30.01.2009
29 Janvier 2009, les citoyens contre le gouvernement, mais...
nous sommes confrontés à des idéologues d'extrême-droite qui se moquent totalement des citoyens. Alors...
15.07.2008
Le médiateur réunit une table ronde sur la précarité et écrit à Xavier Darcos (mardi 8 juillet 2008) une information SNES
"8 juillet 2008. Le SNES a participé le 4 juin dernier à une table ronde sur la précarité des enseignants non-titulaires organisée par le médiateur de la République. Elle est l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Le médiateur s’est saisi de cette question à la suite de nombreux courriers de vacataires se plaignant de leur condition ou de recevoir leur rémunération avec six mois de retard. Il a ensuite contacté le SNES pour mieux comprendre la situation des non-titulaires. Grâce aux remontées des responsables non-titulaires des sections académiques du SNES, ce dernier a largement contribué à l’éclairer sur les réalités et à préparer cette table ronde. La disparité des pratiques rectorales en matière de rémunération, d’affectation, de droits aux congés payés a notamment été mise en exergue (...)" : http://www.snes.edu/spip.php?article15209
18:31 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Contractuels, Contre qui luttons-nous ?, Document, Maîtres Auxiliaires, Mobilisation des non-titulaires, Vacataires et vacations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : education nationale, non-titulaires, médiateur de la république, darcos
07.01.2008
Une plainte contre M. Fillon ?
M. Fillon est le principal responsable dans notre affaire, des non-titulaires. Chacun sait la promotion qu'il a connu, lui, le premier-ministre-sénateur (cumul des mandats ET des revenus). Sa responsabilité personnelle dans le chômage de 30000 personnes est directement engagée. Alors, si vous êtes non-titulaire de l'Education Nationale et que vous ne vous résignez pas à ce que cette affaire soit enterrée, comme elle l'est depuis trois ans, il est peut-être temps d'agir, et, notamment, par exemple, par une action en justice, et ce même si nos chances que cette action aboutisse et aboutisse bien, sont minces ou inexistantes. En attendant, nous aurons fait valoir nos voix et notre droit. Alors : une action devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme ? ...
25.08.2007
La droite continue de vouloir affaiblir l'Education Nationale
"Le chiffre était très attendu : plus de 11.000 postes de personnels de l'Education nationale, en majorité des enseignants, seront supprimés au budget 2008, sur un total de 1.115.000 fonctionnaires de ce secteur, a-t-on appris de sources concordantes." (...)
Les professeurs vont-ils laisser faire, se laisser faire ? Les parents vont-ils accepter ? Les syndicats vont-ils être unis ? etc...
20.05.2007
Guy Birenbaum révèle l'affaire des non-titulaires sur son blog !
L'éditeur et journaliste Guy Birenbaum a invité Isabelle, du Collectif National des Non-Titulaires, sur son blog, afin d'éclairer la conscience et la réflexion des citoyens sur la personne, la personnalité
et les actions de M. Fillon à la tête de l'Education Nationale. C'est ici.
12:17 Publié dans Avec qui luttons-nous ?, Blog, Dans les médias, Debats sur la Polis, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.03.2007
Le cri du coeur d'un collègue, à l'attention d'une direction autistique
Madame,
Je viens de recevoir de votre part un mail me proposant de faire acte de candidature auprès du Rectorat pour un poste de quelques semaines en collège, tout en me priant de vous faire parvenir mon CV. Je suis toujours dans les ordinateurs du Rectorat me semble-t-il et il fut un temps où vous m’auriez appelé pour me proposer le poste. Je suis donc très surpris de la nouvelle méthode de recrutement par mail du Rectorat qui s'apparente quasiment à ce qui se pratique dans le privé : saperlipopette, les temps ont bien changé !
Mis à part diverses expériences professionnelles hors enseignement, sachez que j'ai été de 1998 à 2005 enseignant non titulaire vacataire puis contractuel à cheval sur l'académie de Montpellier et de Toulouse. Vous me connaissez donc parfaitement.
La dernière fois que vous avez fait appel à moi remonte à mai 2005. Depuis plus rien, le vide intersidéral.
Aujourd'hui à 39 ans inscrit au CNED pour reconversion, je n'ai plus aucuns droits Assedic, je suis au Rmi et mon petit garçon de 3 ans 1/2 se demande parfois pourquoi papa est si souvent à la maison.
J'ai fait à Montpellier des études universitaires longues et honorables en lettres, philo, histoire et cinéma et j'avais confiance en l'avenir. J'ai été admissible deux fois au Capes et une fois au PLP, malheureusement je n'ai pas eu aux oraux la réussite que j'espérais.
