26.04.2006

Sois stage et tais-toi...

La mobilisation des jeunes "stagiaires" est-elle en passe d'aboutir ou au contraire d'être habilement subvertie par le gouvernement ? Car celui-ci vient d'annoncer des mesures pour limiter l'usage des stages, les encadrer juridiquement "Destinée à "sécuriser en pratique les stages", cette charte s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'égalité des chances du 31 mars 2006, qui affirme trois grands principes: une convention de stage obligatoire, une limitation de la durée des stages hors parcours pédagogique à six mois et une gratification obligatoire pour les stages de plus de trois mois. Le texte sera signé mercredi (...)" Car il faut constater un génie machiavélique à l'oeuvre : primo, une reconnaissance du bien-fondé des stages, alors qu'ils désignent et représentant des durées d'activités gratuites pour les employeurs, ce qui est interdit par le code du travail; une obligation de rémunérer les stages, mais à la condition qu'ils dépassent les trois mois...
(cf. le livre de Génération Précaires)

Dans les médias, des hommes de lutte...

Raphaël, de l'association de défense des droits des salariés précarisés, nous et vous informe que vous pouvez entendre parler d'elle, de ses actions, sur France Inter, dans l'émission "Là-bas si j'y suis", les Mardi 25 avril de 17h à 18h, Mercredi 26 avril de 17h à 18h, Jeudi 27 avril de 17h à 18h. Dans "Complément d'enquête" sur France 2, vous pourrez les voir et les entendre le 1er Mai, vers 22h30.raphaelassociation.jpeg (Raphaël est en photo dans cet article de l'Echo Savoyard)

15.04.2006

"Plaisir d'apprendre ?", une série, vos remarques, commentaires - pour une réforme de l'Education Nationale

Dans "Libération", vous pouvez lire un intéressant article de Marie-Joëlle Gros, consacré à la série diffusée par France 2.

"Grégory reste muet aux questions répétées de la maîtresse : «Tu peux nous dire ce qu'est un extrait ? Dis ? Tu es où là, Grégory ? Tu écoutes ?» Les mains du garçon viennent cacher sa bouche, le visage chavire, des larmes coulent sur les joues. A chacun ses mauvais souvenirs d'école. Comme si les larmes et les humiliations étaient fatalement inscrites au programme. D'après l'OCDE, les écoliers français sont les plus stressés du monde, et leurs performances, franchement médiocres. Beau palmarès. Christophe Nick et Patricia Bodet, les réalisateurs des Chroniques de la violence ordinaire, ont choisi de poser leurs caméras dans quatre écoles aux méthodes radicalement différentes. Plaisir d'apprendre ? est le premier volet d'une série de trois documentaires, tous filmés «à hauteur d'élèves». Visiblement, les équipes de tournage ont su se faire discrètes. Elles ont assisté à la rentrée 2005 et se sont fondues dans le décor pendant deux mois, jusqu'aux vacances de la Toussaint. A l'heure où l'école fait tellement débat, sans doute parce que les parents en attendent énormément, ces trois films rappellent l'essentiel : les choix éducatifs sont avant tout des choix de société. Transmettre des savoirs, c'est le rôle de l'enseignant. Mais comment fonctionne la courroie de transmission ? En réalité, peu d'enseignants acceptent de montrer ce qui se passe dans le huis clos d'une salle de classe, porte fermée. A chacun sa méthode, son style, et pas de compte à rendre. Ceux-là ont joué le jeu.

(...)

«Laxisme dangereux». Sylvain, à l'inverse, s'appuie sur la spontanéité des enfants. Dans sa classe de ZEP, située dans un quartier difficile de Montpellier, les CM2 épaulent les CP, tous les niveaux sont mélangés et chacun est invité à prendre la parole, à argumenter au cours de «discussions philosophiques» stupéfiantes. Sylvain est un militant de la méthode Freinet. Il met également en pratique les travaux récents des chercheurs en sciences de l'Education. Et sa classe a un niveau supérieur à la moyenne nationale. Raconter cela, c'est déchaîner systématiquement les foudres d'une majorité de parents persuadés que les élèves doivent apprendre «à la dure», qu'il n'y a pas de meilleure attitude que celle du maître autoritaire et magistral, le reste n'étant que l'expression d'un laxisme dangereux. Les images anéantissent ce genre de propos. Les élèves de Sylvain ne sont pas tétanisés d'angoisse, mais vivants, autonomes et respectueux de règles qu'ils ont contribué à édicter. C'est à se demander pourquoi l'Education nationale s'acharne à mépriser les pédagogues. L'Institution veille à les maintenir à la marge, ou leur réserve les cas les plus difficiles, comme s'ils étaient les pompiers du système. Pour Christophe Nick, «l'exigence de réussite plonge les parents dans une angoisse telle qu'ils en sont réduits à réclamer toujours plus de notes et d'évaluation. Et les enseignants répondent à cette pression, qui évite de se remettre en question. Il existe de fait une vraie complicité entre parents et enseignants, sur le dos des élèves».

(...)
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Les professeurs non-titulaires ont-ils seulement pour ambition de rentrer dans un système dont ils ont pu mesurer les carences, les erreurs, les dysfonctionnements, parfois même les injustices ? Ou bien voulons-nous contribuer à réformer l'Education Nationale, après avoir fait une tabula rasa... ?

14.04.2006

Collectif de Défense et de Développement des Services Publics!

Vous trouvez, sur le site de ce collectif, une page intitulée "Appel à la Résistance contre le financement des écoles privées". Car, dans la République "laïque", l'argent du Trésor Public abonde pour contribuer au développement des écoles privées, principalement... catholiques ! Les "économies" réalisées sur le "licenciement" de plus de 20000 professeurs de l'Education Nationale servent-elles à financer des crucifix, des grenouilles de bénitier, et autres Bibles et missels ?

13.04.2006

"Vous les connaissez les commissariats ? le tabac, le passage à tabac" ? (Claude Nougaro, "La plume d'ange")

Un professeur a adressé ce "témoignage" suivant : "Je vous écris pour vous informer de ce qui m’est arrivé. Je suis professeur de philosophie dans un lycée de la banlieue parisienne ; j’ai pris fait et cause en faveur du mouvement contre le cpe depuis le début. Le 21 mars, les élèves grévistes de mon lycée ont décidé de constituer des commandos dans le but de s’emparer des cahiers sur lesquels les enseignants non-grévistes portaient absents les élèves grévistes (nous avons un chef d’établissement particulièrement folklorique, qui envoie un courrier personnel aux parents de chaque élève gréviste) ; j’ai participé à l’un de ces commandos. Une bousculade nous a opposés à un membre du corps enseignant, suite à laquelle le chef d’établissement a fait appeler les pompiers qui m’ont séquestré pendant deux heures, parce que «j’étais un malade mental» (je n’ai pas d’antécédents), et m’ont conduit, de force («Vous nous suivez, sinon, ce sera la police et vous sortirez les menottes au poing»), mais sans que j’oppose de résistance, dans un hôpital où l’urgentiste m’a libéré au bout de deux minutes d’entretien en déclarant : «Vous avez un discours cohérent ; on n’est pas dans un Etat policier.» Je suis immédiatement retourné sur mon lieu de travail, où le syndicat majoritaire, dont je ne fais pas partie, m’a suggéré de rentrer chez moi, car «maintenant, on allait appeler les flics». Je suis, depuis, en congé d’office pour un mois, avec des convocations chez des médecins désignés par l’administration, devant qui la thèse de la maladie mentale ne semble pas emporter beaucoup de conviction. Le comité médical départemental doit statuer, le 11 avril, sur mon «aptitude au travail». Je précise que je fais l’objet d’un rapport d’inspection assez récent (2002-2003), qui est particulièrement élogieux à mon égard."

Faut-il ajouter que, bien évidemment, des professeurs non-titulaires (et d'autres sans doute) lui expriment ici (vous pouvez le lui faire savoir par un commentaire de cette note) leur soutien ?

12.04.2006

Une interview d'Eric Grandvuinet, auteur de "Qui veut détruire la classe moyenne ?"

Vous avez écrit un ouvrage qui s'intitule "Qui veut détruire la classe moyenne ?", aux Editions Amalthée. Les professeurs non-titulaires que nous sommes, mais également l'ensemble des professeurs de l'Education Nationale, ou encore du privé, appartiennent à cette classe moyenne. Donc on veut nous détruire ? Les professeurs non-titulaires n'auront pas du mal à vous croire... Je ne sais pas vous, mais votre ouvrage est très "riche" ! Quatre parties, une réflexion largement économique, mais pas seulement ! C'est une réflexion globale à l'oeuvre... Qu'est-ce qui vous a pris ? Dans cette première partie, qui est plus économique, quel aspect selon vous intéressera les professeurs, et notamment les non-titulaires que nous sommes ?

EG : C'est une réflexion globale en effet. Depuis quelques années il me semblait que diverses mesures prises, ponctuelles, sans lien entre elles, s'attaquaient aux classes moyennes. La multiplication de certaines réformes et la manière de les conduire finirent par me faire penser à une attaque ciblée contre les classes moyennes. J'ai alors pris la plume en notant des idées que j'ai pu relier en elles dans une construction logique. C'est pourquoi je parle économie, mais pas seulement. Car pour mener à bien des réformes économiques dans un pays démocratique il faut convaincre les électeurs, faire acquiescer les citoyens. Et là j'en arrive à votre deuxième question.


Qu'est-ce que vous avez appelé " la science au cœur du pouvoir" ?


EG : La communication économique et politique, le marketing politique s'appuient sur des techniques de communication précises. Les nouvelles technologies de la communication, la télévision, les neuro-sciences… sont passées par là. Les pouvoirs politiques et économique s'en sont saisis. Le citoyen y est confronté dès l’école (choix du socle commun), lors la lecture des statistiques (choix des valeurs mesurées et du moment de leur publication), et même en passant par l’isoloir (choix du mode de scrutin, du découpage électoral), avec toujours les sondages qui égrainent leurs « analyses » du français moyen. Il faut fabriquer un individu normalisé.

Pourquoi un droit du travail ?


