18.07.2007

Le gouvernement le plus réactionnaire promis est bien au rendez-vous

Avec la droite et pour la droite, l'Education Nationale, c'est toujours trop de professeurs, et trop de professeurs-de-gauche, des "gauchistes" dangereux pour ces hommes de droite. 17000 postes en moins, des moyens réduits, un service minimum obligatoire, il ne manque plus que des programmes scolaires fondés sur l'idéologie de droite : la valorisation d'un monde de la compétition, la dénonciation du Front Populaire, la valorisation de la colonisation, etc. Ils veulent la guerre, alors...

14.03.2007

Un engagement de Ségolène Royal

Patrick Poivre d'Arvor

Ce ne sera pas l’objet de cette interview parce que ça fait à peu près 10 ans qu’on a décidé de ne pas évoquer ces sondages qui reviennent très régulièrement, jour après jour, qui sont parfois d’ailleurs contradictoires. Il y a un certain nombre de faits du jour quand même. D’abord, est-ce que vous êtes déçue de la décision de Claude Allègre de pas vous soutenir ?

Ségolène Royal

Ah, c’est sa liberté et je n’ai pas de commentaire particulier à faire. Je dirais même que ça va peut-être m’aider vis-à-vis des enseignants parce que je crois qu’il n’a pas laissé un très bon souvenir. Mais ce qui est important pour moi c'est de me tourner vers l’avenir. Quand j’ai le souvenir de ce travail que j’ai fait à l’Education nationale, je voudrais vous dire que j’ai mis l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation au cœur de mon pacte présidentiel parce que je crois que c’est par-là que l’on peut redresser la France, en investissement très fortement dans le système scolaire, dans la formation professionnelle, dans la réconciliation entre l’école et les entreprises. Ma première décision sera de remettre à l’école les moyens qui lui ont été retirés pendant les 5 ans de ce gouvernement pour que nous puissions baisser le nombre d’élèves par classe, c'est-à-dire assurer davantage la réussite scolaire des élèves, puis aussi mettre le soutien scolaire individualisé aux élèves pour les raccrocher au bon moment à la réussite scolaire et leur donner le sens de l’effort.

04.03.2007

Faut-il croire Le Monde ?

Cette semaine, le quotidien du soir, de centre-droit, a publié un article intitulé "Le vote Bayrou, refuge pour des professeurs qui se sentent « trahis » par la gauche". "Le candidat centriste à l'élection présidentielle a plutôt laissé un bon souvenir au ministère de l'éducation nationale. Des professeurs le jugent proche de leurs préoccupations. Sylvain Petit, professeur d'histoire-géographie à Lille, est au nombre des enseignants qui se déclarent déterminés à voter pour François Bayrou. En 2000, pendant les manifestations contre Claude Allègre, successeur du candidat centriste au ministère de l'éducation nationale, il défilait avec une pancarte : « Faut-il regretter Bayrou ? » Ce qui, à l'époque, était « une provocation » est devenu tout à fait sérieux. « On a vu la gauche plurielle à l'oeuvre, explique-t-il. Cela devient compliqué de lui accorder beaucoup de crédit."

Il est étonnant de lire, comme si cela allait de soi, que François Bayrou avait laissé un bon souvenir lors de son passage à la tête du Ministère de l'Education Nationale. Il nous semblait avoir entendu une autre musique. Ensuite, la présentation de cette tendance de certains professeurs TITULAIRES en faveur de Bayrou est indéniable, mais est-elle déterminante, importante ? On peut encore identifier la gauche au dramatique cas Claude Allègre, mais il ne sera plus jamais ministre, et notamment si la gauche revient au pouvoir. Une erreur pareille de casting ne se reproduit pas deux fois. Quant au bilan de ce que la gauche a investi dans l'Education Nationale quand elle était au pouvoir et ce que la droite a desinvesti depuis 2002, il est clair ! La gauche n'est pas parfaite ni idéale, mais elle est infiniment plus préférable pour tous les citoyens et pour le monde de l'éducation que les sauvages qui dirigent la France depuis 2002, et qui continueraient à le faire en cas de victoire de Sarkozy.


23.01.2007

Les gesticulations de Robien, un Ministre au crépuscule de sa fonction...

medium_robien.3.jpgIl n'a pas inventé l'eau chaude, mais il sait très bien démontrer qu'il est un puit de bon sens. Quand tout le monde dit depuis des années que la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture a des résultats plus satisfaisants que tout autre méthode, Gilles répète à l'envi et veut le faire savoir au monde entier. Quand des experts de l'Académie des Sciences (faut-il être expert pour comprendre cela ?) affirment que le calcul mental réalisé par l'élève est, pour son intérêt, supérieur à celui qu'il réalise avec une calculatrice, notre descendant de M. de Lapalisse répond. Par contre, lorsqu'il est intérrogé par des non-titulaires sur le non-réemploi des non-titulaires (au Salon de l'Education), sa réponse est curieuse, car il semble se confondre avec le Ministère de l'Education en personne : "Je ne suis pas l'ANPE !". Robien a continué la politique de Fillon, la plus destructrice pour l'Education Nationale que notre institution républicaine ait connu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