Notre tort à nous enseignants non titulaires, p'tits soldats précaires de l'Éducation Nationale, c'est d'avoir fait le choix de travailler sur le terrain, de préparer des cours et d'aller devant des élèves pour les dispenser. Si vous saviez dans quels endroits reculés parfois je suis allé répandre avec conviction ma bonne parole de prof non titulaire... Il m'est arrivé pendant des mois de faire 100 kms en voiture matin et soir pour aller travailler. Un jour, j'ai même failli mourir au volant en rentrant de mon collège, parce qu'un fou coupant une bande continue m'a percuté de face à plus de 100 km/h! Conséquence un mois et demi d'arrêt, minerve, voiture à la casse. J'ai eu beaucoup de chance ce jour là, mais j'en rêve encore parfois la nuit.
Nous non titulaires, nous avons fait le choix de prendre le métier de prof à bras-le-corps, d'aller au charbon avec les jeunes, de nous colleter à la réalité. Cela nous a parfois coûté notre Capes parce qu’activité salariée et préparation au Capes n'ont jamais fait bon ménage. Et puis au Capes, pas de rattrapage, pas d'arrangement, non, non, non, vous ratez, vous repassez tout, retour à la case départ même avec des 15 sur 20 en dissertation ou en grammaire. Et bien sûr vous ne touchez pas 20 000, mais plutôt vous les dépensez pour payer l’hôtel à Paris, où vous êtes venus de très loin passer les oraux pendant trois jours ! Sachez que d'une année sur l'autre, on ne conserve absolument rien de l'excellence des notes acquises aux écrits du Capes et rien de la somme de travail que cela représente. Non, si vous échouez, à chaque fois il faut remettre votre vie en jeu et tout recommencer. A partir d'un certain âge et lorsque vous êtes économiquement précaire, je considère que le prix à payer devient trop cher.
Le pire dans l'Éducation nationale, c'est que l'expérience professionnelle acquise comme non titulaire ne compte absolument pas dans la réussite aux concours. Les services rendus à l'État comme enseignant précaire, ballotté, pressé, fragilisé, c'est du vent ! Pourtant, qui s'est trouvé une seule fois dans sa vie à mener une classe sait qu'il faut du courage, de la souplesse et du talent pour le faire et je pèse mes mots, parce que c'est un art difficile qui ne tolère que très peu l'erreur. Quand je pense que nous avons parfois remplacé des profs de collège et de lycée au pied levé, en plein milieu d'une année, du jour au lendemain, loin de chez nous et bien ceux qui ont connu cette exercice périlleux pourront vous le dire, c'est un tour de force.
D’une manière générale, à l'époque où nous vivons, le manque de souplesse et d'adaptation conduit tôt ou tard à l'a ruine. Pendant que j’écris, l'école privée jubile des multiples ratés du service public et du succès grandissant qu’elle rencontre auprès des Français, rien d’étonnant. Je considère l'impossibilité de conserver le bénéfice de l'excellence des notes obtenues à l'écrit et la non prise en compte de l'expérience professionnelle des non titulaires et de leur motivation aux concours comme une insulte au sens humain et à l'intelligence!
Nous devons notre galère au ministre Fillon qui en 2002-2003 a décidé de supprimer les non titulaires pour faire des économies. Par ailleurs, la baisse constante des postes aux concours les rend quasi inaccessibles dans certaines matières et nous met en concurrence avec des jeunes sortant à peine de la fac. Rien de méprisant dans mes paroles, mais excusez-moi, à 39 ans je n'ai rien à voir avec un prétendant au Capes de 21 ou 22 ans. Sous prétexte d'égalité républicaine devant les concours, être placé en concurrence de cette manière est improductif, scandaleux et hypocrite. Par conséquent, cette égalité feinte et théâtralisée par les jurys et leurs chefs génère en fait une très grande inégalité, une très grande injustice et par conséquent de la précarité.
Officiellement, mais on le sait les chiffres mentent souvent comme on l'a vu récemment à propos du chômage, nous étions 46 000 non titulaires en 2001 : l'État premier employeur de personnels précaires en France ça marque mal ! Aujourd'hui combien sont-ils les non titulaires, quelques milliers, quelques centaines ? Pour les autres, chômage et Rmi sont le lot commun. Un article récent de Libération daté de novembre 2006 fait le point sur cette hécatombe, vous pouvez consulter le lien en bas de page. L'immense majorité d'entre nous n'est plus employée par les rectorats et certaines académies comptent jusqu'à 90% de non titulaires au chômage. Un petit nombre réussit aux concours, mais pour les autres qui ont travaillé plusieurs années parfois, qui ont plusieurs années d'études à leur actif et pour une part d’entre eux des enfants à élever, aucun accompagnement, aucun reclassement, rien, le vide : silence fracassant des anciens collègues préoccupés par leur retraite et leur pouvoir d'achat, silence étourdissant de l'Éducation nationale et pour cause !