EG : Bien des voix s'élèvent pour critiquer le droit du travail, en demander sa simplification quand ce n'est pas sa suppression. Or ce droit, particulièrement lui, s'est construit sur fond de lutte.
C'est pourquoi je préfère le terme de "conquis-sociaux" à celui d'"acquis-sociaux". Il s'agit pour moi de montrer l'extrême nécessité d'un droit du travail pour la survie des classes moyennes. Les dernières réformes ciblées de façon très intelligente destructurent cette branche du droit. Le droit du travail est une branche particulière du droit privé. En effet, ce droit prend en considération la notion de groupe, celui des salariés, et constate que ces derniers possèdent des caractéristiques communes qui les affaiblissent face à la situation de l’employeur. Avant l’instauration d’un droit du travail, les relations entre salariés et employeurs n’étaient régies que par le droit commun des contrats, c’est à dire le droit civil. Ce dernier qui tire en grande partie ses conceptions d’une réaction des révolutionnaires face à l’ancien régime (le premier code civil date de 1804 la révolution française de 1789). L’esprit était donc celui de la liberté dans son sens le plus noble. Ce qui signifie, en droit des contrats, la liberté de s’engager ou non et la liberté de négocier les clauses du contrat. Le concept est alors le suivant « qui dit contractuel, dit juste » selon la formule de Fouillé. Cette situation ne se retrouve pas dans les relations entre employeur et salarié. Qui peut choisir son lieu de travail ? Ses horaires ? Son salaire ? …D’où la célèbre phrase de Lacordaire : « Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui asservie et la loi qui libère ». La règle de droit du travail souvent décriée comme trop contraignante est là pour protéger le plus faible. Ce n’est donc pas un hasard si depuis quelques années, le lobby patronal et néo-libéral souhaite revenir à une vision contractuelle de la relation de travail.

Quel message à des professeurs au chômage ?

EG: Quelques statistiques qui viennent briser les idées reçues. Selon les enquêtes I.N.S.E.E et D.A..R.E.S, la précarité est aujourd’hui plus forte dans le secteur public (16% des salariés le sont sous contrats à courte durée) que dans le privé (12 %). Les professeurs doivent transmettre des savoirs à leurs élèves. Mais ils leurs apprennent aussi à vivre en société. C’est là une tâche très difficile qui doit s’inscrire dans la continuité et la durée. Les professeurs au chômage, non-titulaires de l’Éducation nationale, font les frais, plus que les autres enseignants, d’un choix de société qui repose sur une flexibilité dont on prétend qu’elle améliore le fonctionnement des systèmes. Pourtant, en entreprise, modèle cité en exemple comme mode d’organisation dans le public, l’esprit d’équipe est mis en avant. La stabilité d’une équipe et l’esprit d’entreprise qui en résultent sont considérés comme des atouts. Il est dommage que des équipes pédagogiques soient destructurées suite à des choix financiers de court terme.
L’école publique a largement contribué à la formation d’une vaste classe moyenne, elle a permis la création de l’ascenseur social qui aujourd’hui peine à fonctionner. La cohésion d’un groupe en fait sa force. Le principe du chacun pour soi ne fonctionne pas, la preuve en est que les dirigeants économiques et financiers appartiennent à des réseaux. Les non-titulaires, comme tous les salariés précaires sont devenus la variable d’ajustement qui adapte l’humain à l’économie. Il convient d’inverser le processus : l’humain est au centre du débat et l’économie s’organise pour atteindre le bien commun.
Pour information j’ai moi-même été non-titulaire de l’éducation nationale pendant plusieurs années avec des contrats de 3 mois renouvelables (système interdit en droit privé). J’exerçais à l’époque des fonctions de formateur-coordonnateur, responsable d’un site de formation continue. Je suis aujourd’hui enseignant en économie et gestion en classes bac et section de techniciens supérieurs ainsi que chargé de cours à l’université.

Quelle est la diffusion de l’ouvrage :


EG : Comme pour tout ouvrage qui dérange la porte de certains médias et libraires reste fermée. Il est en vente sur les sites marchands de l’internet (fnac,amazon…) et de façon plus classique chez les libraires auprès de qui il est possible de le commander. Une publicité a été diffusée sur europe1 à son sujet. Je consacre un blog à cet ouvrage (plusieurs milliers de visites depuis sa création) pour des liens avec l’actualité et la poursuite de la réflexion. C’est aussi l’occasion d’échanger, de répondre à des questions. L’auteur et le lecteur face à face.

11.04.2006

L'interview de Raphaël, pour l'ADDSP

- Avec une telle association, je ne peux même pas vous demander l'explication de son sens ! Tout est dans le nom, L'Association de Défense des Droits des Salariés Précarisés, puisque, désormais, actualité oblige, les Français, et les autres, savent ce que signifie la précarité ... ! Mais, justement, à votre avis, est-ce qu'ils savent vraiment ce que signifie être précaire ? Est-ce qu'un Dominique de Villepin, selon vous, mesurait ce qu'il était en train de faire, avec son CPE... ? Sans parler du CNE qui est en vigueur ?

R : J'ai encore du mal à voir si ces mesures ont été pensées dans un but honnête, mais mal cadré, fait à la va vite, pour dire de proposer quelque chose, ou s'il sagit d'une entente avec le Medef pour exploiter encore plus les précaires. J'espère encore que c'est la première solution qui est la
bonne...mais manifestement, les politiques ne sont pas du tout au fait de la réalité, s'ils sortaient de leur bulle, peut être verraient ils ce qui se passe en bas...


- Depuis quand, qui et pourquoi (le ou les premiers motifs de départ), l'association a t-elle été crée ?

R : Tout a débuté lorsque notre Directeur régional nous a expliqué en octobre 2005 ce qu'il se passait à notre insu dans la société d'animation pour laquelle nous travaillions. Il en était dégoûté, et a décidé de nous en informer parce qu'il trouvait ces agissements inadmissibles. Il a depuis demandé la résiliation judiciaire de son contrat de travail avec cette société. Nous nous sommes réunis (nous, des animateurs d'Annecy et le Dir. Régional) pour nous mettre d'accord sur ce qu'on allait faire : demander réparation aux prud'hommes, peut être aller plus loin...et surtout créer une association pour permettre à toutes les personnes qui sont dans notre cas de pouvoir obtenir réparation et de pouvoir se porter partie civile, quelle que soit la société coupable. En janvier 2006, nous sommes montés à Paris au siège de l'Urssaf pour témoigner et déposer nos pièces .L'association est
née peu de temps après, le 22 février 2006, à Annecy, ce sont les animateurs de Rhône-Alpes qui se sont soulevés en premier, et nous tendons la main aux autres, nous leur montrons que l'on a des droits et que nous avons le droit et le devoir de les faire respecter. Notre première réunion d'information s'est tenue le 31 mars à Lyon, et une cinquantaine de personnes étaient présentes.

- Avez-vous déjà soutenu des luttes ?

R : Je n'ai jamais vraiment été engagé dans un mouvement, c'est une première pour moi.


- Vous savez que vous ne pourrez pas aider, de manière directe, les non-titulaires de l'Education Nationale,puisque notre employeur, l'Etat, est intouchable, au-dessus des lois, enfin, presque...

R : Nous ne pouvons effectivement pas vous aider directement, mais le fait de diffuser l'information concernant les uns ou les autres fait réagir les auditeurs, il faut faire du bruit pour être entendu, nous pouvons créer un grand mouvement de tous les précaires, quel que soit leur milieu de travail. Pour ma part, je suis dans les deux cas : salarié précaire du privé et contractuel dans l'EN !

- Une amie, qui roule du bon côté de l'ornière, m'a un jour dit : il y a ceux qui prennent, et ceux qui sont pris (sur le plan économique). Elle est fonctionnaire... Que pensez-vous de ce genre de déclaration, d'idée, d'état d''esprit ? Est-ce que le principal problème des salariés précarisés ne provient pas du manque de solidarité des travailleurs entre eux ?

R : Le principal problème, à mon avis, est la mauvaise répartition économique. Je conçois qu'il y a des gens qui ont des responsabilités, on doit leur verser un salaire en conséquence, ni plus ni moins ; par contre, ce que je trouve inadmissible, c'est l'exploitation qui est faite des catégories les plus vulnérables : pourquoi ne pas rehausser le salaire minimum, tout en abaissant un peu les salaires qui atteignent des sommets ?!

08.04.2006

Coordination Nationale : un premier bilan de la réunion de Bordeaux - et un appel pour la constitution d'un collectif à Grenoble

Des représentants des collectifs précaires 33 (Bordeaux), collectif Midi-Pyrénées (académie de Toulouse) et collectif IDF étaient présents. Nous avons d'abord fait le point sur la situation dans les 5 académies en terme d'emploi (chômage, recours à la vacation :en gros la même, catastrophique pour les non tit mais quelques différences subsistent), de représentativité des collectifs. Puis nous avons abordé les actions engagées depuis la rentrée 2005 : action juridique (Bordeaux), médiatisation, rassemblements, etc. Enfin, nous avons défini les principes de la COORDINATION NATIONALE DES PRECAIRES DE L'EDUCATION : les non tit n'ayant pas le droit de voter aux élections professionnelles, cette coordination réunit tous les précaires de l'EN (du 2ndaire et du supérieur, profs, personnels vie scolaire, ATOS et IATOS) . Nous appelons tous les collectifs et correspondants, syndiqués ou non à venir nous rejoindre. Cette coordination sera soutenue nous l'espérons par une large intersyndicale. Nous avons accouché d'une plateforme de revendications. A suivre... Un logo est à l'étude et un site en construction. Enfin, nous comptons nous rencontrer à nouveau en mai (en province) et en juin à Paris, pour une audience au ministère. Isabelle, du CDNT IDF et de la CNPE

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Situation des non titulaires en 2005

Sur l’Académie de Grenoble, de nombreux non titulaires (contractuels et vacataires) sont sans emploi.
En fait, la grande majorité des non titulaires est contrainte au chômage ou obligée d’accepter des vacations (rétrogradation statutaire) et ce, après plusieurs années de bons et loyaux services.

La situation s’avère tout aussi préoccupante dans le reste de la France. (Nice, Bordeaux, Toulouse, Rouen, Créteil ou Paris, etc.) Des maîtres auxiliaires, garantis de réemploi se sont vu remerciés (fin de délégation rectorale).
De nombreux contractuels se sont retrouvés au chômage dès la rentrée 2004, mouvement amplifié et généralisé en 2005 : quasiment aucun contractuel n’est réemployé à la rentrée.
La tendance à la « vacarisation » se généralise.

Les rectorats et le ministère refusent de fournir des données statistiques exactes, mais les syndicats évaluent entre 10 et 20 000 le nombre de non titulaires au chômage.

Collectif des Non Titulaires : qui voulons-nous être ?

Face à cette situation, il est temps de réagir.
Le collectif que l’on appelle aujourd’hui à créer se veut un groupe de pression essentiellement, mais non exclusivement, composé de non titulaires (le soutien des titulaires est largement bienvenu), syndiqués ou non, qui défendra nos intérêts. Il sera un organe de fédération de personnels pour l’instant isolés et appellera à des actions coordonnées, afin de faire évoluer leur situation et d’alerter les médias et l’opinion.

