15.07.2008

Le médiateur réunit une table ronde sur la précarité et écrit à Xavier Darcos (mardi 8 juillet 2008) une information SNES

"8 juillet 2008. Le SNES a participé le 4 juin dernier à une table ronde sur la précarité des enseignants non-titulaires organisée par le médiateur de la République. Elle est l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Le médiateur s’est saisi de cette question à la suite de nombreux courriers de vacataires se plaignant de leur condition ou de recevoir leur rémunération avec six mois de retard. Il a ensuite contacté le SNES pour mieux comprendre la situation des non-titulaires. Grâce aux remontées des responsables non-titulaires des sections académiques du SNES, ce dernier a largement contribué à l’éclairer sur les réalités et à préparer cette table ronde. La disparité des pratiques rectorales en matière de rémunération, d’affectation, de droits aux congés payés a notamment été mise en exergue (...)" : http://www.snes.edu/spip.php?article15209

31.08.2007

Le communiqué commun - les non-titulaires, jamais nommés, apprécient tout de même...

"Nous le disons avec conviction : améliorer la réussite scolaire des jeunes, il n’y a rien de plus urgent !

Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, bloquer le développement des inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un avenir positif pour les jeunes, rien de plus difficile, rien de plus compliqué sans doute mais rien de plus indispensable pour les jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays.

C’est autour de cet objectif que, dans la diversité de nos organisations représentant toutes les composantes de la communauté éducative, de façon inédite sans doute, nous avons décidé de nous rassembler aujourd’hui.

Comment avancer avec, comme postulat, des réductions budgétaires drastiques ?

Aux questions que nous nous posons, la suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subies, est la seule réponse dont il faudrait nous contenter. Elle est inacceptable.

En lançant cet appel, nous voulons aujourd’hui, devant l’opinion, interpeller le gouvernement, le président de la République. Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.

Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale."

Le site de la FSU

06.07.2007

Promesses de campagne électorale, suppression de postes à l'Education Nationale.

Ce sera 10.000. Non. Le Ministère de l'Economie & des Finances précise : 17000. C'est vrai, quoi : 7000 de plus ou de moins, il faut pas chipoter, ne pas être "mesquin", comme l'a reproché Fillon à ce député socialiste qui s'inquiétait du statut juridique de l'épouse du chef de l'Etat puisqu'elle bénéficiait d'une Carte Bleue, "Elysée-Trésor Public"... Après les 60.000 postes supprimés en 5 ans de 2002 à 2007, le nouveau gouvernement sarkozyste annonce la couleur, cela va continuer - jusqu'où ? Le nombre d'élèves par classes va exploser, des filières, des options vont être supprimées. Jusqu'à quand et jusqu'où les professeurs, les élèves et parents vont se laisser faire, les laisser faire ? Sur le site du SNES, ses responsables indiquent qu'ils ont engagé des discussions avec le nouveau Ministre sur l'ensemble des sujets, et notamment sur le dossier des non-titulaires. Depuis 2004, les non-titulaires sont confrontés à des autistes. Cela va t-il continuer ?  Le SNES, comme la Coordination Nationale des Non-titulaires, demande que les professeurs non-titulaires soient respectés, qu'une série de mesures soit adoptée. A suivre...

17.05.2007

François Fillon, ce qui manque dans ses biographies officielles

C'est lui que Nicolas Sarkozy vient de choisir pour devenir son premier, premier Ministre. Les "grands" médias, les médias de masse qui prétendent vous "informer" colportent une biographie dont les nuances prétendent faire oublier qu'elles sont écrites à partir d'une même biographie officielle (rédigée par l'AFP ? Ou ... ?). Quoiqu'il en soit, l'épisode de sa nomination à la tête de l'Education Nationale est toujours traité succintement, et JAMAIS, il n'est question de sa décision et de sa responsabilité dans l'affaire et le drame des non-titulaires de l'Education Nationale. Ce n'est pas de l'information, mais de la désinformation, même si on peut tout à fait comprendre qu'il est nécessaire de tenter de montrer M. Fillon sous ses meilleurs angles, le jour de sa nomination, sans évoquer les "choses qui fachent". Car il faudra y venir. Il faut bien accepter de regarder la vérité en face, n'est-ce pas ? !