Sachez madame que j'ai aimé passionnément ce métier, je pensais même que j'étais fait pour ça, quelle erreur ! Aujourd'hui j'en fais le deuil douloureux.
Nous avons cru naïvement que des profs avec un esprit un peu différent avaient leur place dans le système, des profs moins traditionnels, sans ce satané Capes en poche, mais aussi bons que les autres et parfois même meilleurs. Des profs qui verraient peut-être un jour leur expérience valorisée et pourquoi pas les services rendus à l'État pris en compte dans le cadre d’une aide à la titularisation, billevesée! Un conseiller ANPE peut vous le dire : le pire dans le système, c’est d’être chômeur issu de l’Éducation nationale, car pour lui, rien n’est prévu. L'État a mis en place en France le plus vaste plan social de ces dix dernières années, plan qu'il a appliqué sans sourciller à ses agents les plus précaires.
On s'est trompés, on le paye cash et je ne vous mentirai pas en vous disant que j'ai frôlé la dépression l'année dernière et je pense sincèrement n’être pas le seul dans ce cas.
Nous avons été rayés du budget de la Nation, rayés des listes, éliminés et laminés. Quelle tristesse et surtout quel gâchis pour nous et j'ose le dire pour l'Éducation nationale elle-même. Car peu à peu beaucoup d'entre nous ne repasseront plus les concours et seront perdus pour l'école qui s’essouffle, c'est triste et pathétique. Nous étions indispensables au système comme bouche-trou et aujourd’hui, vous venez me demander mon CV comme une vulgaire boîte d’intérim pourrait le faire, est-ce ça l’adaptation au monde du travail ?
Bien sûr Madame, vous n’êtes pas en cause.
Pour le compte de l’État vous êtes gestionnaire des personnels non titulaires au rectorat à Montpellier. Qu’importe, je n’ai aucune rancœur envers vous, aucun dépit, vous faite votre travail avec sérieux. Mais s’il vous plaît, lorsque vous proposez par mail à d’anciens vacataires ou contractuels de faire acte de candidature sur un poste, lorsque vous les enjoignez de faire parvenir leur CV au Rectorat, ne vous y trompez pas, pensez à la réalité de leur existence qui n’est pas une abstraction numérique et surtout pensez aux heures sombres que certains d’entre eux traversent.
Nous avons été des agents de l’État tout comme vous, rémunérés comme tels.
Nous ne sommes ni pions, ni marionnettes, nous sommes les sacrifiés, nous sommes les non titulaires.
Nous nous sentons désormais comme tous les salariés des entreprises que l'on délocalise furtivement au petit matin, nous nous sentons bafoués et trahis.
Laurent
10:40 Publié dans Contre qui luttons-nous ?, Debats sur la Polis, Document, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.03.2007
Meeting à Saint-Denis, de José Bové
Changement d’ambiance (le même jour que la réunion présentée dans la note précédente). Le calme feutré des antichambres ministérielles a cédé la place à une agora bruyante et festoyante. La droite engoncée, conservatrice à l’excès est détrônée par un jury populaire. C’est le meeting de José Bové. A la tribune, les collectifs et coordinations se succèdent. La démocratie participative s’est invitée dans cette campagne présidentielle. Les regroupements de citoyens exposent leurs doléances, innombrables en ces temps d’ultra libéralisme débridé. Seront-ils invités à agir de concert avec les organisations politiques et syndicales ? Moins sûr.
La salle est acquise : la lutte contre la précarité, le syndicalisme de combat font partie des leitmotivs incontournables. On fustige le patronat, Sarko et Ségo. Mais peu de mise en cause du premier négrier de France, du premier patron voyou, devinez qui ? L’Etat français, bien sûr. Un peu seul, le collectif met l’accent sur le scandale que constitue le chômage massif des non titulaires, l’institutionnalisation de la précarité et de la flexibilité par l’Etat, réalités non pas d’ « ordre juste » mais ajustées à une gestion comptable des personnels.