Il veut imposer un interlocuteur au rectorat et donner une voix aux non titulaires.

Nous sommes déjà en contact avec les représentants d’autres collectifs, avons le soutien de représentants syndicaux et nous nous engageons d’ores et déjà dans la mise en place d’une coordination nationale.

La titularisation, la solution


Arrêtons la multiplication des statuts et sous-statuts et une gestion des remplacements inefficace et inhumaine.
Donnons ainsi à l’EN des moyens supplémentaires, indispensables à l’amélioration d’un système éducatif trop souvent décrié alors qu’il est sensé se mettre au service de tous.
Ne nous privons pas d’un personnel compétent et motivé.

Nos revendications

- la suppression de la vacation
- le réemploi de tous les non titulaires
- la reconnaissance des diplômes, de l’expérience et de l’ancienneté, la titularisation de tous

Contact : mermier.f@club-internet.fr (ou numéro de téléphone si vous préférez, à me demander par email)

M. Frédéric MERMIER.
(Non syndiqué,
non titulaire,
et à l’origine de ce message)

04.04.2006

Dans la presse : un article sur les non-titulaires (dans Alternatives Economiques)

Il s'agit plus d'une brève que d'un article. Mais à notre connaissance, Alternatives Economiques (diffusion : 100000 lecteurs mensuels) est le premier magazine économique qui évoque clairement et dans des termes critiques la situation des non-titulaires. A lire dans le numéro d'avril, page 14.

Mercredi 05 Avril, rendez-vous à Creteil, à Bastille, à la Bourse du Travail !

Nous appelons à un rassemblement devant le Rectorat de Créteil (M° Créteil-L'Echat) le Mercredi 05/04 à 15 h, pour s’entretenir avec les responsables du Rectorat sur les mêmes points abordés à Versailles (cf. ci-dessous). Une demande d’audience au nom de l’intersyndicale a été déposée pour cette même date.

Cher(e) s collègues, nous comptons sur votre combativité, sur la solidarité inter académique et sur la mobilisation et le soutien des syndicats pour réussir notre rassemblement.

D’autre part, pour nous faire connaître au niveau national et pour intégrer le problème de la précarité dans le service public au débat et aux manifestations contre le CPE, venez nombreux nous soutenir et nous aider à distribuer des tracts et à faire signer la pétition de soutien des non titulaires au stand des non titulaires à Boulevard de la Bastille (vers le N° 48, à côté du Café « les associés », en face la place Bastille-Opéra), le Mardi 04/04 vers 14 h 30.

Une Assemblée Générale du Collectif aura également lieu le Mercredi 05/04 à 18 h, à la Bourse du travail de Paris, 3, Rue Château d’eau (M° République).

Concernant le Rectorat de Versailles :


Suite à l’audience obtenue au Rectorat de Versailles grâce à la mobilisation des non titulaires et des organisations syndicales, et à la solidarité inter académique (entre Paris, Versailles et Créteil), des avancées sur certains points ont pu avoir lieu :

à L’acceptation par le Rectorat de maintenir le dialogue ouvert avec les non titulaires et les organisations syndicales.

à Le dépôt d’une demande officielle du Rectorat, auprès du ministère, pour la mise en place d’un groupe de travail pour les non titulaires.

à L’assurance donnée par le Rectorat de ne pas rayer des listes les non titulaires au chômage (comme ce qui s’est passé à Toulouse). D’ailleurs, les collègues de Versailles au chômage ont commencé à recevoir leur dossier de vœux via le dernier établissement qu’ils ont fréquenté (les personnes qui n’ont pas encore reçu ce dossier peuvent se mettre en contact avec le Collectif).

Sans avoir répondu à toutes les préoccupations des non titulaires, l’audience à Versailles va dans le bon sens : contraindre les recteurs à ouvrir le dialogue avec les non titulaires et les organisations syndicales pour pouvoir les associer, par la suite, à la prise des décisions au niveau local.

29.03.2006

25-45 ans, des fantômes...

Dans Libération, ce sociologue déclare :

"Les moins de vingt-cinq ans sont assez bien organisés, par le biais des syndicats lycéens et étudiants. Les plus de 45 ans ont conservé la culture politique de leur jeunesse : comment prendre la parole en assemblée générale, comment mobiliser, comment maîtriser les agendas des décisions, etc. En revanche, entre 25 et 45 ans, il y a un long moratoire politique : les gens qui appartiennent à cette tranche d'âge ne savent pas par quoi exprimer le malaise profond qu'ils ressentent. Il résulte de cette dynamique que la figure du jeune travailleur entre 25 et 45 ans est absente de l'espace public français. Ses intérêts ne sont pas mis en visibilité et ses souffrances ne sont exprimées par personne. Il existe des luttes émergentes comme les mobilisations des jeunes chercheurs, des jeunes intermittents, ou de génération précaire, mais on peut y voir des exceptions qui confirment la règle d'une sous-représentation massive des jeunes travailleurs, en particulier des classes populaires."

Et la majorité des professeurs non-titulaires appartient à cette tranche d'âge... CQFD ?

Philippe Meirieu "Je me sens trop en desaccord..." - et quitte l'IUFM de Lyon



Le Monde : "Vous incarnez le courant des pédagogues, face aux tenants d'une conception traditionnelle de l'éducation. Pourquoi n'avez-vous pas postulé à un nouveau mandat à la direction de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon ?

Ph. Meirieu : Dans la conjoncture actuelle, je ne souhaitais pas être nommé par le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien. Je me sens trop en désaccord avec les décisions prises, ces dernières années, dans le domaine éducatif, pour assumer ces responsabilités. Et je tiens à ma liberté de parole.

Le Monde : Que reprochez-vous à la politique de M. de Robien ?

Ph. Meirieu
: Il s'agit d'une politique de renoncement aux ambitions. (...)

27.03.2006

Ce Mardi 28 mars, face à la violence d'Etat et de l'extrême-droite aux pouvoirs...

Quelle est la situation ? Les Français sont face à la vérité de leur histoire : Villepin aux commandes de la nation, alors qu'il était l'âme damnée de Chirac, son conseiller en chef (celui qui lui avait soufflé la formule magique de la frac tu re so ci ale); une droite qui est en fait une extrême-droite. En somme, les Français se trouvent être dirigés par des hommes et des femmes pour qui "la démocratie, c'est de la m... " (Villepin qualifie les députés de "connards"), pour qui le peuple est un ramassis de fainéants, d'imbéciles, de bons à rien, sauf à être exploités. En somme, la journée de grève interprofessionnelle qui s'annonce demain est importante pour que la "majorité" REELLE ne soit plus, pas, silencieuse, mais il faut d'ores et déjà savoir que ceux que nous avons en face de nous n'ont jamais été aussi durs, brutaux, méprisants, vulgaires. Cette mobilisation est donc une nécessité, mais la détermination de nouvelles actions qui permettent de porter des coups à cette majorité politique (UMP), à cette bureaucratie (hauts fonctionnaires), reste la question essentielle des semaines à venir.

25.03.2006

La Coordination Nationale va se constituer début avril...

Debut avril, dans une grande ville française, des membres des différents collectifs de France vont se réunir. Objectif : mettre en place une Coordination Nationale des Professeurs Non-Titulaires de l'Education Nationale (ou des Personnels non-titulaires). Lors de sa fondation, les collègues réunis devront réfléchir et choisir :
un nom pour cette coordination; discuter et énoncer une analyse de la situation des professeurs, de la situation dans les différents rectorats; discuter et énoncer des principes, d'identité, de fonctionnement et de relations (avec les partenaires de l'Education Nationale), discuter et choisir des actions à venir. La Coordination Nationale peut et doit représenter plus de 20000 professeurs (qui pâtissent de l'éloignement des uns par rapport aux autres).

Si vous souhaitez adresser des informations, des idées, etc..., à cette coordination, vous pouvez, soit poster un commentaire à cette note, soit, si vous souhaitez communiquer des informations et des idées sans les publier sur le blog, les adresser à nontitulairesdelen@yahoo.fr.

23.03.2006

Un entretien exclusif avec l'avocat de Karen Montet-Toutain


Nontitulairesdelen : Maître Koffi Senah, comment se porte votre cliente, notre collègue, Karen Montet-Toutain ?
Maître K. Senah : L'arrêt de travail de Karen se terminait le 19 mars. Elle devait donc reprendre le chemin de l'enseignement, ce 20 mars. Elle a sollicité l'autorisation d'être mis en présence de sa classe de BEP, dans laquelle les faits que vous connaissez se sont produits; dans le cadre d'une thérapie de groupe, comme des spécialistes le lui ont conseillé. L'Education Nationale ne voulait pas que cette rencontre ait lieu. Mais elle a eu lieu, malgré tout.
Nontitulairesdelen : Lorsque vous dites «l'Education Nationale», voulez-vous également parler de sa hiérarchie directe, dans l'établissement ?
Maître K. Senah : Tout à fait. Son arrêt maladie a été prolongé jusqu'à fin avril. Elle n'est pas au mieux de sa forme. Je pense qu'elle se sentira mieux lorsque l'Education Nationale lui proposera un poste dans un établissement, avec des modalités bien définies. Les pourparlers sont en cours. Elle a adressé trois courriers à sa hiérarchie, pour qu'on lui propose un poste. Sans réponse à ce jour.
Nontitulairesdelen : Elle s'est donc rendue, brièvement, dans son établissement ?
Maître K. Senah : C'est que, en sus, elle souhaitait récupérer ses effets personnels, laissés sur place depuis l'agression. La direction a refusé, au motif qu'il y a une instruction judiciaire en cours. Alors que ces affaires ne sont pas sous scellés...
Nontitulairesdelen : Pouvez-vous nous parler des procédures en cours ?
Maitre K. Senah : Il y en a trois : la première, concernant des faits antérieurs à l'agression du 16 décembre 2005. Il s'agit, essentiellement, de faits d'outrages. La seconde concerne l'agression du 16 décembre, et vise le donneur des coups de couteau. La troisième, déposée le 15 février 2006, concerne demande au Procureur de la République de poursuivre les personnes physiques qui, en amont du 16 décembre, ont contribué à l'évènement, à ses conditions, par actions ou absentions. Elle concerne également les faits d'harcèlement moral. Pour l'heure, je n'ai aucune nouvelle.
Nontitulairesdelen : On peut donc dire que l'Education Nationale n'est toujours pas aux côtés de Karen Montet-Toutain...