21.10.2006

L'offensive de l'extrême-droite au pouvoir pour continuer à détruire des milliers d'emplois dans l'Education Nationale

Dans l'Education Nationale, il y a des élèves et des professeurs.
Mais pour diminuer le nombre de professeurs, l'extrême-droite, de Fillon à Robien, a inventé la mobilisation de milliers de "volontaires". D'un coté, les étudiants, qui deviennent des "tuteurs", avec l'opération 100000 pour 100000 - et pour pas un centime 
ou presque ! Et de l'autre, les retraités qui sont appelés à la rescousse pour venir donner des cours de soutien aux enfants... medium_100000.3.gif

11.09.2006

Le menteur professionnel "tchatte" demain sur LeMonde.fr

medium_robien.2.jpgChat
"L'école a-t-elle les moyens de lutter contre l'échec scolaire ?"


Débat en direct avec Gilles de Robien, ministre de l'éducation, mardi 12 septembre 2006 à 12 heures.

26.05.2006

Dans un mois, les vacances et...

Une année scolaire se termine. La plupart des non-titulaires ne sont pas en poste dans l'Education Nationale; sont au chômage ou ont trouvé un employeur privé. Il faut donc dresser le bilan.

Concernant la mobilisation des non-titulaires, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître qu'elle est très faible. La dispersion sur l'ensemble du territoire et la fragilisation économique comme morale des non-titulaires joue un rôle déterminant. Mais il n'y a pas que cela. Les non-titulaires sont souvent des trentenaires, et ceux et celles qui appartiennent à cette tranche d'âge là sont individualistes, cyniques ou sceptiques concernant "la politique", ..., en somme sont souvent aux abonnés absents. Les syndicats, officiellement, nous soutiennent, mais en réalité, ne consacrent aucun moyen, n'engagent aucune démarche nationale et réelle pour nous défendre. Le Ministère de l'Education Nationale est encore dirigé par des aveugles et des sourds qui ne recoivent pas les lettres, n'ont aucune déclaration à faire sur les non-titulaires, etc... La démission de Robien est demandée par quelques-uns, mais pas de manière coordonnée et massive. L'après-CPE était prévisible. La focalisation des étudiants, lycéens et surtout des organisations syndicales sur le retrait du CPE a conduit, au lendemain de ce retrait, à l'annulation de toute mobilisation, comme si la politique globale du gouvernement n'était pas en jeu. La coordination nationale se met en place, lentement - mais sûrement ? L'action juridique engagée par des membres du collectif de Bordeaux ne sera pas traitée avant plusieurs mois par le Tribunal Administratif... Les actions à engager pour la prochaine rentrée ne paraissent pas discuter... En somme, on peut tirer un bilan largement négatif concernant la prochaine rentrée scolaire. Les non-titulaires sont, peut-être, des fantômes qui vont prochainement disparaître totalement. Sauf si... Quel est votre bilan, quelles sont vos propositions, quels sont vos espoirs ?

29.04.2006

Un livre, un film - des non-titulaires, professeurs...

qui travaillent, bien, et pensent l'avenir de l'Education Nationale. Il s'agit de rédiger un livre de témoignages, de récits d'expériences, de réflexions et de propositions. Chacun peut rédiger un texte de 5 pages environ. Il s'agit de choisir un aspect principal, le récit de l'expérience vécue au cours des années d'enseignement, ou des réflexions à partir de constats, ...

L'idéal serait que cet ouvrage soit publié à la prochaine rentrée. Pour cela, il faudrait que nos textes respectifs soient prêts fin mai, début juin. Et comme il s'agit d'écrire des textes relativement courts, ce délai paraît raisonnable.

Comment ? Il faut se consulter. Pour cela, nous venons de créer une nouvelle liste,

http://fr.groups.yahoo.com/group/livredesnontitulaires

entièrement consacrée à ce projet. En adhérant à cette liste, chacun peut parler de son thème retenu, de l'avancée de son travail, poser des questions aux autres, etc...

Le second projet consiste à réaliser un film sur les professeurs non-titulaires : enregistrement vidéo de récit simple et direct, mise en situation de professeurs dans des salles vides... Ce projet requiert des moyens techniques évidents, disponibles dans la zone de vie de chacun (une caméra ne peut pas faire le tour de la France). Il s'agit de réaliser des vidéos numériques, afin de les monter sur ordinateur, et de réaliser un film dont une diffusion minimale mais importante sera Internet, et au mieux, sur une chaîne de télévision.

Contact pour livre et film : nontitulairesdelen@yahoo.fr

15.04.2006

"Plaisir d'apprendre ?", une série, vos remarques, commentaires - pour une réforme de l'Education Nationale

Dans "Libération", vous pouvez lire un intéressant article de Marie-Joëlle Gros, consacré à la série diffusée par France 2.