Le CDNT interpelle José Bové sur la nécessité d’adopter une loi massive de titularisation des précaires de la fonction publique. Mais le héros du soir n’est pas encore arrivé. Tant pis, ce sera pour une autre fois…
Le calendrier du collectif se remplit, l’agenda s’étoffe : 2 rencontres sont confirmées en mars (PS, PC), une troisième prévue.
Mettre en débat sur la scène publique la question de la précarité dans l’Education, souvent occultée voire délibérément niée, représente une étape indispensable, nécessaire mais insuffisante. Nous nous heurtons à un double immobilisme, syndical et politique, dissimulé derrière des propos lénifiants. Nous ne sommes pas dupes. Nous ne pouvons compter que sur notre seule détermination et notre capacité à créer un rapport de force. La motivation demeure notre seul espoir. Or, celui-ci s’amenuise, s’essouffle sans apport de nouvelles forces vives. Rejoindre le collectif en ne se contentant pas de se tenir informé, c’est participer à la victoire.
Nous ne pouvons nous limiter à quelques rencontres. Sans action, les médias ne viendront pas. La précarité invisible, ça suffit !
Il y a 10 ans, les MA, à force de coups d’éclats ont réussi a imposé le réemploi. Pourquoi pas nous, la titularisation ?
Mercredi 20 février 2007. 15h. Cabinet du ministre de l’Education Nationale
M. Roy, conseiller social (sic!) de notre sinistre, en compagnie de 2 responsables… sans responsabilités de la Direction des Ressources Humaines (et oui, désormais, on gère les ressources, tout un symbole et une dure réalité !) reçoit des représentants du collectif des non titulaires.
Il est charmant, M. Roy, tout en douceur, tout en rondeur, tout en candeur. Dans la forme. Mais le discours s’avère très rapidement moins patelin.
L’entretien démarre mal. Avec un cynisme certain mais tout en adoptant une attitude débonnaire, M. Roy déclare ne pas comprendre notre démarche, notre opiniâtreté à défendre les non titulaires et à revendiquer leur titularisation immédiate et sans concours. Pour le ministère, en effet, nous n’existons plus, dinosaures d’un autre temps. La précarité ne serait plus que résiduelle, peau de chagrin réduite à portion congrue. Imaginez, seulement 2% des effectifs ! Comme Duwoye, autre personnage de sinistre mémoire, plus soucieux de se faire un nom dans le /Who’s who/ que de promouvoir un service public d’éducation, il se réjouit de la bataille (pas la lutte, trop connotée !) que le ministère a engagé contre la précarité. Sacrifiés les précaires, sur l’autel de l’efficacité budgétaire. Eliminés.
Bien qu’encore indemnisés – plus pour longtemps - par les rectorats ou rétrogradés au rang de vacataires. Et que fait-on des pléthores de CDD courts, temps partiels imposés, emplois aidés et dégradés non comptabilisés ? Variables d’ajustement – oh, le terme n’est pas prononcé, restons courtois - incompressibles, notre choix se résume à passer les concours, attendre un CDI ou une reconversion – à nos frais, sans formation et au mépris de nos qualifications -. Bonne nouvelle, les collectivités recrutent : animateurs, AVS, soutiens scolaires… payés au SMIC avec retard et généralement à mi temps. Nous ne mesurons assurément pas notre chance !
En d’autres termes moins policés : nous n’avons plus besoin de vous. C’est clair. Guère étonnant de la part d’un gouvernement qui professe la déconstruction de l’école, qui « évacue » du système les élèves jugés indésirables et les personnels précaires. La sous-traitance, en d’autres termes, la marchandisation de l’éducation est en marche, et au pas de charge.
Implicitement, M. Roy reconnaît cependant à demi-mots ce gâchis. Le désarroi des 3 émissaires du ministre s’immisce dans la conversation. En face d’eux, exit les « flux et les stocks » : la précarité, bien vivante, s’incarne. Des personnes laminées par les difficultés quotidiennes et qui leur rappellent la responsabilité de l’Etat. Du reste, les propos gainés, l’attitude contrite du conseiller et de ses acolytes trahissent leur incapacité, leur culpabilité et leur manque de solutions. Alors, notre principal interlocuteur se rassure et comme la voix de son maître ressasse le discours convenu : ne vous plaignez pas, vous étiez prévenus !
Il dégaine des statistiques. Parlons chiffre, pas humanité(s). Et la dernière trouvaille du ministère dans laquelle s’engouffrent avec entrain les syndicats se nomme le CDI . « Au jour d’aujourd’hui », dixit M. Roy, décidément en mal d’inspiration, près de 5000 en France bénéficieraient de cette nouvelle panacée pour précaires aguerris.