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Vous trouvez ci-joint une PETITION concernant la violence scolaire; elle émane des personnels du lycée Louis Bleriot d'Etampes, lycée où travaillait Karen Montet-Toutain. Dans cette pétition, ces personnels mettent en cause, de manière explicite, la hiérarchie de l'Education Nationale petitionaproposdelaviolencedanseducation.pdf

17.03.2006

Rendez-vous demain à Paris

Le collectif des non titulaires d'Ile-de-France appelle les non titulaires et les sympathisants, à se rassembler, pour la manifestation contre le CPE, le Samedi 18/03 à 13h30 devant la Brasserie "Le Rendez Vous Denfert", 2 av Général Leclerc 75014 Paris, Station Denfert-Rochereau, lignes: métro 4,6 et RER B. Il s’agit de se faire connaître et de faire entendre nos voix. Soyons nombreux à porter les revendications des non titulaires et à étendre la manif contre le CPE au combat que nous menons contre la précarité. email : nontitulaireseducnat@yahoo.fr

Coordination Nationale, suite...

La Coordination se met en place. Des professeurs, de Toulon, de l'Académie d'Aix-Marseille, de Toulouse, ... ont répondu à notre appel. Par contre, il n'y a pas encore de candidat pour les académies de Lille, Rouen, Amiens, Caen, Rennes, Nantes, Orléans, Tours, Poitiers, Grenoble, Clermont-Ferrand, Limoges, Lyon, Dijon, Besançon, Reims, Nancy, Strasbourg, Corse et les Dom-Tom. Sur plus de 20000 chômeurs de l'Education Nationale, il est évident qu'il y a des chômeurs, professeurs non-titulaires, dans ces académies. Nous savons qu'ils ne savent pas nécessairement que ce blog existe, que cette coordination est lancée; mais aussi parfois, qui sait, un manque de "courage" ou un peu de peur à sortir de sa coquille ? ! Pourtant, c'est seulement notre existence sociale et civique, notre mobilisation, qui peut nous préparer un avenir, autrement dit un futur présent en tant que professeur dans l'Education Nationale, si et seulement si nous sommes nombreux, coordonnés, actifs contre cette majorité politique illégitime. Enfin, au vu d'une réaction syndicale bien prévisible (cf. note ci-dessous), il est important que toutes les académies, ou presque, soient représentées, afin que l'accusation de "non-représentation" des non-titulaires puisse être balayée d'un revers de main...

Nicolas Vilpail, enfermé dans le "secret professionnel"...

Nous avons promis de donner des informations sur la situation de Nicolas Vilpail, notre collègue (cf. notes ci-dessous). Nous avons parlé avec la médecin-chef de l'établissement dans lequel il est interné. Madame Pennaneck, médecin-chef, nous a répondu :

"- Je suis tenue au secret professionnel; je ne peux donc fournir aucune information sur l'état de ce patient. Je ne serais même pas obligée de reconnaître que ce patient est présent dans notre établissement, mais comme c'est écrit dans tous les journaux... (sic!)
- Comment peut-on alors obtenir des informations ?
- Vous pouvez écrire au patient qui décidera s'il veut répondre ou non...
- Mais le patient, Nicolas, a t-il son discernement pour répondre ? Nous savons comment les choses peuvent se passer dans un HP. S'il est abruti de médicaments, il aura du mal à répondre
- Je n'ai pas à vous donner la moindre indication sur son étayt
- Donc je répète ma question : comment peut-on obtenir des informations sur l'état de Nicolas ?
- Vous pouvez lui écrire, ou écrire à sa famille
- Les lettres adressées au patient ou à la famille sont donc transmises ?
- (pas de réponse)"

Si Nicolas avait été mis aux arrêts dans une prison, des membres de sa famille ou un avocat l'auraient d'ores et déjà rencontré. Il suffit donc à un citoyen français d'avoir été déclaré "malade" par l'Etat français pour qu'il soit interné dans un établissement qui refuse de communiquer la moindre information sur son état, les médicaments qui lui sont prescrits. Les droits du citoyen sont donc bafoués, et les droits de la société civile, à une information minimale, ignorés. Comme c'est pratique pour celles et ceux qui l'ont décrété "forcené". Force est de constater que la "patrie des droits de l'Homme" est une fois de plus en regression totale sur le plan des libertés individuelles...

Comme cette situation est inacceptable, nous demandons :

- à sa famille, ou ses proches, de nous informer (sur son expérience professionnelle, son état actuel, etc..)
- aux professeurs qui l'ont connu et/ou qui auraient gardé un contact avec lui, de nous faire part de leurs informations sur son parcours professionnel, sa personnalité, ... (afin de le défendre contre les déformations engagés le jour même de la prise d'otages, "solitaire", "alcoolique", etc...)
- aux associations de défense des droits de l'homme qui le jugeront nécessaires, de nous aider à obtenir des informations sur la situation de Nicolas.

13.03.2006

D'après, Pierre Marcelle, un télescopage événementiel sensé ?

"Nous étions jeudi dans la diagonale d'un écran banal quand un fracas l'envahit, qui fit état d'une prise d'otages dans un collège sarthois, avec l'ostentation dramatique, au commentaire, des affaires potentiellement attentatoires à la vie des petits nenfants. Hélicos et GIGN, Fillon retour de Londres, et Robien de Paris (...) A quatre heures du matin de samedi, évacuation de la Sorbonne où, l'après-midi, le même Robien, préposé au patrimoine, y vendait démagogiquement les maigres dégâts causés par sa brève occupation. (...)" (à lire dans Libération, Lundi 13 mars 2006)

11.03.2006

Nicolas Viltail, interné au Centre Hospitalier de la Sarthe

Ce samedi matin, nous avons appelé ce Centre Hospitalier. Il s'agissait de savoir si Nicolas est interné dans cet établissement, comme des médias l'ont indiqué hier. L'accueil a transféré l'appel à un infirmier. A la question :

- est-ce que Nicolas Viltail est interné dans votre établissement ?
sa réponse a été : je ne peux pas vous répondre. Je ne peux rien vous dire, j'ai reçu des consignes (sic !)

Donc Nicolas est interné dans cet établissement.

Et l'infirmier a continué en déclarant :

- Il faut que vous appeliez lundi, afin de parler au médecin-chef qui sera le seul habilité à vous répondre.
- D'accord, et comment s'appelle le médecin-chef ?
- Je ne peux pas vous répondre (sic !)

Nicolas est donc interné dans un Hopital Psychiatrique. La psychiatrie est le bras armé de toutes les dictatures, dures ou douces, à travers le monde. Les autorités judiciaires ont estimé que Nicolas souffre d'un jugement dérangé, qu'il tient des propos incohérents, et ont donc opté pour une "médicalisation". Il n'y aura donc pas de procès. L'Etat espère sans doute, par ce procès annulé, éviter que le scandale des professeurs non-titulaires de l'Education Nationale ne lui éclatera pas à la figure, mais c'est un mauvais calcul. En attendant, Nicolas Viltail est entre des mains à gants blancs, mais il est en danger !

Dans cette situation, nous appelons l'ensemble des collègues qui sont conscients qu'une hospitalisation en HP représente un danger pour la personnalité et la conscience de Nicolas Vilpail de lui exprimer présence et soutien, que ce soit par lettre (rte de Spay 72700 Allonnes BP 4), par fax ( 02 43 43 51 73). Votre soutien le protégèra contre la violence d'Etat.

Nous en appelons aux collègues, titulaires ou non-titulaires, de la Sarthe, ainsi qu'aux syndicats, pour exercer une veille sur le cas et la situation de Nicolas Viltail.

Un article du Figaro qui indique que notre collègue s'est probablement fait "casser" par un inspecteur d'académie, comme tant d'autres de ses collègues non-titulaires (mission des inspecteurs : décourager, démobiliser, faire croire que vous n'êtes pas un bon prof, ...)
Un article paru sur le site de France 3

10.03.2006

Nicolas Vilpail, parmi nous, dans sa lutte contre Fillon, Robien et consorts !

Notre collègue, Nicolas Vilpail, a accompli un acte désespéré. La prise d'otages d'une classe et de membres du personnel de surveillance de l'établissement du Lycée de Colbert de Torcy ne pouvait lui être utile. Le professeur qu'il a été et qu'il est savait que son acte le conduirait à cette reddition, donc à son enfermement, à la prison, et probablement à un procès. Il sera le grand perdant de cette affaire. Et nous, collègues, professeurs non-titulaires de l'Education Nationale, nous pouvons «comprendre» son geste, mais non l'approuver. En effet, par cet acte, il a tiré l'attention sur sa situation, mais également sur celle de plus de 20000 Français qui, depuis deux ans, sont confrontés à une double omerta : le silence des autorités, le silence ou le jeu de dupes médiatique.

Pourquoi ? Depuis deux ans pour certains, un an pour d'autres, ou quelques mois pour d'autres encore, plus de 20000 professeurs sont au chômage, EN TOUTE ILLEGALITE. L'Education Nationale, notre employeur, dirigé par Monsieur Fillon, puis par Monsieur Robien, a utilisé une «variable d'ajustement», pour réaliser des économies de bout de chandelle : ne pas réemployer des professeurs, de français, de mathématiques, d'anglais, d'économie, ... EN TOUTE ILLEGALITE : car il existe en France, un droit du travail, des lois. Tout licenciement doit s'accompagner de :

- un préavis;
- une lettre d'information et de justification
- des indemnités si la durée d'exercice est suffisamment longue
- enfin, dans la mesure où le nombre de CDD dépasse le nombre de trois, le réemploi en CDI est automatique.

Sur ce droit, sur ces lois, ces Ministres, l'Education Nationale, se sont «assis», comme si l'Etat était de droit divin, et pouvait faire comme bon lui semble.

Depuis deux ans, les non-titulaires qui sont mobilisés n'ont pu engager aucun dialogue avec la direction politique de cette administration. Acte magique digne de quelques brahmanes : ils ne pensent pas à nous, ne répondent pas aux lettres, et donc nous n'existons pas !

Depuis deux ans, nous avons alerté de manière régulière, répétée et argumentée les médias. Nous avons constaté :

- le silence;
- une présentation tronquée et partielle de notre situation

Par la présente, nous, professeurs non-titulaires de l'Education Nationale, nous répétons que nous comprenons notre collègue Nicolas Vilpail; que nous lui témoignons de notre soutien, en le remerciant d'avoir choisir la voix de la raison dans cette affaire. Nous tenons à dénoncer l'orientation stupéfiante et scandaleuse des médias qui ont choisi de présenter notre collègue comme un «forcené», un malade et un alcoolique ! Sa maitrise de lui-même et son choix de ne perpétrer aucune violence prouvent, au contraire, que notre collègue est un individu sensé mais désespéré. Nous demandons aux syndicats français un soutien réel et entier, c'est-à-dire des moyens financiers et humains afin d'engager une lutte juridique NATIONALE contre ce gouvernement et cette majorité. Nous demandons aux collègues titulaires qui n'ont pas encore fait ce chemin intellectuel de bien réfléchir à la situation actuelle de l'Education Nationale, de comprendre qu'ils seront victimes de la politique de ce gouverment si le candidat de l'UMP devait triompher aux prochaines élections, de comprendre enfin que nous sommes tout autant enseignants qu'ils le sont !