06.03.2007

Le cri du coeur d'un collègue, à l'attention d'une direction autistique

Madame,

Je viens de recevoir de votre part un mail me proposant de faire acte de candidature auprès du Rectorat pour un poste de quelques semaines en collège, tout en me priant de vous faire parvenir mon CV. Je suis toujours dans les ordinateurs du Rectorat me semble-t-il et il fut un temps où vous m’auriez appelé pour me proposer le poste. Je suis donc très surpris de la nouvelle méthode de recrutement par mail du Rectorat qui s'apparente quasiment à ce qui se pratique dans le privé : saperlipopette, les temps ont bien changé !

Mis à part diverses expériences professionnelles hors enseignement, sachez que j'ai été de 1998 à 2005 enseignant non titulaire vacataire puis contractuel à cheval sur l'académie de Montpellier et de Toulouse. Vous me connaissez donc parfaitement.

La dernière fois que vous avez fait appel à moi remonte à mai 2005. Depuis plus rien, le vide intersidéral.
Aujourd'hui à 39 ans inscrit au CNED pour reconversion, je n'ai plus aucuns droits Assedic, je suis au Rmi et mon petit garçon de 3 ans 1/2 se demande parfois pourquoi papa est si souvent à la maison.

J'ai fait à Montpellier des études universitaires longues et honorables en lettres, philo, histoire et cinéma et j'avais confiance en l'avenir. J'ai été admissible deux fois au Capes et une fois au PLP, malheureusement je n'ai pas eu aux oraux la réussite que j'espérais.


Notre tort à nous enseignants non titulaires, p'tits soldats précaires de l'Éducation Nationale, c'est d'avoir fait le choix de travailler sur le terrain, de préparer des cours et d'aller devant des élèves pour les dispenser. Si vous saviez dans quels endroits reculés parfois je suis allé répandre avec conviction ma bonne parole de prof non titulaire... Il m'est arrivé pendant des mois de faire 100 kms en voiture matin et soir pour aller travailler. Un jour, j'ai même failli mourir au volant en rentrant de mon collège, parce qu'un fou coupant une bande continue m'a percuté de face à plus de 100 km/h! Conséquence un mois et demi d'arrêt, minerve, voiture à la casse. J'ai eu beaucoup de chance ce jour là, mais j'en rêve encore parfois la nuit.

Nous non titulaires, nous avons fait le choix de prendre le métier de prof à bras-le-corps, d'aller au charbon avec les jeunes, de nous colleter à la réalité. Cela nous a parfois coûté notre Capes parce qu’activité salariée et préparation au Capes n'ont jamais fait bon ménage. Et puis au Capes, pas de rattrapage, pas d'arrangement, non, non, non, vous ratez, vous repassez tout, retour à la case départ même avec des 15 sur 20 en dissertation ou en grammaire. Et bien sûr vous ne touchez pas 20 000, mais plutôt vous les dépensez pour payer l’hôtel à Paris, où vous êtes venus de très loin passer les oraux pendant trois jours ! Sachez que d'une année sur l'autre, on ne conserve absolument rien de l'excellence des notes acquises aux écrits du Capes et rien de la somme de travail que cela représente. Non, si vous échouez, à chaque fois il faut remettre votre vie en jeu et tout recommencer. A partir d'un certain âge et lorsque vous êtes économiquement précaire,  je considère que le prix à payer devient trop cher.
Le pire dans l'Éducation nationale, c'est que l'expérience professionnelle acquise comme non titulaire ne compte absolument pas dans la réussite aux concours. Les services rendus à l'État comme enseignant précaire, ballotté, pressé, fragilisé, c'est du vent ! Pourtant, qui s'est trouvé une seule fois dans sa vie à mener une classe sait qu'il faut du courage, de la souplesse et du talent pour le faire et je pèse mes mots, parce que c'est un art difficile qui ne tolère que très peu l'erreur. Quand je pense que nous avons parfois remplacé des profs de collège et de lycée au pied levé, en plein milieu d'une année, du jour au lendemain, loin de chez nous et bien ceux qui ont connu cette exercice périlleux pourront vous le dire, c'est un tour de force.