"Grégory reste muet aux questions répétées de la maîtresse : «Tu peux nous dire ce qu'est un extrait ? Dis ? Tu es où là, Grégory ? Tu écoutes ?» Les mains du garçon viennent cacher sa bouche, le visage chavire, des larmes coulent sur les joues. A chacun ses mauvais souvenirs d'école. Comme si les larmes et les humiliations étaient fatalement inscrites au programme. D'après l'OCDE, les écoliers français sont les plus stressés du monde, et leurs performances, franchement médiocres. Beau palmarès. Christophe Nick et Patricia Bodet, les réalisateurs des Chroniques de la violence ordinaire, ont choisi de poser leurs caméras dans quatre écoles aux méthodes radicalement différentes. Plaisir d'apprendre ? est le premier volet d'une série de trois documentaires, tous filmés «à hauteur d'élèves». Visiblement, les équipes de tournage ont su se faire discrètes. Elles ont assisté à la rentrée 2005 et se sont fondues dans le décor pendant deux mois, jusqu'aux vacances de la Toussaint. A l'heure où l'école fait tellement débat, sans doute parce que les parents en attendent énormément, ces trois films rappellent l'essentiel : les choix éducatifs sont avant tout des choix de société. Transmettre des savoirs, c'est le rôle de l'enseignant. Mais comment fonctionne la courroie de transmission ? En réalité, peu d'enseignants acceptent de montrer ce qui se passe dans le huis clos d'une salle de classe, porte fermée. A chacun sa méthode, son style, et pas de compte à rendre. Ceux-là ont joué le jeu.

(...)

«Laxisme dangereux». Sylvain, à l'inverse, s'appuie sur la spontanéité des enfants. Dans sa classe de ZEP, située dans un quartier difficile de Montpellier, les CM2 épaulent les CP, tous les niveaux sont mélangés et chacun est invité à prendre la parole, à argumenter au cours de «discussions philosophiques» stupéfiantes. Sylvain est un militant de la méthode Freinet. Il met également en pratique les travaux récents des chercheurs en sciences de l'Education. Et sa classe a un niveau supérieur à la moyenne nationale. Raconter cela, c'est déchaîner systématiquement les foudres d'une majorité de parents persuadés que les élèves doivent apprendre «à la dure», qu'il n'y a pas de meilleure attitude que celle du maître autoritaire et magistral, le reste n'étant que l'expression d'un laxisme dangereux. Les images anéantissent ce genre de propos. Les élèves de Sylvain ne sont pas tétanisés d'angoisse, mais vivants, autonomes et respectueux de règles qu'ils ont contribué à édicter. C'est à se demander pourquoi l'Education nationale s'acharne à mépriser les pédagogues. L'Institution veille à les maintenir à la marge, ou leur réserve les cas les plus difficiles, comme s'ils étaient les pompiers du système. Pour Christophe Nick, «l'exigence de réussite plonge les parents dans une angoisse telle qu'ils en sont réduits à réclamer toujours plus de notes et d'évaluation. Et les enseignants répondent à cette pression, qui évite de se remettre en question. Il existe de fait une vraie complicité entre parents et enseignants, sur le dos des élèves».

(...)
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Les professeurs non-titulaires ont-ils seulement pour ambition de rentrer dans un système dont ils ont pu mesurer les carences, les erreurs, les dysfonctionnements, parfois même les injustices ? Ou bien voulons-nous contribuer à réformer l'Education Nationale, après avoir fait une tabula rasa... ?

03.04.2006

La lettre à François Fillon, à lire, faire lire, télécharger, imprimer, diffuser...

"Monsieur François Fillon,

En mars 2004, vous avez été nommé Ministre de l'Education Nationale. A la rentrée scolaire suivante (2004-2005), des milliers de professeurs non-titulaires de l'Education Nationale ont attendu un coup de fil du rectorat qui les employait afin de connaître leur nouvelle affectation. Ce coup de fil ne sonna jamais. Ils ont attendu, rempli leur dossier pour l'allocation chômage, attendu trois mois avant de recevoir leur première indemnisation. Les rectorats ne leur adressèrent, ni un «préavis de licenciement», ni une lettre de justification par laquelle ils se seraient expliqués quant au non-réemploi, n'ont fait aucune proposition concernant une formation, reclassement... En fait, avec les rectorats qui ont employé ces professeurs pendant, trois, cinq, dix ans, il n'y a eu, jusqu'à ce jour, aucune relation. Imagine t-on aujourd'hui, en France, qu'un employeur puisse «oublier» un employé, qu'il a néanmoins licencié, viré, qu'un employeur fasse comme si l'employé n'existait pas, en ne répondant pas à ses lettres ? C'est pourtant ce que les rectorats ont fait et font depuis maintenant deux ans. Deux ans, de silence, de déni, de mépris.

Pourquoi les rectorats qui, dans chaque académie, représentent le Ministère de l'Education Nationale, ont-ils, d'une année sur l'autre (de 2003 à 2004) annulé le recrutement de ces professeurs employés depuis tant d'années ? Dans tous les rectorats, (...) "
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