Nous demandons à l'ensemble de celles et de ceux qui soutiennent cette déclaration de l'indiquer par un commentaire de cette note, avec un prénom au moins.

Nous faisons appel à celles et ceux qui connaissent Nicolas Vilpail afin qu'ils nous adressent des informations sur lui, son état, sa personnalité, afin de le défendre ici.

e-mail : nontitulairesdelen@yahoo.fr

Dans "Libé", un récit, sans explications...

09.03.2006

Mensonges d'une majorité minoritaire

Il faut le dire, l'écrire, l'énoncer, le rappeler, constamment : la majorité au pouvoir en France n'a plus aucune légitimité sociale depuis... des lustres ! Depuis qu'ils ont perdu leur légitimité démocratique dans les urnes, puisqu'ils ont perdu les élections : le référendum, les régionales (la claque !), ... Mais la démocratie leur importe peu. COMME LE CHOMAGE ! Le chômage est, pour eux et leurs amis, une très bonne chose : le moyen de disposer de salariés en concurrence les uns par rapport aux autres; un "argument" politique pour détruire le droit du travail, comme le veulent les "libéraux". C'est pourquoi il est si insupportable de les entendre répéter que le CPE est justifié "parce qu'on a pas tout tenté contre le chômage", alors même qu'il est important pour eux qu'il y ait des chômeurs afin de...

- maintenir les salaires des salariés au plus bas;
- faire jouer la concurrence extérieure et intérieure aux entreprises
- diviser les salariés pour mieux régner
...

Mais c'est le chômage des non-titulaires qui est la PREUVE ABSOLUE du mensonge de la majorité UMP. Puisque des hommes et des femmes, employés depuis des années, ont été envoyés au chômage, contrairement au droit du travail, à l'intérêt général, aux intérêts de l'Education Nationale... Les non-titulaires doivent continuer de se mobiliser afin de faire savoir aux Français qu'ils sont soumis, eux comme nous, à des menteurs.

Le CPE n'est que l'ultime déduction de leur idéologie du capital (les coûts du travail sont trop élevés pour que les pauvres entrepreneurs puissent embaucher...). Comme pour les non-titulaires, ce gouvernement refuse le moindre "dialogue social" digne de ce nom, mais les choses sont ainsi depuis 2002... Démocratie dites-vous ?

De Charette à De Villepin : le CPE va t-il guillotiner la majorité UMP ?

""Devant les tensions et les incompréhensions qui s'expriment dans toute la société, je crois, comme on dit au foot, qu'il faut mettre le pied sur le ballon", déclare M. de Charette, dans un entretien au Parisien de jeudi, estimant que le CPE pourrait "coûter l'élection présidentielle" à la majorité."

"Pour une factrice du Tarn, la précarité ne faisait pas un pli"

"A force de faire du vélo, la factrice de Marssac (Tarn) a fini par décrocher le maillot jaune de la précarité. Christiane, 58 ans en juin, a en effet accumulé 574 contrats à durée déterminée (CDD) en quinze ans. C'est en septembre 2005 seulement que, ne recevant plus de la Poste aucun appel, l'éternelle «rouleuse» remplaçante s'est décidée à saisir les prud'hommes. L'affaire, qui devait être jugée hier à Albi, a été reportée au 10 mai. «Nous n'avons pas le chiffre officiel» : l'administration régionale du courrier dit ne pas avoir fait le décompte des CDD de la factrice de Marssac. Elle ne veut pas «entrer dans le détail de cette affaire». Du coup, elle (edition du jeudi 9 mars 2006) (...)

"Les arguments de la Poste sont plutôt faibles», moque Thomas Barba, cadre délégué CGT de la maison et avocat de la factrice. (...) «Voilà comment l'Etat aujourd'hui ne respecte pas le droit», conclut le cégétiste."

A qui le dis-tu, cher ami... !

06.03.2006

Le CPE-CNE - pour personne ou pour tous !

L'analyse du "chômage des jeunes", qui a conduit l'aristocrate-premier ministre à "l'illumination", est comique. Ce chômage serait structurel - sauf si on offre aux entreprises le moyen de les embaucher, mais aussi de les débaucher, comme çà, d'un claquement de doigts, pendant deux ans. Aucun sénior, aucun quiquagénaire, aucun natif du baby-boom, n'accepterait une telle épée de Damoclès sur la tête, mais les jeunes, ce sont de vrais moutons, ils gobent tout ce qu'on dit, alors...

Des individus dont les conditions économiques sont hypersécurisés, hauts fonctionnaires ou nantis à la sauce Parisot, expliquent à celles et ceux qui ne sont pas comme eux, que "la précarité est une loi de la condition humaine" et que s'il y a des privilégiés, il est juste que, au pays de l'Egalité et de la Fraternité, la majorité trime, trinque, travaille à nouveau plus de 40 heures, et ce pendant 40, voire 45, et pourquoi pas 50 annuités !

La provocation est tellement grossière - qu'elle est, ou motivée par un mépris du populaire, ou par une inconscience totale...

Comme d'autres, les jeunes sont au chômage - parce que les babyboomers tardent à partir à la retraite, parce que des dirigeants d'entreprise sont aussi des imbéciles (il suffit d'examiner les annonces d'emploi qui exigent systématiquement de l'expérience), ...

Pour les non-titulaires, cette journée est importante, car ils sont déjà victimes d'une précarisation d'Etat, même illégale, même interdite par le code du travail ! Il faut donc se mobiliser auprès des jeunes, en sachant, auprès d'eux et avec eux, qu'un gouvernement de sourds aura du mal à entendre, que des "manifestations dans les rues" ne peuvent suffire, qu'il faudra innover, tant sur le plan des slogans que sur le plan des actions politiques, pour parvenir à un résultat...

26.02.2006

Le parlementaire Germinal Peiro répond à un collègue...

Un collègue a adressé une lettre au Parlementaire de Dordogne, Germinal Peiro, membre du Parti Socialiste, afin de l'alerter sur la situation des non-titulaires et sur leurs mobilisations. Nous reproduisons ci-dessous cette réponse :

"C'est avec beaucoup d'attention que j'ai pris connaissance de votre dernier courrier m'informant des actions mises en place par la Coordination Nationale des Non-Titulaires. En ce qui me concerne, je considère qu'il est de la responsabilité d'un Gouvernement, quel qu'il soit, d'assurer le bon fonctionnement du Ministère de l'Education Nationale et d'en faire, une priorité nationale. Pour ce faire, il est bien évidemment nécessaire de doter ce ministère d'un budget significatif, mais également, de considérer avec respect ceux qui oeuvrent quotidiennement pour l'éducation de nos enfants. Malheureusement, il apparaît très clairement que ce concept n'est pas partagé par tous, notamment lorsqu'on considère la façon dont ont été traités de nombreux enseignants non-titulaires ces dernières années. En plus de ce problème de forme, le dossier des personnels non-titulaires pose également un problème de fond. En considérant simplement le Code du Travail, notre société peut-elle tolérer que des enseignants soient employés par différents contrats successifs avant d'être remerciés sans explication et parfois même sans indemnité ? Si l'on considère maintenant le statut des fonctionnaires, celui-ci indique que les fonctionnaires sont recrutés sur concours, ce à quoi ne déroge pas le recrutement des enseignants. Néanmoins, l'administration n'a jamais hésité à présenter des enseignants non-titulaires de ces concours devant les élèves, créant un paradoxe aujourd'hui difficile à solder. Cette question est donc extrêmement difficile à régler, d'autant plus qu'elle ne concerne pas exclusivement le personnel de l'Education Nationale et qu'elle s'intègre dans un contexte où le Code du Travail est mis en danger par le Gouvernement. "

Restant à votre disposition

Germinal Peiro

07.02.2006

Manifestations contre le CPE et ce gouvernement de brutes épaisses, votre témoignage...

Il y a ce que les médias vont dire ce soir. On connaît la chanson. Parce que toute la France n'aura pas manifesté, ils vont parler de "mobilisation mitigée", une "déception pour les syndicats" - exemple avec Pujadas. Mais les choses ne se terminent pas ce soir. Et une fois que les vacances de février seront passées... Si vous avez manifesté à Paris, Bordeaux, Marseille, Toulouse, etc..., nous vous remercions de narrer votre participation et votre perception de la journée...

01.02.2006

Slogan pour la mobilisation contre le CPE et la précarisation généralisée...

CNE-CPE pour tous ? Nous résilions immédiatement le contrat de Villepin !

Une assemblée nationale illégitime légifère au profit d'1% de Français...

Depuis 2002, ils ont perdu l'ensemble des élections nationales. Mais qu'importe le peuple, sa volonté, sa souveraineté ? Il nous suffit de choisir parmi nous un aristocrate qui a déjà publiquement dit tout le mal qu'il pense de la démocratie, et, imbibé de sa suffisance natale, nous pourrons faire passer des mesures qui profitent à... nos amis. C'est comme cela que le CPE, après le CNE, et autres merveilles de l'ultra-libéralisme théorisé par le Front National, serait imposé. Sauf si...

29.01.2006

L'Education Nationale recrute... policiers, gendarmes et Terminators...

Comme nous l'annoncions il y a quelques semaines, l'Education Nationale, service prospective, vient de remettre un rapport au Ministre. Il s'agit de prévoir les conditions et les besoins des écoles, collèges, lycées et universités. Selon ce service de prospective, l'Etat devrait procéder à une pré-commande de Terminators de première génération, auprès de Skynet.

Mais sans attendre, une grande campagne de recrutement de la fonction publique va être lancée. Si vous aimez l'Education Nationale, si vous avez toujours rêvé d'être l'un de ses membres, si vous êtes professeur(e) non-titulaire au chômage et que vous passez votre temps à vous plaindre des choix gouvernementaux, l'Etat vous propose de devenir agent de sécurité. Vos missions seront riches et complexes : gérer la protection des établissements, assurer celle du personnel administratif et pédagogique, créer un réseau relationnel avec les élèves non récalcitrants, procéder aux arrestations nécessaires, répondre au téléphone, remplir des documents, sourire, rire, faire de l'humour, aider les professeurs en retard ou en difficulté pour les corrections des copies, répondre aux questions des RG, ... Pour l'heure, la tenue de ces nouveaux agents de sécurité n'est pas encore définie, mais les premiers candidats seront consultés par sondage. L'Etat français vous remercie de faire entrer la nation dans "le meilleur des mondes".