D’une manière générale, à l'époque où nous vivons, le manque de souplesse et d'adaptation conduit tôt ou tard à l'a ruine. Pendant que j’écris, l'école privée jubile des multiples ratés du service public et du succès grandissant qu’elle rencontre auprès des Français, rien d’étonnant. Je considère l'impossibilité de conserver le bénéfice de l'excellence des notes obtenues à l'écrit et la non prise en compte de l'expérience professionnelle des non titulaires et de leur motivation aux concours comme une insulte au sens humain et à l'intelligence!

Nous devons notre galère au ministre Fillon qui en 2002-2003 a décidé de supprimer les non titulaires pour faire des économies. Par ailleurs, la baisse constante des postes aux concours les rend quasi inaccessibles dans certaines matières et nous met en concurrence avec des jeunes sortant à peine de la fac. Rien de méprisant dans mes paroles, mais excusez-moi, à 39 ans je n'ai rien à voir avec un prétendant au Capes de 21 ou 22 ans. Sous prétexte d'égalité républicaine devant les concours, être placé en concurrence de cette manière est improductif, scandaleux et hypocrite. Par conséquent, cette égalité feinte et théâtralisée par les jurys et leurs chefs génère en fait une très grande inégalité, une très grande injustice et par conséquent de la précarité.

Officiellement, mais on le sait les chiffres mentent souvent comme on l'a vu récemment à propos du chômage, nous étions 46 000 non titulaires en 2001 : l'État premier employeur de personnels précaires en France ça marque mal ! Aujourd'hui combien sont-ils les non titulaires, quelques milliers, quelques centaines ?  Pour les autres, chômage et Rmi sont le lot commun. Un article récent de Libération daté de novembre 2006 fait le point sur cette hécatombe, vous pouvez consulter le lien en bas de page. L'immense majorité d'entre nous n'est plus employée par les rectorats et certaines académies comptent jusqu'à 90% de non titulaires au chômage. Un petit nombre réussit aux concours, mais pour les autres qui ont travaillé plusieurs années parfois, qui ont plusieurs années d'études à leur actif et pour une part d’entre eux des enfants à élever, aucun accompagnement, aucun reclassement, rien, le vide : silence fracassant des anciens collègues préoccupés par leur retraite et leur pouvoir d'achat, silence étourdissant de l'Éducation nationale et pour cause !

Sachez madame que j'ai aimé passionnément ce métier, je pensais même que j'étais fait pour ça, quelle erreur ! Aujourd'hui j'en fais le deuil douloureux.

Nous avons cru naïvement que des profs avec un esprit un peu différent avaient leur place dans le système, des profs moins traditionnels, sans ce satané Capes en poche, mais aussi bons que les autres et parfois même meilleurs. Des profs qui verraient peut-être un jour leur expérience valorisée et pourquoi pas les services rendus à l'État pris en compte dans le cadre d’une aide à la titularisation, billevesée! Un conseiller ANPE peut vous le dire : le pire dans le système, c’est d’être chômeur issu de l’Éducation nationale, car pour lui, rien n’est prévu. L'État a mis en place en France le plus vaste plan social de ces dix dernières années, plan qu'il a appliqué sans sourciller à ses agents les plus précaires.

On s'est trompés, on le paye cash et je ne vous mentirai pas en vous disant que j'ai frôlé la dépression l'année dernière et je pense sincèrement n’être pas le seul dans ce cas.
Nous avons été rayés du budget de la Nation, rayés des listes, éliminés et laminés. Quelle tristesse et surtout quel gâchis pour nous et j'ose le dire pour l'Éducation nationale elle-même. Car peu à peu beaucoup d'entre nous ne repasseront plus les concours et seront perdus pour l'école qui s’essouffle, c'est triste et pathétique. Nous étions indispensables au système comme bouche-trou et aujourd’hui, vous venez me demander mon CV comme une vulgaire boîte d’intérim pourrait le faire, est-ce ça l’adaptation au monde du travail ?