Mais lorsqu’il s’agit de dénombrer les vacataires, les imprécisions abondent. Les 2% pourraient se démultiplier. Gêne encore lorsque ces hérauts de la fonction publique réalisent leur méconnaissance de ce mode de recrutement, généralisé et systématisé par les rectorats alors qu’il n’aurait dû s’adresser qu’aux étudiants en quête de jobs Mac Do améliorés (6h par semaine et non 18), vacations qui, de plus, génèrent des coûts induits importants. Pour ces adversaires déclarés de la gabegie, un affront de taille !
Un audit à ce sujet est décidé. Victoire dérisoire.
Reconnus, expérimentés, reconduits mois après mois, année après année, nous n’appartenions à l’institution qu’à titre provisoire, non titulaires éphémères, feu follets oubliés. Et bien non. Fantômes de l’éducation, nous continuerons à hanter la mauvaise conscience de ces bureaucrates zélés, trop prompts à nous enterrer. Nous continuerons à interpeller médias et édiles de la nation jusqu’à satisfaction : la titularisation.
15:23 Publié dans Académies, Contre qui luttons-nous ?, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2007
La machine à promesses de Sarkozy vous demande d'avoir confiance et d'oublier...
ALERTE ! SARKOZY : TOXIQUE POUR L'ECOLE
60000 DISPARUS DEPUIS 2003 DANS L'EDUCATION NATIONALE
Le programme du candidat Sarkozy est dangereusement toxique pour l'école publique. C'est la destruction de l'école publique qu'il propose de mettre en œuvre s'il est élu. C'est la poursuite de la politique que mène depuis 2003 le gouvernement dont il fait partie. 30 000 postes de surveillants en moins pour assurer l'encadrement et la
sécurité des élèves avec pour résultat, l'augmentation des incidents. 22 000 postes de professeurs de collèges et lycées en moins et des dizaines de milliers de personnels précaires réduits au chômage. A la rentrée prochaine, 5500 nouvelles suppressions de postes de professeurs qui continueront de dégrader les conditions de travail de nos élèves.
Et une réforme de nos statuts qui permettra de contraindre un prof à enseigner dans une matière pour laquelle il n'a pas été formé...dans 2 ou 3 établissements parfois éloignés... et menacera la qualité de la formation des jeunes.
Mais Sarkozy, derrière sa démagogie, c'est la mort de l'éducation prioritaire, la fin des programmes nationaux, la disparition de la carte scolaire, le " dépistage " des " enfants délinquants " dès l'école maternelle, la chasse aux élèves sans-papiers, la rémunération des personnels " au mérite " , l'allongement du temps de travail, des personnels de plus en plus précaires...
Une école libérale, à deux vitesses qui sonnerait le glas du service public d'éducation et ce au nom de " l'égalité des chances " !!! Celles et ceux qui ne laisseront pas le candidat Sarkozy " karchériser " l'école publique se retrouveront
RDV :
Jeudi 8 février à 10H30 heures à la bourse du travail de Paris pour mener une action " Sarkozy produit dangereux !"
contact : Régine Charles : 06 08 49 25 33
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Nous rappelons à celles et ceux qui ne le savent pas, qui l'auraient oublié, que M. SARKOZY a pour conseiller principal et spécial M. FILLON qui fut le ministre de l'Education Nationale qui a décidé de "virer" 30000 professeurs non-titulaires. Les non-titulaires sont donc bien placés pour considérer et dire que les promesses de M. Sarkozy n'ont aucune crédibilité et n'engagent que les ânes qui pourront le suivre...
03.02.2007
Des non-titulaires réemployés dans l'Académie de Bordeaux
Une personne qui connait bien le dossier des non-titulaires dans l'Académie de Bordeaux nous a indiqué que ce dossier était tombé en deshérence, parce que des non-titulaires qui avaient engagé des recours juridiques contre le rectorat de Bordeaux "ont été achetés" par celui-ci, par l'intermédiaire d'un réemploi, d'une quasi-titularisation. En d'autres termes, le dossier engagé devant le Tribunal Administratif de Bordeaux se serait avéré payant... pour eux. Il reste à vérifier cette information. Le témoignage des personnes concernées ou de personnes informées sera précieux, pour tous. Nous rappelons qu'un spécialiste du droit administratif a répondu à nos questions et a démontré l'importance des actions juridiques.
Précision : il est heureux et préférable que des collègues non-titulaires au chômage depuis 2004 aient été réemployés, mais cette information essentielle, si elle est vérifiée, aurait dû être diffusée.
10:11 Publié dans Académies, Actions juridiques, Mobilisation des non-titulaires | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