28.01.2006

Lycéens en congrès, la mobilisation se prépare...

"L''Union nationale lycéenne (UNL), réunie, samedi 28 janvier, en congrès à Paris, a répété son opposition au contrat première embauche (CPE), sous l'oeil de nombreux responsables syndicaux, conscients de l'importance des jeunes pour réussir à mobiliser dans la rue. Parallèlement, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) a également réuni son congrès annuel et voté une motion condamnant le CPE et appelant à une journée d'action mardi puis à manifester le 7 février. "Avec Karl (Stoeckel, président de l'UNL), on a réussi à faire un truc vraiment bien cette semaine : on a réuni toutes les confédérations syndicales autour d'une table avec nous, ce n'est pas si fréquent", a déclaré au micro du congrès Bruno Julliard, le président de l'UNEF, principal syndicat étudiant. (...)

UDF en congrès - Bayrou versus Robien ou... ?

L'UDF tient son congrès ce week-end. Le Parti de centre-droit-chrétien réalise quelques grands écarts, entre sa participation au gouvernement, représenté par Robien, et la direction représentée par Bayrou.

Nous leur avons adressé le texte ci-dessous et la question suivante :

Monsieur Bayrou affirme souvent qu'il faut engager une réforme radicale des pratiques politiques et des idées. Lors de sa dernière intervention télévisée sur France 3 (vendredi 27), il a, semble t-il, stigmatisé le choix de l'actuel gouvernement de favoriser la précarité. Le Ministre de l'Education Nationa, Monsieur Gilles Robien, a décidé de continuer les choix engagés par M. Fillon, à savoir la mise au chômage de plus de 20.000 professeurs. Ces enseignants, qui ont plusieurs années d'expérience, devraient être en poste, et pourraient contribuer ainsi à apporter une éducation de qualité (avec des classes non surchargées), mais aussi renforcer la présence des adultes dans les établissements, afin de lutter contre les vélléités de violence. M. Robien semble se ranger au sarkosysme et à la volonté de placer des policiers partout, y compris dans les écoles.

Nous souhaitons savoir si l'UDF s'oppose mais soutient, ou si vous pouvez clairement désavouer le choix gravissime du Ministre de l'Education Nationale.

Censure ou... ?

Le mouvement des non-titulaires existe depuis plusieurs années déjà. Il a fallu attendre l'exceptionnelle mobilisation du collectif IDF et du campement de Creteil pour voir, lire, entendre, les premiers reportages consacrés aux professeurs non-titulaires. Mais jusqu'ici, la plupart de ces reportages ou de ces articles ont manifesté des défauts majeurs, soit que des éléments essentiels du dossier n'ont pas été évoqués, soit que la présentation des choses était affadie, aplatie, ... Depuis quelques jours, de nombreux établissements dans le 93 voient les collègues titulaires engagés dans des mobilisations importantes : occupations jours et nuits des établissements, etc...

Et lisez-vous, entendez-vous, voyez-vous des reportages dans les "médias" ? Si oui, il ne faut pas hésiter à les indiquer, par un lien dans la fonction commentaire ! Ou bien serait-ce alors que la censure est encore à l'oeuvre sur des sujets qui inquiètent si fortement le gouvernement ? Serait-ce à dire et penser qu'une exceptionnelle mobilisation de la société pourrait faire tomber ce gouvernement ? contraindre Robien à une démission ? Et pour qui une telle démission représente un tel objectif ?

Pour quelques-uns, dont nous faisons partie, c'est l'un de nos objectifs : obtenir le départ de ce parlementaire de droite, catholique, qui méprise, derrière son masque, mépris et "haine" à l'égard de l'école de la République...

26.01.2006

Collège le Nain de Tillemont, Montreuil, les professeurs demandent le droit de retrait...

"MONTREUIL (AFP) - Les enseignants du collège Lenain de Tilmont, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), où un élève de 6e a tenté mardi d'étrangler une enseignante enceinte, ont demandé à exercer un droit de retrait vendredi, indiquant avoir donné l'alerte à plusieurs reprises sur leur situation. Interrogé sur cet incident, le Premier ministre Dominique de Villepin a assuré jeudi lors de sa conférence de presse mensuelle que le gouvernement prendrait des "décisions concrètes dans les tout prochains jours" pour lutter contre les violences scolaires. "Il existe des solutions mais (...)"

Collège le Nain de Tillemont
87 rue le nain de tillemont
93100 Montreuil
Tel : 0148583200
Fax : 0148581233

Lycée Professionnel de Marignane, l'avertissement est donné...

Des profs contre l'omerta - par Marie Huret "Solidaires avec leur collègue agressée à Etampes, des enseignants du lycée professionnel de Marignane préviennent: "Ici aussi, ça va dégénérer!". "Elle n'écrit plus au tableau. Trop peur de tourner le dos à ses élèves. Elle ne circule plus entre les tables. Trop peur de se ramasser un coup. Hélène ne fait cours qu'avec la porte ouverte. «J'ai pris une gomme en pleine tête, dit-elle. J'en ai pleuré. Les gamins me traitent de sale chienne, pètent, gesticulent. Je ne contrôle plus rien!» Au petit déjeuner, Sabine, prof elle aussi, quitte la cuisine en courant, va vomir aux toilettes. Overdose de menaces, indigestion d'insultes. «Grosse pute, on va te crever!» a rugi (...)"

Ces informations sont importantes mais il faut rappeler que ces informations, distillées de cette manière par des hebdomadaires de droite, ont aussi un "rôle" dans la fabrication d'une perception : une France en proie à une violence de plus en plus présente. Or cette réalité est à la fois vraie et fausse. Enfin, il ne faut pas oublier que la mise au chômage des plus de 20000 enseignants non-titulaires a fragilisé les équipes éducatives, moins nombreuses, réduites au stric minimum, ...

C'est ce que Bab33 a parfaitement expliqué sur le forum des contractuels : "Tactique 1 du gouvernement: réduire les profs, les surveillants, les cpe, ....résultat : violence scolaire solution: répression , police....Voilà les nouveaux héros: la droite; Tactique 2 : élimination de la police de proximité dans les banlieux......résultat: violence urbaine.......solution: répression,police...nouveau héros:la droite......"

Nous devons constamment rappeler ce fait alors que le gouvernement et le Ministère continuent de pratiquer "l'omerta" sur le plus grand plan de licenciement collectif de France depuis 2002 !

Villepin : direction toute vers l'Ancien Régime !

Beaucoup n'y verront qu'un hasard. Pour d'autres, il n'y a pas de hasard. Le haut fonctionnaire, qui a biberonné à l'argent public du Ministère des Affaires Etrangères, veut une France où les uns soient comme lui, avec des statuts hypersécurisés, des activités d'acteurs publics (souvenons-nous que la noblesse française a toujours honnie le "vrai" travail des laborieux !), et de l'autre, des journaliers, gueux ou serfs, à CPE !

Comme cette photo le montre lumineusement, la technique de la noblesse française réside désormais dans son "faire-peuple" : comment faire croire à ceux et celles que l'on a appris à mépriser depuis la naissance qu'ils sont respectés, alors que dès qu'ils ont le dos tournés... ? ! Un aristocrate à la tête de la République est une contradiction dans les termes...

Vous trouvez ci-dessous l'adresse de deux blogs qui illustrent parfaitement la morgue de celles et ceux qui soutiennent ce type de personnage. Edifiant...

http://galouzeau.hautetfort.com/
http://laplumeetlepee.canalblog.com/
Et un site d'informations satiriques :
http://enrade.free.fr/

23.01.2006

Le cas Sarkosy sur l'Elysée et la France...

Depuis dix ans, la République est dirigée par un homme qui, intellectuellement et moralement, est indigne de ses fonctions, de ses prérogatives, "dangereux" tant ses pouvoirs sont importants et son incompétence profonde. Certains semblent vouloir nous conduire dans une impasse pire encore, avec leur poulain, choisi dans le harras parisien : Nicolas Sarkosy. Pour l'Education Nationale, sa victoire serait, à l'évidence, une catastrophe. Car le chantre "décontracté", qui est "là pour dire la vérité" -ce qu'il croit être "la" vérité, en fait ses opinions- travaille pour quelques-uns mais certainement pas pour la majorité des citoyens français. Et dans l'hypothèse, dramatique, de son élection, la nation courrait droit à la guerre civile. Il serait, en effet, incompréhensible que le second tour de l'élection présidentielle de 2002 ait rassemblé 82% d'électeurs contre le Front National, et qu'en 2007, une majorité élise un homme politique infiniment plus machiavélique, retors, instable... Il ne suffit pas de lui tailler un costard dans la critique caustique, il faut surtout qu'il ne devienne pas le maître de la France...

21.01.2006

Monsieur le Président, Vous devez donc sans doute ignorer que le Ministère de l'Education Nationale contrevient gravement au droit du travail...

lettredefinitive.doc Vous trouvez ci-joint le texte, définitif, de la lettre adressée à Monsieur le Président de la République.

Elle stipule que "Ce courrier ne peut en aucun cas être transmis à Monsieur Le Ministre de l'Education Nationale. C'est en effet ce que font les députés ou Monsieur le Premier Ministre lorsqu'ils sont saisis de cette affaire. Cette lettre et ce problème vous sont soumis, à vous seul, à votre jugement, à votre décision, à vos responsabilités. ".

En effet, nous avons constaté que les responsables de la politique gouvernementale ont tendance à faire comme si la politique qu'ils conduisent était décidée, ministère par ministère, et donc comme si les faits dominants de cette politique dans l'E.N. étaient les fruits de l'imagination et de la volonté du seul ministre de l'Education Nationale - alors qu'il n'est qu'un exécutant - qui porte néanmoins "sa" responsabilité dans les choix et décisions prises. Cette "précaution oratoire" ne parait donc pas superflue afin d'éviter le flou !

Cette lettre est co-signée par l'ensemble de celles et ceux qui en ont manifesté le voeu.

19.01.2006

L'autre violence des quartiers bourgeois...