Bien sûr Madame, vous n’êtes pas en cause.
Pour le compte de l’État vous êtes gestionnaire des personnels non titulaires au rectorat à Montpellier. Qu’importe, je n’ai aucune rancœur envers vous, aucun dépit, vous faite votre travail avec sérieux. Mais s’il vous plaît, lorsque vous proposez par mail à d’anciens vacataires ou contractuels de faire acte de candidature sur un poste, lorsque vous les enjoignez de faire parvenir leur CV au Rectorat, ne vous y trompez pas, pensez à la réalité de leur existence qui n’est pas une abstraction numérique et surtout pensez aux heures sombres que certains d’entre eux traversent.

Nous avons été des agents de l’État tout comme vous, rémunérés comme tels.
Nous ne sommes ni pions, ni marionnettes, nous sommes les sacrifiés, nous sommes les non titulaires.
Nous nous sentons désormais comme tous les salariés des entreprises que l'on délocalise furtivement au petit matin, nous nous sentons bafoués et trahis.

Laurent

24.11.2006

Libération a découvert l'existence des non-titulaires : Merci !

medium_logoLIBE.gif(...) "RMiste. Vincent Lombard fait partie des quelque 20 000 enseignants non-titulaires (maîtres auxiliaires, contractuels et vacataires) de l'Education nationale dont la situation est toujours plus précaire. Depuis 2003, quelque 25 000 se sont retrouvés au chômage, selon les syndicats enseignants de la FSU, de la CGT et de Sud qui donnaient une conférence de presse la semaine dernière. Près d'un tiers d'entre eux seraient aujourd'hui des RMiste. Malgré leurs diplômes, d'autres en auraient été réduits à prendre des emplois de gardiens de nuit ou d'ambulanciers. (...)

23.11.2006

Un article dans l'Humanité !

"Éducation . Les enseignants non titulaires de la fonction publique connaissent chômage et précarité. Le ministre de Robien refuse de recevoir les syndicats.

Deux ans. Deux ans, à peu de choses près, sans un seul rendez-vous avec le ministre, autoproclamé « homme de dialogue » à son arrivée à l’Éducation nationale, sur la situation dramatique des enseignants non titulaires. Officiellement, « l’emploi du temps chargé » de Gilles de Robien interdit toute rencontre. Pendant ce temps, les profs vacataires ou contractuels continuent à gonfler chaque année les rangs des chômeurs et des précaires. Et disparaissent, du coup, des listings des académies. Ils étaient 45 000 en 2003 à fréquenter les salles de classe sans être titulaires de la fonction publique, d’après les rares estimations ministérielles. Ils seraient aujourd’hui quelque 20 000, selon le Syndicat national des enseignants de second degré (SNES-FSU). Phénoménale résorption de la précarité, comme aime à le dire Gilles de Robien ? Non, 25 000 chômeurs en plus, dont un tiers en fin de droits, rétorquent les syndicats.

Difficile, toutefois, (...)

16.11.2006

Les précaires prennent la parole !

Samedi 18 novembre à partir de 20 Heures, un duplex Tv Bruits Zalea Tv en direct sur le canal 79 de la Freebox : les précaires de l’Education Nationale

C’est une première. Nous tentons une expérience technique : réunir en direct le "plateau" de Zalea à Paris et celui de Tv Bruits sur Toulouse par une sorte de faisceau Internet.

Cette soirée traitera de la précarité dans l’Education Nationale avec des invités sur ces 2 villes et plusieurs films réalisés entre 2000 et 2006.

Vacataires, maîtres auxiliaires, CDD, CDI, stagiaires... Les précaires de l’éducation : présents partout, corvéables à merci, maintenant jetés, ils ont été et restent les cobayes de la dégradation du statut d’enseignant.

Quelles relations entre la précarisation des acteurs de l’éducation et la dégradation du service public d’enseignement ?

Vers quelle école tend-on ? Comment s’articulent marchandisation de l’école et casse des statuts ?

