contre l'Education Nationale et contre la République... La mobilisation des collègues de Créteil est, dans ce contexte difficile mais global, precieuse et remarquable. Ils ont besoin de votre soutien (un mail, un coup de fil, un colis, des livres, ...).
19:07 Publié dans Dans les médias, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2005
Un nouveau papier dans Le Monde
Le collectif national des non-titulaires de l'éducation nationale assure vouloir "radicaliser" ses actions après la journée de mobilisation organisée, mercredi 7 décembre, sur la place de la Sorbonne, à Paris. Réunis autour d'une dizaine de tentes, ils étaient une petite centaine venus des académies de Créteil, Versailles, Nice et Toulouse réclamer leur réemploi et leur titularisation.
Un enseignant en éducation musicale de 36 ans, (...)
14:43 Publié dans Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Le reportage de France 2
Top chrono : une minute 20. Françoise qui aborde le sujet par l'énoncé, "les vacataires de l'Education Nationale" - première erreur. Contractuels et néo-titulaires, si elle voulait, s'ils veulent, mais "vacataires" est un statut sans statut, puisqu'il n'y aucun droit, seulement un devoir de faire son travail pour 200 heures maximum par an (selon le calcul d'une collègue, cela revient à payer un RMI mensuel avec en sus deux mois de travail pour l'Education Nationale !).
Le campement de Créteil : un petit tour et puis s'en va. Mais nous découvrons les courageux collègues qui sont présents, et qui incarnent notre lutte.
Le recteur de Créteil : le discours du robot, "je ne nie pas les compétences" (est-ce à dire "je reconnais" ? - il faut sans doute conserver la vidéo de ce reportage pour l'utiliser peut-être dans un prétoire), "mais la solution passe par les concours" (même s'il n'y a pas de postes !).
Troisième partie : Isabelle. Une longue interview réalisée chez elle, dont il reste trente secondes, pas une revendication, silence total sur l'absence du respect du droit du travail par l'EN.
Terminé.
C'est ce qui s'appelle du travail...
Question simple : pour une personne qui ne connaissait pas ces faits, que conserve t-elle en terme d'informations sur le sujet et quel sentiment dominant pour être ressenti après sa vision et audition ?
14:41 Publié dans Dans les médias | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