Selon Catherine Rollot du Monde "La violence scolaire n'est pas l'apanage des établissements des quartiers populaires. Pendant trois ans, Johanna Dagorn, chercheuse au laboratoire d'analyses et de recherches sociales en éducation et en formation (Larsef) de l'université de Bordeaux-II, s'est immergée dans trois collèges socialement favorisés de la région bordelaise. Situés en centre-ville, ces établissements se caractérisent par des taux de réussite au brevet des collèges supérieurs à 90 % et une faible proportion d'élèves issus de milieu populaire : à peine 10 % en moyenne. A partir d'observations in situ, (...)"

Pour Karen, il suffit de "bipper"...

"Karen Montet-Toutain, la professeure du lycée professionnel Louis Blériot d'Etampes, agressée à coup de couteau par un élève en plein cours, n'est pas favorable à la présence de policiers dans les établissements mais pense que les enseignants devraient être munis d'un bipper. Invitée jeudi sur Europe 1, elle a déclaré: "je ne suis pas favorable à la présence d'un policier en tant que tel mais je pense qu'une cellule d'urgence devrait être installée dans les établissements et que les enseignants devraient pouvoir avoir un bipper afin de la prévenir immédiatement". Elle s'est (...) "

Il va de soi que la nation ne peut devenir un pur et simple champ de policiers, everywhere ! Et dans les collèges et lycées, les agressions diminueront si les jeunes sont plus heureux - mais si nos politiques actuels ne se soucient nullement de la détresse de milliers de jeunes, l'Education Nationale ne doit pas se laisser embarquer par la logique fasciste.

Exclure, exclure, encore et toujours : la France des riches veut débarquer loin de ses yeux ceux qui n'appartiennent pas aux "happy few"

Joseph KOLLIE a réussi sa deuxième année de licence dans des conditions très difficiles (sans domicile fixe, sans ressource). Il est à nouveau menacé d'expulsion, alors que les risques pour sa vie existent toujours dans son pays. Joseph suit actuellement les cours en troisième année de licence d'anglais. Il est un étudiant assidu et bénéficie du soutien de tous ses enseignants qui lui permettent ainsi de participer à toutes les épreuves de contrôle continu. Cependant, du fait du refus de la préfecture de lui accorder un titre de séjour, il ne peut être régulièrement inscrit à l'université de Franche-Comté." Et si la famille Sarkosy était entrée illégalement en France ? Et même "légalement" ? Pourquoi "l'immigration hongroise" serait-elle plus légitime que celle des pays africains qui furent des colonies françaises et occidentales ? Vous pouvez le soutenir par une pétition en ligne.

16.01.2006

Parti Socialiste : les mots pour le dire...

Si la gauche remporte les prochaines élections (présidentielle et législative), que fera t-elle concernant l'Education Nationale ? Son projet éducatif est en cours d'élaboration (cf. ici)

Dans ses dernières déclarations, le premier secrétaire du Parti Socialiste paraît rejeter "la précarité" (ou ici). Il dresse "un réquisitoire contre la droite et contre le "gouvernement des autosatisfaits" de Dominique de Villepin. Les résultats des "quatre piliers de l'action gouvernementale" — la sécurité, l'emploi, les finances publiques et la compétitivité — sont "accablants", affirme le chef de l'opposition. Sa critique cible aussi bien le premier ministre, Dominique de Villepin — "ses promesses n'engagent que ses successeurs" —, que le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur accusé de n'avoir "de tolérance que pour lui-même". Au passage, François Hollande redemande que soit voté, avant la fin de la législature, le statut pénal du chef de l'Etat promis par Jacques Chirac, mais dont "plus personne ne parle".Il dénonce vivement le discours et la stratégie de la majorité qui consiste, selon lui, à "parler de la faiblesse de la France pour masquer ses échecs". "La France n'est pas en déclin, elle est entre de mauvaises mains", assène M. Hollande, qui préfère mettre en avant les "atouts" de l'Hexagone. " (cf. Le Monde)

Le collectif national des non-titulaires n'aurait-il pas intérêt à interpeller le premier secrétaire du Parti Socialiste par une lettre officielle, pour demander, par exemple, que, d'ici 2007, les Conseils Régionaux consacrent une petite part du budget régional à soutenir le réemploi des non-titulaires, dans une mesure provisoire mais plus que symbolique de leur opposition à la politique gouvernementale ?

"Le Salaire de la peur", le témoignage de Karen Montet-Toutain sur TF1

"Elle raconte à Thierry DEMAIZIERE les détails de son agression, et les menaces et insultes à caractère sexuel auxquelles elle devait faire face depuis la rentrée. Elle confie qu'elle pleurait souvent en rentrant chez elle après les cours. Elle parle aussi de l'inertie de sa hiérarchie, malgré les nombreux rapports alarmants qu'elle avait envoyés. Et enfin, elle affirme qu'elle ne renoncera ni à son métier, ni à ses élèves, qui l'ont beaucoup soutenue depuis l'agression."

Depuis qu'elle s'exprime, nous découvrons une collègue sensible, intelligente, pondérée, mais déterminée. Car, selon ses perceptions et ces récits répétés, le jeune qui l'a agressé a bien eu l'intention de la tuer. Et "la hiérarchie" a, une fois de plus, été aux abonnés absente - il est vrai que prendre le chèque à la fin du mois suffit à beaucoup chez nos bureaucrates...

L'émission est rediffusée mercredi 18 janvier à 5h05...

13.01.2006

Le comité pour une école citoyenne...

Lors de son entretien diffusé par RTL, Karen Montet-Toutain a signalé l'existence d'un site Internet, présenté comme un "comité de soutien". Il s'agit d'un blog, ici

11.01.2006

Un fax à la Proviseur de l'établissement d'Etampes...

Dans le Monde, notre collègue, Karen Montet-Toutain, déclare : "Il est arrivé en cours et m'a lancé un regard tueur. Il s'est installé au premier rang ; j'ai pas fait tilt. Je l'ai regardé. Je sentais qu'il pouvait se passer quelque chose. J'ai demandé à la classe d'enlever les blousons. Lui ne l'a pas fait. J'ai laissé tomber. Je suis allée au tableau. J'ai pris mon stylo et, là, il m'a interrompue. "Madame, c'est bien vous qui avez rencontré ma mère. C'est bien vous qui lui avez dit que je n'enlevais pas mon bonnet en classe." Je lui ai dit de se calmer. Il s'est levé de sa chaise. Il est venu vers moi. J'ai fait un pas en avant dans sa direction. Il a sorti son couteau et m'a poignardée (au ventre)."

Nous avons décidé d'adresser un fax à la proviseur de cet établissement. En voici le contenu :

"Madame Kapfer,

Le quotidien Le Monde vient de publier un article dans lequel son auteur, M. Yves Bordenave, signale les propos de Madame Karen Montet-Toutain à votre endroit. Cette professeur affirme en effet que vous avez traité, "par-dessus la jambe", ses multiples signalements de manifestations d'agressivité et de menaces à son encontre.

Nous ne sommes pas surpris de ce comportement, et de votre silence ("qui ne dit mot consent" ?). Car ce comportement est fréquent chez de nombreux proviseurs.

C'est pourquoi nous avons décidé de poser la question de la nécessité du poste de proviseur dans les établissements, mais également nous nous sommes étonnés de votre maintien aux responsabilités qui sont les votres alors que, quand vous en aviez le temps, le pouvoir et l'autorité, vous n'avez pas pris une minute pour mesurer la gravité de la situation (notre collègue pourrait en effet être décédée à cette heure).

Nous tenons donc par la présente à manifester notre étonnement et notre inquiétude face à "l'irresponsabilité" bureaucratique dans les établissements quand les professeurs sont eux facilement jugés responsables de beaucoup, voire de tout, par un système; face à votre maintien à ce poste. Des professeurs sont ennuyés par leur hiérarchie pour des broutilles. Votre inaction ne relève t-elle pas d'une "faute professionnelle" ? En tout cas, il est une faute plus évidente : se murer dans le silence, ne pas parler, et ne pas reconnaître que vous n'avez pas fait le nécessaire, continuer de croire et de faire, comme si, vous aviez fait votre travail. Nous osons croire et penser que votre conscience est plus rigoureuse...

Laurent Gerard
http://nontitulairesdelen.hautetfort.com

Proviseurs ? Pourquoi ne pas les faire disparaître ?

Dans l'affaire du Lycee Louis Bleriot d'Etampes, notre collègue Karen Montet-Toutain vient de répéter publiquement, à Libération et au Parisien, qu'elle a été abandonnée par sa hiérarchie directe et rectorale.

De nombreux collègues ont déjà signalé la psychologie, active et passive, des proviseurs. Pour ces chefs d'établissement, un "bon professeur" est un professeur qui "fait le mort", qui ne signale aucun problème, qui n'a aucun problème. Dès qu'un professeur indique qu'il a des difficultés avec une classe, c'est qu'il est un mauvais professeur. C'est que, pour leur carrière, le signalement des problèmes au Rectorat risque de peser. Et donc, le professeur qui parle est un professeur qui met en cause le bon déroulement de leur carrière.

Question : les établissements ont-ils besoin d'un ou d'une chef d'établissement ? Dans la plus grande partie des établissements, ceux-ci ont pour activité quotidienne le "flicage" des professeurs, en assurant auprès de ceux-ci le relais des directives, missives, ordres du Rectorat et du Ministère. Dans la situation des non-titulaires, on serait bien en peine de signaler un cas d'expression de "compassion" et de soutien d'un ou d'une proviseur(e) à leur égard. Les missions des proviseurs peuvent être assurés et partagés par les enseignants. La diminution du poids de la bureaucratie (dans les établissements et dans les rectorats) est une des pistes à explorer pour attribuer plus de crédits à la REELLE Education Nationale, c'est-à-dire le lieu où les élèves et les enseignants travaillent ensemble à apprendre et à devenir plus intelligents, sensibles...

Enfin, pour conclure sur l'affaire d'Etampes, il est stupéfiant que la proviseur, qui porte une lourde responsabilité dans ce drame, soit encore en poste, et ne soit pas encore mutée et rétrogradée...

07.01.2006

Facholand

Nous avons signalé que l'émission de Laurent Ruquier, "On a tout essayé" (cf. note ci-dessous), qui recevait cette semaine Gilles Robien, a été stupéfiante tant le Ministre fut traité avec tant d'amabilités et de sympathie. Nous avons également signalé que le forum de l'émission propose un fil spécial "Robien". Il faut aller le lire, pour constater à quel point les espaces publiques sont envahis et pollués par des partisans de l'UMP ou du FN, par des journalistes qui se cachent derrière un anonymat. La tournure des débats est simple, et simpliste : les racailles existeraient bien, certains, lors des émeutes des banlieues, ont exprimé leur désir d'une "République Islamique" en France, etc..., comme si le fascisme vert, islamiste, n'existait pas face au fascisme national ! Et les uns et les autres s'entretiennent par leur haine réciproque. Nous ne devons pas leur laisser l'espace publique; nous ne devons pas renoncer à répondre (la massification des "jeunes de banlieue" est stupide parce que mensongère), ...Cette tournure des débats est bien pratique pour le gouvernement et la majorité en place. Pendant ce temps-là, les citoyens ne parlent pas de la suppression des moyens, d'une véritable réforme démocratique et populaire de l'Education Nationale, ... Nous, nous devons en parler ! et nous le faisons, mais nous devons, nous professeurs, le faire plus ! Les élections de 2007 s'approchent, et nous ne devons pas abandonner la place publique aux fachos...