Une soirée co-organisée par Tv Bruits, Zalea Tv et la Coordination Nationale des Précaires de l’Education.

Cela sera aussi le moment de faire le point sur la mobilisation nationale contre le projet de loi sur "la prévention de la délinquance".

http://www.tv-bruits.abri.org/SPIP/spip.php?article199
http://zalea.org
http:://cnpe.free.fr

23.10.2006

Inégalités, précarité, place aux experts !

medium_lafranceinvisible.jpgVous êtes non-titulaire de l'Education Nationale, au chômage ? La précarité, c'est votre condition, et vous pouvez donner votre «expertise» à ce sujet ? Dans un monde où tout se paye, le «pouvoir-vivre» dépend des revenus – qui viennent souvent avec retard et faiblesse dans la précarité. Car cette dernière se définit par le fait de dépendre, dans le cas des non-titulaires, des services rectoraux compétents, de leur digilence à travailler, de la qualité de leurs relations, techniques, avec le Trésor Public. Pour un fonctionnaire, et surtout haut, comme notre Dominique de Villepin national, le salaire est assuré, garanti, mensualisé, connu. Et cette France-là invite plus de Français à rejoindre le rang des précaires (CNE-CPE). Les précaires peuvent le dire aux salariés, quelle que soit leur condition : ne devenez pas comme nous ! Phrase idiote, car «nous» ne sommes pas nos revenus. Autre précarité dans la précarité : les relations sociales et amicales. Car, à partir du moment où vous n'avez plus autant ou assez de salaire, il faut le reconnaître, vous faîtes parfois peur – et si c'était une maladie qui s'attrape par contact ? Il faut le dire : la précarité ne s'attrape pas au contact des précaires, mais au contact de celles et de ceux qui veulent rétablir en France l'Ancien Régime et ses seigneuries. La "France invisible" ne l'est que pour celles et ceux qui préfèrent fermer les yeux sur leur propre oeuvre...

medium_etatdesinegalitesenfrance.jpgUn Observatoire des Inégalités publie un ouvrage important, «L'état des inégalités en France 2007». Le message est clair. La France paupérisée échappe (mais n'oublions pas que cette non-perception est largement volontaire) à celles et ceux qui ont le pouvoir. Les pauvres, rmistes, précaires, existent, à l'état de statistiques, mais dans les faits... Madame Alliot-Marie donne au Secours Catholique, c'est son "oeuvre" politique... Car cette majorité a orienté l'Etat vers une adaptation à la précarisation économique, en faisant que ceux qui ont peu aient toujours moins. Il n'y a donc pas de fatalité à cette situation, mais un problème à régler : changer de majorité politique, et faire en sorte que les tenants de cette économie contradictoire, avec toujours plus de sécurité financière pour les plus riches et toujours plus d'insécurité financière pour les moins riches ne parviennent plus à influencer durablement les choix politiques et économiques.

02.10.2006

François Fillon, Le donneur de leçon épinglé par le Canard Enchaîné

medium_fillonprisparcanardenchaine.JPGLe principal responsable de notre chômage de masse, le sinistre sieur François Fillon, se démène dans les médias, et notamment pour donner des leçons de gestion et de vertu aux Français. Las ! Le Canard veille au grain. Dans le numéro de cette semaine, Christophe Nobili nous raconte "Le chic week-end pour la famille Fillon". Aux frais des contribuables locaux, la famille Fillon a passé un chic week-end à Biarritz pour une facture de plus de 3800 euros, mais la facture a été généreusement (et légalement ?) réduite à 1480 euros. L'Hôtel du Palais est géré par la Socomix et celle-ci est une société d'économie mixte dont l'actionnaire majoritaire est la commune de Biarritz ! Alors qu'il quittait cet hôtel, le 11 septembre dernier, François Fillon se lançait dans une croisade 100% UMP contre les "régimes spéciaux des retraites"
et contre les "privilèges" de certains salariés. L'arrogance, l'audace et le mépris de ce sieur ne cessent de prendre de l'ampleur. Alors, imaginons ce qu'il adviendrait de notre beau pays s'il devenait premier ministre de M. Sarkozy !

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