05.01.2006

Un Président de gauche... adroit ?

Un vrai bouquet final. Pour ses voeux new look à la presse (lire ci-contre), Jacques Chirac s'est lâché hier sous les ors du grand salon de l'Elysée. Grand classique chez lui lorsqu'il est en difficulté, il n'a pas hésité à se grimer en champion de la gauche. (...)

Par-dessus tout, Jacques Chirac adore prendre son camp à rebours et adopter des postures de gauche. Hier, il s'est ainsi fait plaisir en faisant sienne une des mesures phares que le PS a inscrites dans la motion finale de son congrès au Mans : la réforme de la protection sociale financée par des cotisations sociales «qui ne prennent pas seulement en compte les salaires mais l'ensemble de la valeur ajoutée».

Le chef de l'Etat a aussi repris à son compte une proposition de la CFDT sur «la sécurisation des parcours professionnels centrée sur la formation tout au long de la vie» (...)

19.12.2005

Des Terminators dans les établissements ?

Première suite à l'affaire de notre collègue, sauvagement agressée : une "mesure" proposée et préconisée par Robbie pour.... pour... je vous le donne en mille (c'est une idée qui lui est venue après une rencontre avec le Sarko-Show) :

"Trois jours après l'agression d'une enseignante à Etampes (Essonne), le ministre de l'éducation nationale, Gilles de Robien, a lancé lundi 19 décembre l'idée de permanences judicio-policières à l'école pour prévenir les violences. "Il faut réfléchir avec les ministres concernés et la communauté éducative à l'instauration de permanences au sein même des établissements, permettant aux enseignants de faire part à la police et à la justice de toutes difficultés avant que des drames ne surviennent", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. (...)"

Mais il semble que, après avoir visionné les cassettes d'enregistrement de la police (appelées Terminator 2 et 3), les T 1000 sont jugés plus fiables par les représentants de l'ordre et les hauts fonctionnaires de l'Education Nationale.

Soutenons Karen Montet-Toutain...

"Avant même l'agression de vendredi, Karen Montet-Toutain avait réfléchi à prendre une initiative judiciaire face à des menaces qu'elle venait de subir. Lundi 12 décembre, son mari, Frédéric, avait pris contact avec un avocat du barreau de Versailles, Me Koffi Senah, pour étudier cette question. Leur premier rendez-vous était prévu hier. Ils se sont finalement vus à l'hôpital d'Etampes, ce que redoutait la jeune enseignante s'étant produit plus vite qu'elle ne le craignait. C'est début... (...)" Notre collègue est hospitalisée à l'Hopital d'Etampes . Les coordonnées de cet hopital sont les suivantes :

Centre Hospitalier d'Etampes ETAMPES 26 av Charles de Gaulle 91150 ETAMPES Tel : 01 60 80 76 76 - fax : 01 60 80 78 78 - rdv réanimation soins intensifs Tel : 01 60 80 79 40

15.12.2005

Deux scandales pour une République finissante...

1 - La dette qu'ILS ont fabriqué (les hauts fonctionnaires derrière les politiques)
2 - alors que le chevalier Villepin cavalait sur un fier destrier appelé "rhétorique", alors que la France vivait la "guerre au chomage", l'Education Nationale remportait la palme du fief féodal le plus actif de France et de Navarre avec la fabrication de 20.000 à 30.000 serfs de plus (leur boulot : être chômeurs pour faire peur aux autres travailleurs et faire pression sur, les salaires, les droits, ...).

Propositions de slogans...

Etat de droit divin : aristocrates versus serfs !

Des missions pour nous, démission pour Robien !

La dette : austérité pour l'Elysée, des postes dans les lycées !

en attendant vos propositions...

11.12.2005

France 2, ce dimanche soir

Une équipe de journalistes de France 2 est venue sur le campement de Créteil; et a interviewé Isabelle. Le reportage doit, devrait, être diffusé ce soir, ce dimanche soir, dans le Journal Télévisé de 20 heures.

10.12.2005

Nouvelles actions, démission du Ministre, illégitimité de la majorité présidentielle...

La journée du 7 Décembre permet d'en venir à ce constat.

1 - Le gouvernement dans son ensemble, et Gilles de Robien en particulier, continuent de faire, comme si, le problème des non-titulaires, C'EST-A-DIRE de :
- l'emploi hors statut légal de la fonction publique de milliers de salariés
- de la non-reconnaissance à priori et à postériori des compétences de ces salariés
- de différents statuts et droits entre les titulaires et les non-titulaires
- de l'exploitation de personnels corvéables à merci
- de leur "licenciement" sans licenciement (pas de lettre de licenciement, pas de justifications, pas d'indemnités...)
- du non-respect des règles fondamentales du droit du travail
- de l'absence totale de "management" intelligent de ces travailleurs et de leurs compétences dans le cadre du papy-boom et du départ à la retraite de millions de salariés et parmi eux, de professeurs dans l'Education Nationale, ...


comme si ce problème, comme si les non-titulaires n'existaient pas.

Sur la base de ce constat, il faut donc, pour les non-titulaires, comprendre, que nous avons à faire avec des personnes indignes et incompétentes. Pour leur faire comprendre qu'elles ont agi, plusieurs fois, dans l'illégalité et dans la trahison de principes fondamentaux de la République, il faut donc envisager de nouvelles actions, et, un discours, des "slogans" nouveaux.

1 - La démission du Ministre et de son cabinet
2 - le rappel que la majorité politique est illégitime sur le plan politique après ses quatre dernières défaites électorales.

09.12.2005

L'Humanité, un article...

Des feuilles ont été déroulées et coulent le long d’une statue à l’allure républicaine. Inscrits au feutre, des patronymes, variés, tous suivis d’un même mot : au chômage. Monument éphémère aux professeurs jetés par la nation, que les précaires de l’éducation nationale avaient improvisé, hier, place de la Sorbonne à Paris. Un concentré d’une action au long cours qui n’a qu’un but : dénoncer ce qu’il faut bien appeler un plan de licenciement massif des contractuels de l’éducation nationale, aujourd’hui rétrogradés au statut de vacataires, ou à qui les rectorats ont cessé de proposer des postes.

Christian, (...)

07.12.2005

L'article de Libé, Emmanuel Davidenkoff !

Profs précaires en campagne et en camping. Non titulaires, ils exigent d'être embauchés. Et manifestent aujourd'hui. par Emmanuel DAVIDENKOFF

QUOTIDIEN : mercredi 07 décembre 2005



Ils ont campé devant le rectorat de Nice, campent depuis cinquante jours devant celui de Créteil ; ils camperont pour quelques heures aujourd'hui sur la place de la Sorbonne à Paris. Ils sont enseignants non titulaires, viennent des académies de Créteil, Versailles, Paris, Nice, Bordeaux ou Toulouse, et dénoncent ainsi, sans faiblir depuis la rentrée, le sort réservé aux 17 000 non-titulaires virés depuis trois ans par l'Education nationale (Libération du 7 septembre). Leurs revendications n'ont pas changé : réemploi et titularisation. Leur mobilisation, menée par le collectif des non-titulaires, est soutenue par une large intersyndicale (Snes-FSU, Snep-FSU, Snuep-FSU, SUD éducation, Unsen-CGT).

Gouffre. Pourtant, le ministère ne cille pas. Il consent à signer quelques contrats de vacation (200 heures par an, sans droit aux allocations chômage ni au congé maternité mais n'embauche quasiment plus aucun contractuel (un statut un zeste plus protecteur). Laissant sur le carreau des enseignants qui alignent, pour les plus anciens, jusqu'à quinze ans de loyaux services mais jugés pas assez bons pour la titularisation. Lesquels se trouvent aujourd'hui dans des situations d'extrême précarité (1). Et dans un gouffre d'incompréhension face au cynisme de l'Education nationale, bien contente de les envoyer au front dans les établissements souvent difficiles pour leur dénier ensuite toute capacité à enseigner parce que le vent budgétaire a tourné.

Affichettes. Les démarches engagées depuis deux mois n'ont abouti à rien. «On nous dit qu'on va accélérer le règlement du chômage», rapporte Muriel, tandis que Rahim attend toujours que Chirac, Villepin et Robien, auxquels le collectif a écrit, accusent réception. Tous découvrent, effarés, les affichettes bleues qui fleurissent sur les campus : «Education nationale recrute des vacataires pour six heures hebdomadaires. Niveau requis : licence ou bac + 2 pour l'enseignement technologique ou professionnel.» Après la manif, ils retourneront camper à Créteil, pessimistes : «On a déjà prévu le sapin pour Noël», sourit Muriel.

27.11.2005

Les mobilisés de Créteil à la Une du Monde !

"Après 42 jours de mobilisation, les enseignants non-titulaires au chômage qui campent jour et nuit devant le rectorat de Créteil pour réclamer leur réemploi et leur titularisation restaient déterminés, dimanche, à "poursuivre la lutte".

Depuis le lundi 17 octobre, trois ou quatre de ces contractuels qui enseignent sans avoir passé les concours, parfois depuis plusieurs années, dorment dans des tentes. Une trentaine se relaient pendant la journée pour réclamer le réemploi et la titularisation de "tous les personnels non titulaires", l'arrêt du recours aux vacataires et le paiement immédiat du chômage.

Reçu le 16 novembre au rectorat de Versailles, le (...)

18.11.2005

Mardi 22 Novembre, Robien, France 3, envoyez vos messages...

Il faut envoyer votre question à radiofrance pour l'émission de mardi soir france europ express.
dites votre situation, le mépris du rectorat, le chômage de masse, les compétences et le dévouement des profs non titulaires, le campement et la détermination.... c'est pascal sur le forum de contractuel-infos.org qui a contacté le magazine, enfin la rédaction et qui a obtenu que Ilana Moryoussef pose une question à De Robien à notre sujet à conditions qu'on soient nombreux à leur écrire!! alors n'hésitez pas!!

voici l'adressse, vous tomberez directement dessus

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/fee/index.php?p=4

merci d'avance à tous